« Osons dire la vérité à l’Afrique »

Bernard Lugan, brillant universitaire, professeur à l’Ecole de Guerre, expert reconnu de l’Afrique, était samedi l’invité à Marseille du Lieutenant-colonel Constantin Lianos, président de l’amicale des anciens combattants de la Légion Etrangère de Marseille, pour une conférence sur son dernier livre intitulé : « osons dire la vérité à l’Afrique ».

 

© Photos Bernard MEYRAN (droits www.monsieur-legionnaire.org  cliquez sur la photo pour l'agrandir

Car le professeur Lugan n’y va pas par quatre chemins : il estime que l’Europe est soumise à une propagande marxiste sur l’état de l’Afrique qui non seulement « ne démarre pas », contrairement à ce que racontent les médias français, mais s’appauvrit de jour en jour. « L’impasse est définitive car les colonisateurs seront toujours présentés comme les agresseurs et les colonisés comme des victimes », explique-t-il. Cette culpabilisation permanente de la France est à la source d’un rapport sado masochiste entre la France et l’Afrique qui tire le plus souvent avantage de nos complexes. M. Lugan ajoute que dix ans avant leur indépendance, la plupart des Etats africains étaient prospères car les agriculteurs locaux pouvaient parfois faire trois récoltes tant leurs terres étaient fertiles. Puis l’indépendance est venue, et patatras, ce fut la fin de la prospérité et le début d’une misère qui ne cesse de s’aggraver au fil des ans.

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Evidemment, ce message fort et direct déplait souverainement à nos élites qui veulent à tout prix nous faire croire que l’Afrique se porte bien depuis qu’elle est livrée à elle-même. Or, c’est archi-faux. L’Afrique du sud se tiers mondise depuis que les fermiers Blancs sont chassés, victimes de la discrimination à rebours, tandis que l’Asie, elle, ne cesse de se développer et de gagner des parts de marché.

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Bernard Lugan a ainsi battu en brèche toutes les idées reçues qui circulent sur l’Afrique, encouragées par une civilisation obsédée par les droits de l’homme et la féminisation. Nous aurions pillé les richesses africaines ? Ah oui ? Et les pays les plus riches d’Europe, comme la Suède ou la Suisse, sont précisément ceux qui n’ont jamais eu de colonies ! De même, seulement deux pour cent du volume total de la traite humaine était le fait de négriers européens, la grande majorité était des négriers noirs qui tiraient avantage de la mise en esclavage de leurs congénéraires. D’ailleurs le grand capital français s’est détourné de l’Afrique dès 1914 et c’est l’Etat français qui a pris le relais.

Le professeur Lugan a démontré que…les Etats africains dans leurs frontières juridiques actuelles, n’existaient pas : ce qui existe en revanche c’est une kyrielle d’ethnies différentes, de tribus ou de lignées qui se répartissent le territoire et n’ont que faire des frontières tampons. Et puis le « copié-collé » démocratique à la française, c'est-à-dire un homme une voix, ne peut pas fonctionner en Afrique. Seul le sondage ethnique grandeur nature peut permettre de deviner à l’avance le résultat d’une élection. Le transfert de nos modèles sur le corps social africain a échoué et la plupart de nos anciennes colonies sont en perdition.

Enfin, le problème majeur, celui qui n’est jamais dévoilé en France, c’est celui d’une démographie galopante qui n’est plus freinée par la mortalité infantile observée jadis. Les Africains étaient 250 millions en 1950, ils sont actuellement deux milliards et seront trois milliards en 2050. Les femmes africaines font en moyenne sept à huit enfants. Comment prétendre atténuer la précarité alors que les ressources du continent demeurent très limitées, si l’on fait exception de la manne pétrolière ou gazière. Les millions d’Africains qui s’entassent dans des bidonvilles urbains ingérables vivent le plus souvent d’allocations et de redistribution.

Par conséquent, et c’est une très mauvaise nouvelle, personne ne parviendra à endiguer une émigration massive vers les pays d’Europe…

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José D'ARRIGO, membre à vie de l'AACLEMP

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