Paris, le vendredi 8 avril 2019
 
Le cortège  traverse le pont Alexandre III devant une foule nombreuse et recueillie
 
Madame Florence Parly, ministre des Armées, présidé une cérémonie d’hommage national, le lundi 8 avril 2019 à l’Hôtel national des Invalides à 17h, en hommage au Médecin-Principal des armées Marc Laycuras de la 120Antenne médicale, mort pour la France le mardi 2 avril 2019 au Mali.
 
Cette cérémonie a été précédée par le passage du cortège funèbre sur le pont Alexandre III à 15 h 30. En cette circonstance, le général de corps d’armée Bruno Le Ray, gouverneur militaire de Paris, invitait le plus grand nombre à manifester son respect pour notre camarade et témoigner sa solidarité avec sa famille et ses compagnons d’arme par une présence digne et silencieuse.
 
Avant l’hommage national, une cérémonie d’honneurs funèbres militaires strictement réservée à la famille et aux proches a eu lieu dans la cour d’honneur des Invalides. Elle a été présidée par le Médecin-Général des armées Maryline Gygax Généro, directrice centrale du Service de santé des armées.
 
Cérémonie  du lundi 8 avril 2019  aux Invalides : https://www.youtube.com/watch?v=6bQxscwrYBI
 Cet hommage national n'a pas été  retransmis sur France Télévision ! Il est possible  de communiquer notre désapprobation vis a vis des chaines FT en appelant  au  01 56 22 60 00
Honneurs militaires au départ du Mali
 
 
 
 A Marc Laycuras

Médecin-principal au 2ème RIMa

Mort pour la France au Mali le mardi 2 avril 2019

Par le Médecin-Général (2s) François-Marie Grimaldi

Marseille le 3 avril 2019

 

Marc, mon confrère d’armes, mon trop jeune camarade,

Quarante ans nous séparent en promo comme en âge.

Je n’te connaissais pas mais veux te rendre hommage

Car nous appartenons à la même famille

Qui aujourd’hui chancelle. Sonnée, elle vacille.

 

De Bordeaux à Paris en passant par Lyon,

Tu as coché les cases, trouvé les solutions

Qui t’ont permis ainsi au bout de ce parcours

De choisir la Colo et à rejoindre Auvours.

 

Tu y es devenu Soldat de Marine

Et comme le dit l’Hymne as offert ta poitrine,

Ayant su opposer face à la barbarie

« Patrie, Humanité » et camaraderie.

 

Tu es allé au bout de ton engagement

Pour ce qui pour beaucoup sont des mots seulement.

Tu deviens maintenant pour tous tes frères d’armes

Le médecin martyr qui appelle les larmes.

 

Ta mort dans ce désert aux confins du Mali

Nous apparaît obscène, comme une anomalie.

Et pourtant elle place le sacrifice suprême

Comme le risque absolu pour aider ceux qu’on aime

 

En partant au combat, et quel que soit leur grade

C’n’était plus des soldats, c’étaient tes camarades,

C’étaient tes frères d’armes, c’étaient tes frères tout court.

Tu étais là pour eux, pour leur porter secours.

 

Tes Marsouins t’ont perdu devenant orphelins

Du capitaine-toubib qui était leur copain.

Tu rejoins pour toujours Eric Dorléans 

Qui, comme beaucoup d’autres, a trouvé le néant.

 

Mais pour nous, autres mots et autre résonnance,

Il faut dès à présent oser la résilience.

C’est là le seul moyen, l’unique solution,

Celle que tu voudrais avec résolution. 

Inauguration de l’avenue Philippe RIEU à la Valentine

 

Monsieur Philippe RIEU dont vous avez bien voulu honorer la mémoire, Monsieur le Maire, en baptisant de son nom cette Avenue de la Valentine, était un homme peu ordinaire. Si j’osais, je le qualifierais même d’extraordinaire. Jugez-en par vous-même.

