Communiqué de presse de l'Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre

 

EVENEMENT L’ONACVG A L’HONNEUR AU POINT PRESSE DU MINISTERE DE LA DEFENSE DU 10 NOVEMBRE 2016 

 1/ La façade nord de l’Hôtel national des Invalides illuminée - Copyright Vu et Entendu – Trait de lumière 

 

À la veille des cérémonies du 11 Novembre et de l’hommage national aux victimes des attentats du 13 novembre, le thème principal du point presse du ministère de la Défense portait ce matin sur les initiatives et actions du ministère en soutien des combattants d’hier et d’aujourd’hui et de leurs ayant-droits.

 

L’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ONACVG) était ainsi mis à l’honneur grâce au témoignage de sa Directrice générale, Madame Rose-Marie Antoine.

 

Un teaser de la projection monumentale sur la façade Nord des Invalides* retraçant l’histoire de l’Office de 1916 à aujourd’hui a été diffusé. Cette projection, inaugurée hier en présence du Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants et à la mémoire, se déroule tous les soirs et jusqu’au 13 novembre. 

 

L’ONACVG s’est adapté et continue au fil du temps à se transformer pour enrichir ses missions de reconnaissance, réparation et soutien au quotidien des anciens combattants et victimes de guerre mais aussi des victimes d’actes de terrorisme. 

 

Ce qui caractérise la mission de l’ONACVG c’est «la prise en charge de ses ressortissants dans la durée après qu’ils aient bénéficié des aides de droit commun » a souligné Rose- Marie Antoine. 

 

*Cette projection sera visible par tous depuis la voie publique au 129 rue de Grenelle (grille d’entrée de l’Hôtel national des Invalides) tous les soirs de 19h00 à 23h00 du jeudi 10 au dimanche 13 novembre 2016. 

 

Créé en 1916 dans la tourmente de la Première Guerre mondiale, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre est un établissement public, sous tutelle du ministère de la Défense, chargé de préserver les intérêts matériels et moraux de ses ressortissants : anciens combattants, invalides et blessés de guerre, veuves de guerre, pupilles de la Nation, victimes de guerre et plus récemment, d’actes terroristes. 

 

Pour s’adapter au contexte économique et social du pays, l’ONACVG a vu ses missions évoluer au fil du temps. A la reconnaissance et la réparation est venu s’ajouter, depuis les années 80, un travail de mémoire effectué en liaison étroite avec les enseignants et le monde associatif avec comme point d’appui les neuf hauts lieux de mémoire gérés par l’ONACVG depuis 2011. 

 

En 2016, l’ONACVG qui a également en charge l’OEuvre Nationale du Bleuet de France (ONBF) célèbre le  centenaire de sa création. 

 

 

 MINISTÈRE DE LA DÉFENSE

DÉLÉGATION À L’INFORMATION ET À LA COMMUNICATION DE LA DÉFENSE

NOTE AUX REDACTIONS

Paris, le vendredi 23 septembre 2016

75 ans de l’Escadron de chasse 2/5 « Ile de France » à Orange

L’escadron de chasse 2/5 « Ile de France » fêtera le jeudi 06 octobre 2016 les 75 ans de sa création, sur la base aérienne 115 d’Orange.

C’est en octobre 1941 que le général de Gaulle signait le décret autorisant la création de la première unité de chasse française libre autonome en Grande-Bretagne, le premier "Free French Squadron 340" baptisé Groupe de chasse "Ile-de-France".

En 2016, l’escadron assure plusieurs types de mission dont la posture permanente de sureté aérienne du territoire national, la transformation des pilotes affectés sur Mirage 2000 et contribue aux opérations militaires au Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane. 

A Orange, le général d’armée aérienne Antoine Creux, inspecteur des armées-air, présidera cette journée naturellement tournée vers les démonstrations aériennes. Des démonstrations dynamiques seront proposées, ainsi qu’un beau plateau statique d’avions français et étrangers.

