Nouvelle lettre de Roxane adressée à Edmond Rostand

À l’occasion de «  l’Envol de la Marseillaise »

 

J’entends parler de Vous, cher maître, cher Rostand,

Votre nom est drapé par le souffle des vents.

Votre nom chante clair dans les rues de Marseille

Votre prénom aussi a gloire sans pareille.

 

Lorsque vous êtes né dans cette rue Monteaux

Qui depuis porte un nom brillant comme un flambeau,

Le vôtre, cher Edmond, lorsque vous êtes né

Un premier jour d’avril, pour faire un pied de nez

Au monde où vous veniez, votre tout premier cri

Ne fut pas un sanglot, mais, sans l’avoir appris,

Ce fut déjà un cri habillé d’une rime

Un cri sans poésie aurait été un crime.

 

Savez-vous, cher Edmond, qu’en ce siècle nouveau

Vous n’êtes pas tombé dans l’oubli du tombeau !

Auprès de Cyrano je vous entends déjà

Me regardant : « Morbleu que me dites-vous là ? »

 

Je vous dis, cher Rostand, que ce siècle a choisi

De célébrer en vous l’amour de la Patrie.

De nouveaux mousquetaires ont rallié les rangs

Des Carbon, des Valvert … ils sont du même sang.

Ils ont voulu, Rostand, ranimer votre gloire,

Ressusciter  aussi votre illustre mémoire,

Vous qui aviez au cœur d’apaiser la souffrance

Des poilus qui mouraient pour que vive la France.

Les Dartout, Lianos, d’Arrigo, Sertillanges …

Et les drapeaux dressés comme des ailes d’ange

Vous ont chanté, Rostand, dans le puissant envol

  De l’amour de la France.

                                                                             Jean Noël Beverini

                                                                        Marseille, le 27 juin 2018

Lien de la 1re Lettre de Roxane 

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