Dévoilement de la plaque

 

Né dans une ferme proche de Balazuc, en Ardèche, le 29 Janvier 1874, il faisait partie d’une fratrie de 13 enfants, trop vite ramenée à 7 par la maladie. La vie était rude sur ces terres rocailleuses et la science ne connaissait pas encore les antibiotiques.

Les discours

 

Selon la légende familiale, il aurait, à l’âge de 12 ans, à la suite d’un différend avec son instituteur, décidé de prendre la route pour faire sa vie. Quoi de mieux qu’une grande ville pour trouver des opportunités ? Et pourquoi pas la capitale ? Il s’y rend, vivant d’expédients et de services rendus dans les fermes de rencontre. Mais la ville lumière n’aura pas tenu ses promesses car un an plus tard, le voici à Marseille embauché comme apprenti dans une boucherie du centre-ville. Là, sa journée achevée, il étudie jusqu’à tard dans la nuit, dans sa chambre, à la lueur d’une bougie. Il a très tôt compris que, sans instruction ni diplôme, son avenir serait vite limité.

 

Alain et Michel RAPHAEL entourée des élus et amis de la famille

 

Ouvrier confirmé, il ouvre sa propre boucherie, rue Longue des Capucins, et rejoint le Syndicat de la Boucherie des Bouches du Rhône, qu’il présidera de 1904 à 1909.

L’engagement professionnel est pour lui une évidence. Dans la grande ville portuaire, les artisans et commerçants peinent à peser sur les décisions face aux grandes compagnies, sucrières, céréalières ou de navigation. Il fonde donc, en 1908, la Fédération des syndicats commerciaux, industriels et agricoles de Marseille et des Bouches du Rhône, qu’il présidera jusqu’en 1926. Il dote, aussitôt, cette nouvelle Fédération d’un journal qu’il dirigera jusqu’à son dernier jour.

 

M. et Mme Alain RAPHAEL

 

Entre-temps, il rachète une petite entreprise de manutention dont il fera l’entreprise Rieu, seule société d’acconage, spécialisée dans la manutention des animaux vivants, sur le port de Marseille ; accède à la Présidence de la Société des Glacières de l’Alimentation Marseillaise et intègre (en janvier 1913) la Chambre de Commerce de Marseille dont il sera le plus jeune élu avant d’en être nommé Membre Trésorier, puis 1erVice-Président et enfin Vice-Président honoraire (distinction rarement attribuée). S’il n’en fut jamais Président, c’est qu’en ce temps-là, il n’était pas concevable qu’un représentant du « petit » commerce accède à la Présidence. 

 

Étonnant parcours, vous en conviendrez. Fulgurant, même. Qui lui valut, entre autres, d’être fait Chevalier de la Légion d’Honneur le 26 janvier 1929.

 

Un parcours achevé bien trop tôt, à l’âge de 60 ans, emporté par la maladie dans sa belle villa du boulevard de la Lise à Beaumont, où il venait d’aménager, à peine un an plus tôt.

 

La légende familiale, toujours elle, dit de Philippe Rieu qu’il était un homme bon, bonhomme même, rigoureux à l’extrême, loyal, doté d’une force de persuasion peu commune et d’un sens profond de l’intérêt public. Et surtout, qu’il n’avait jamais oublié ses origines ce qui le rendait tout aussi exigeant que bienveillant à l’égard de ses collaborateurs. 

Ceci, je le tiens, aussi, des recherches que j’ai pu faire sur cet aïeul singulier. J’ai eu en particulier la chance de rencontrer, il y a bien longtemps aujourd’hui, certains cadres très âgés de la Chambre de Commerce qui gardaient un souvenir précis et chaleureux du Président Rieu.

 

Aujourd’hui, une voie de ce bel espace commercial, qui l’aurait certainement enthousiasmé, porte son nom.

Au nom de ma famille, en mon nom personnel, permettez-moi Monsieur le Maire, de vous remercier d’inscrire, ainsi, dans la postérité le nom de Philippe Rieu, notre Grand-père.

 

Propos recueillis par Constantin LIANOS

Président de l'ANACLE et ami de Alain RAPHAEL (petit fils de Philippe RIEU) 


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 Texte et photo Constantin LIANOS © Monsieur-Légionnaire  

 

C'est avec tristesse que nous vous faisons part du décès du Commissaire-Colonel Georges BILLIAERT dans sa 94ème année le 9 Janvier 2019 à la maison de retraite de Saint Victoret.

 

 

Francis et Liliane BILLIAERT –  CHANSON

Leurs enfants Virginie et Cédric BOQUIEN - BILLIAERT et leur fille Mayna

Sandrine BILLIAERT et sa fille Thaïs, son compagnon  Stéphane MARTIN

Éric et Chantal BILLIAERT – LETELLIER

Leurs enfants Marine et  Jérôme GANON – BILLIAERT et leur fils Léonard

Hugo et Caroline BILLIAERT

Gabriel et Monique BEAL – BABE

Stéphane et Murielle BEAL

Leurs enfants Camille et Maxence

Myriam et Dominique CARON – BEAL

Leurs enfants Jean-Baptiste, Vincent et Cécilia

Les enfants et petits-enfants des feux

Jean et Violette BYERLE – BEAL :

Dominique et Sébastien THIELEN

Leurs enfants Antoine et Hugo

Sophie et Clément STOCKMAN et leur fils Jean

Jean-Charles et Claire BYERLE – MESPLE

Jean-Frédérique et Isabelle BYERLE – JOLY

Leurs enfants Antonin, Timéo, Arthur, Gaétan et Corentin

 

Ont la douleur de vous faire part du décès  du Commissaire Colonel honoraire  GEORGES BILLIAERT

 

Ses obsèques seront célébrées le mardi 15 janvier 2019, à 9 h 30, en l'église Saint-Pierre-es-Liens, 14-18, rue Maurice-Nogues à Saint-Victoret (13730), suivies de l'inhumation au cimetière de Chomérac (07210), à 15 heures, où l'on se réunira pour lui rendre un dernier hommage.

 

Visites à la maison funéraire, au 6, allée de la Billonne à Les Pennes-Mirabeau (13170).

 

Le président et les membres de l'ANACLE présentent leurs condoléances à la famille du défunt et en particulier à Françis Billiaert qui souhaite rendre les honneurs militaires à son père. 

 

Le Caporal-chef Michel FEUILLERET, porte-drapeau de l'ANACLE sera présent avec le drapeau, représentera le président et signera le livre de condoléances. 

 

Lieutenant-colonel (h) Constantin LIANOS, président de l'ANACLE.

 

***

Biographie de Georges BILLIAERT

 

Georges Billiaert était né en 1924 à Wormhout département du Nord

Enfant de troupe (1937-1944) 

·      Epinal 37-39 

·      Niort 39-40

·      Niort puis Valence après juin 40 (zone libre) 1940 -1943 – bac en juin 1943

·      1943-1944 Prytanée national militaire de la Flèche (Sarthe) préparation Saint Cyr post bac

·      28 décembre 1944 : dans son carnet « départ précipité sur Paris pour engagement »

Après avoir rencontré Leclerc à l’automne 44 avec une poignée de camarades d’école, rejoint l’Angleterre pour une préparation militaire (camp d’Ipswich) fin 1944.

Brevet parachutiste n°343 obtenu le 22 mai 1945. Retour en France, mais la guerre est finie !!!

Rejoint Saint Cyr Coëtquidan le 12 juillet pour une formation d’officier. La promotion « VICTOIRE »a été la première promotion d'élèves-officiers formée à Coëtquidan, de juillet à décembre 1945. Elle réunissait 2 900 jeunes français de 18 à 30 ans ayant, pour la plupart, combattu pour la libération de la France et d'origines très diverses : maquisards, sous-officiers, saint-cyriens des promotions 1942, 43, 44, jeunes engagés volontaires pour la durée de la guerre. 1 750 reçurent le galon d'officier ou d'aspirant dont Georges en décembre 1945. 

Officier de carrière (1945-1966)

Il décide de partir en Indochine en 1946. Aspirant puis sous-lieutenant, il obtient la légion d’honneur suite à un acte de bravoure au combat en 1948. Il est intégré au sein de la demi-brigade SAS du lieutenant-Colonel Paris de Bollardière et intervient au Laos, au Cambodge, en Cochinchine et au Tonkin jusqu'en juin 1948.

Muté en Algérie, il est affecté au centre d’instruction du centre de Djidjelli.

Retour en Indochine en 1953 en tant que Lieutenant parachutiste, il est l’officier communication du bataillon du commandant Bigeard.

Blessé le 8 janvier 1954 près de Dien Bien Phu pendant l’opération CASTOR, il est fait prisonnier par le Viet Minh et est libéré le 4 septembre 1954 après les accords de Genève de juillet. 

Nommé à l’école de formation des transmissions de Cherchell en Algérie en 1955, il est muté en 1956 au Maroc à Agadir. Il revient en France fin 1956 et nommé capitaine à Montauban au 1er bataillon parachutiste de choc.

Il retourne en Algérie jusqu’en 1959 pour différentes interventions dont celle du Djebel ou il perdra son camarade Claude Barrès fils de l’écrivain Maurice Barrès.

Rentré en France en formation à l’Ecole militaire de Paris, il est sur Paris lors du « putsch des généraux ». Il décide de bifurquer vers l’intendance militaire. Il termine sa carrière à Rennes en 1966 au grade de commandant. 

Actif dans la réserve, il est nommé Lieutenant-Colonel puis Colonel.

Il est au promu au grade d’officier de la légion d’honneur en 1978 par le président Valérie Giscard D’Estaing.

Il était titulaire de la Croix de guerre de TEO avec trois citations dont deux avec palmes, Médaille de bléssé, il faut prisonnier et a subit la captivité et l'endoctrinement pendant 9 mois en Indochine au camp 113.

Au revoir Commissaire Georges BILLIAERT , vous savez servi la France de manière exemplaire !

Lieutenant-Colonel (h) Constantin LIANOS

Président de l'ANACLE 

Chers amis,

c'est avec une réelle tristesse que je vous fait part de la disparition du Colonel (h) Roland JEAN-RICHARD dit BRESSEL le 15 Décembre 2018 à 20 H 30, au sein du Centre de Gériatrie Antonin Bamès

Prévenu très tôt ce matin par le Général Roger LAFLY de cette triste disparition d'un Grand Officier à titre étranger. 

Nous vous confirmons que ses obsèques auront lieu le Vendredi 21 Décembre 2018 à 11h30 au funérarium de Montpellier. L'éloge funèbre sera faite par le Général Roger LAFLY son ami de plus de 50 ans ! 

Le président, les membres de l'ANACLE et les membres des réseaux de Monsieur Légionnaire présentent leurs condoléances à Yves JEAN-RIACHARD son fils et Fréderique JEAN-RICHARD qui nous lisent en copie et l'assurent de notre solidarité.

Roland ne pouvait plus lire les compilations depuis son admission Centre de Gériatrie, son fils Yves prend la suite et reste membre du réseau de Monsieur Légionnaire. 

Lcl (h) Constantin LIANOS, ancien Légionnaire Officier

Président-fondateur de l'ANACLE et des réseaux de Monsieur Légionnaire

Roland JEAN-RICHARD Sous-officier     

Le Capitaine Roland Jean-RICHARD à la tête de sa compagnie le 14 Juillet 1973 à Paris 

Au revoir Monsieur Légionnaire ! 

***

- Début 1956, affectation au Bureau statistiques d'Alger.

 

- Fin 1957, retour en opération (5e compagnie du 3e Régiment étranger d'infanterie), Croix de la Valeur Militaire avec citation à l'ordre de la brigade.

 

- 1960, sous-officier de carrière, affecté à la Sécurité militaire de la zone du Nord-Algérois. Putsch du général Challe, Roland Jean-Richard est affecté dans le Jura à Lons-le-Saunier au60e Régiment d'infanterie.

 

-1963, admis à l'Ecole de l'infanterie, adjudant en octobre, sous-lieutenant le 1er août 1964. Retour à sa demande au 60e Régiment d'infanterie pour y payer son galon.

 

- Lieutenant le 1er août 1966, il rejoint le 3e Régiment étranger d'infanterie à Madagascar. En cours de séjour, il commande un détachement en Grande Comore. De retour sur la Grande île, il est désigné comme directeur de stage "Snipers" puis, pendant un an à Mayotte, comme chef de section.

- Sur les conseils de son colonel, l'âge étant là - trente-huit ans - ii s'oriente vers les services administratifs et financiers des éléments organiques de la 4e Brigade motorisée à Beauvais comprenant une compagnie de QG, une compagnie légère de transmissions, un escadron de transport et une compagnie de réparation. Le colonel, susceptible de prendre le commandement de la Légion, avait ajouté qu'il envisageait de donner le commandement d'une compagnie à Roland Jean-Richard, dès sa promotion au grade de capitaine.

 

- En 1971, après avoir assuré en Corse la reconversion d'un groupe de snipers sur le fusil FRFI, promu capitaine le 1er août, il commande la compagnie des services du 1er Etranger aux effectifs de 340 dont 220 présents à la portion centrale. Le départ d'un commandant du 1er Etranger, chef des services administratifs et financiers, amène le commandement à confier cette fonction à Jean-Richard (mi-1974 - mi-1975), son expérience dans le domaine administratif et financier à Beauvais est à l'origine de cette décision. Dans la même fonction, il est muté à la 13e Demi-brigade de Légion étrangère à Djibouti (1975 - 1977) et, en 1978, à l'école de l'Infanterie à Montpellier. Quatre ans plus tard( 1er octobre 1982), promotion au grade de lieutenant-colonel. 

 

- Mi-1983, le général commandant la Légion étrangère lui demande de créer et d'animer le poste d'officier chargé de la communication à l'issue d'un stage au au Centre de formation des journalistes de Paris.

En 1985, Roland jean-Richard quitte l'active. Promu au grade de colonel dans le cadre technique et administratif, section Etat-major, le 1er octobre 1989, il reçoit l'honorariat de ce grade le 1er avril 1990.Il bénéficie d'une retraite de colonel 2e échelon et est pensionné de guerre pour des affections contractées en Indochine. Totalisant trente-six ans et six mois de service, dont vingt-deux au sein de la Légion étrangère, titulaire de la Médaille militaire, officier dans l'Ordre national du Mérite, Croix de la valeur militaire avec citation à l'ordre de la brigade, Croix du combattant volontaire ...

 

Selon le colonel Roland jean-Richard, seule la Légion étrangère, institution française multiraciale, permet, quelles que soient les origines sociales, culturelles ou professionnelles de l'intéressé, de gravir les échelons de l'échelle des responsabilités, grâce à l'encadrement et à la conduite d'officiers français les meilleurs du monde militaire. D'autres pays ont tenté l'expérience d'une Légion sans jamais connaître le succès. Concernant les quatorze années passées dans l'armée française régulière, Roland Jean-Richard souligne le bonheur qu'il a eu, à trois reprises, de servir au 60e Régiment d'infanterie à Lons-le-Saunier avec des appelés du cru, des jurassiens, excellents soldats. A l'Ecole de l'infanterie, la qualité des cadres civils et militaires est reconnue de tous.

 

Tout avait commencer comme ceci :

 

Roland Jean-Richard dit Bressel naît à Porrentruy le 30 octobre 1929. Son père Charles, d'une famille originaire de La Sagne, figure dans la liste des contribuables de 1937 comme «employé» (il est encaisseur à la Banque Populaire Suisse à la rue du Temple), puis comme laitier dans celle de 1954. Il a également été le tenancier du Cercle de l'Union. Après son école primaire et son progymnase à l'Ecole cantonale, Roland fait pendant trois ans un apprentissage à la Municipalité de Porrentruy, suivant les cours de l'Ecole professionnelle commerciale dirigée alors par le professeur Ali Rebetez, colonel de milice. Il finit son apprentissage «libre de tout engagement», selon le certificat signé par Xavier Billieux, secrétaire municipal.

 

L'un de ses meilleurs camarades, Antoine Barthe le fait engager chez Lucien Vallat, agent Ford à Porrentruy, puis il part à l'école de recrue. Là se joue le destin d'un jeune homme qui «s'est consenti des avances sur salaire imprévues par les patrons». Il traverse la frontière, puis se retrouve à Paris, sans un sou. 

Alors qu'il divague en bord de Seine, il rencontre un agent de police à qui il demande : « La Légion, c'est où ? » Aujourd'hui, encore, Roland Jean-Richard, du haut de ses quatre-vingts ans, est incapable de préciser l'origine de cette question: livre, film ou l'Alpone Chavannes, employé au garage Ford, ancien légionnaire ?

 

Rendu au fort de Vincennes le 22 février 1949, il est viré parce que trop jeune (dix-neuf ans dans quatre mois). Il se représente le 23 et demande à voir le directeur ... En fait, c'est un capitaine qui le reçoit et lui fait signer une demande d'engagement provisoire. Puis c'est le bas-fort Saint-Nicolas à Marseille et Sidi Bel-Abès. Test auto, transmission, dactylo où il brille. Incorporé à la compagnie d'accueil comme dactylo puis muté dans un bureau de l'état-major, sans avoir fait le moindre jour d'instruction militaire! Deux ans plus tard, un lieutenant, qui remplace le chef de bureau en permission, lui demande où il a fait son instruction. La réponse ne l'empêche pas de proposer Roland Jean-Richard pour le peloton des élèves-caporaux. Celui-ci, doutant de sa réussite car il ne connaît rien au métier, termine le stage et, contre toute attente, en sort premier. Affecté d'office au peloton d'élèves-sous-officiers, il est sergent quatre mois plus tard à la fin 1952. 

 

Dans la foulée, Roland Jean-Richard est convoqué chez le capitaine, chef du Bureau statistique de la Légion étrangère, en clair la Sécurité militaire « Légion». Un carton portant « 0» (A observer) « car susceptible de déserter» est présenté au nouveau sergent par le capitaine qui lui demande: «As-tu toujours envie de déserter ?» L'intéressé répond qu'il n'a pas fait le peloton pour déserter. Le capitaine lui dit alors qu'il est prévu pour le Bureau statistique de Saïgon et que sa fiche est supprimée.


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 Texte et photo Constantin LIANOS © Monsieur-Légionnaire  

       

 

Une journée inoubliable marquée par la qualité des intervenants, nous remplit de joie d'avoir suivi la messe à Saint Laurent célébrée par le Père Alain OTTONELLO. suivie d'un déjeuner très convivial à proximité de Notre Dame de la Major, puis d'une conférence exceptionnelle donnée par Monsieur Emile KERN (professeur agrégé et docteur en Histoire) sur le thème :  "Napoléon deux cent ans de Légende de " 

Monsieur Ange CIARLONE en tenue de Colonel, entouré du Dr Jean-Baptiste RENUCCI , Délégué du Souvenir Napoléonien PACA, Monsieur Emile KERN, un conférencier exceptionnel, on distingue aussi juste derrière le Médecin-Général Jean-Pierre DECONINCK, délégué du Souvenir Napoléonien du Lyonnais, le Lcl Constantin LIANOS et la garde de la Musique du 1er régiment de la Garde Impériale devant la Cathédrale de la Major 

La salle mise à la disposition du Souvenir Napoléonien était remplie par les auditeurs et beaucoup sont restés débout. 

Il faut dire aussi que Monsieur Emile KERN s'exprimait de manière parfaite et nous a fait revivre l'épopée de Napoléon 


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 Texte et photo Constantin LIANOS © Monsieur-Légionnaire