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Programme de la journée : 

13h00 – 13h30           

Accueil des journalistes entrée base aérienne 115 d’Orange

14h00 – 14h45

Cérémonie à la mémoire des pilotes tués ou disparus du Groupe Ile de France suivi d’un passage de Spit, P51 et Mirage 2000 ;

15h00 – 16h30

Programme dynamique : Patrouille de France, Rafale Solo-Display, équipe de voltige de l’armée de l’air ;

16h30 – 19h00

Plateau statique (tout type de chasseurs français, étrangers et d’avions de collection), une exposition historique ;

19h00

Fin du programme et retour à l’entrée base.

Clip sur les 75 ans du 2/5 Ile de France  bit.ly/75ansEscadronChasse2-5 

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Accréditation

Les journalistes qui souhaitent assister à cet évènement doivent s’accréditer auprès de la base aérienne 115 d’Orange (cabinet/communication de la BA 115) avant le vendredi 30 septembre 2016 à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en communiquant votre numéro de carte de presse 2016, ainsi que votre nom, prénom, date de naissance, lieu et numéro de département de naissance.

Mme Marianne RENAUD - Chargée de communication de la base aérienne 115

Tél : 04 90 11 56 24 - Tél port : 06 50 82 89 47

Modalités pratiques : vous ne serez pas autorisés à rentrer avec votre véhicule. Des navettes de bus seront mises en place à l’issue des formalités de contrôle d’identité.

 

MINISTÈRE DE LA DÉFENSE

DÉLÉGATION À L’INFORMATION ET À LA COMMUNICATION DE LA DÉFENSE 

 

 Paris, le jeudi 22 septembre 2016 

 

Secrétariat général pour l’administration 

Nomination de Nathalie Leclerc au poste de directrice, 

adjointe au secrétaire général pour l’administration du ministère de la Défense 

 

Nathalie Leclerc a été nommée ce jour, en conseil des ministres, directrice, adjointe au secrétaire général pour l’administration (SGA) du ministère de la Défense. 

Diplômée de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris en 1994 et titulaire d’une licence de droit, Nathalie Leclerc intègre, à sa sortie de l’École nationale d’administration en 2000 – promotion Averroès, la direction des affaires juridiques de la Ville de Paris en qualité de chef du bureau de droit public. 

En 2003, elle devient conseillère renseignement industriel au sein du cabinet du directeur général de la sécurité extérieure (DGSE) avant de prendre en charge, en 2007, la sous-direction des finances de la DGSE. 

En 2011, elle intègre la direction des affaires financières (DAF) du ministère de la Défense en qualité de directrice du projet ARAMIS et travaille au renforcement de la fonction financière du ministère. En 2014, elle devient adjointe à la directrice des affaires juridiques (DAJ) du ministère de la Défense. 

 

Le secrétaire général pour l’administration est l’un des trois grands subordonnés du ministre de la Défense, aux côtés du chef d’état-major des armées et du délégué général pour l’armement. Il assiste le ministre dans tous les domaines de l’administration générale du ministère, pilotant et coordonnant les politiques transverses notamment en matière budgétaire, financière, juridique, patrimoniale, immobilière, sociale et de ressources humaines. 

Action en faveur des harkis

 

Communication en Conseil des ministres

Relative au bilan du plan d’action en faveur des harkis

Paris , le Vendredi 23 Septembre 2016    

 

Le Premier ministre avait présenté le 25 septembre 2014 un plan d’action en faveur des harkis articulé en deux volets, celui de la reconnaissance et celui de la réparation.

 

Depuis 2012, une nouvelle méthode de concertation avec les harkis et leurs proches a été impulsée avec la création d’une structure permanente de concertation regroupant les représentants des principales associations d’anciens harkis et supplétifs, appelé « G12 harki ». Le Plan Harki est le fruit de ce dialogue et de ces échanges. Le Premier ministre a reçu le « G12 harki » ce mardi 20 septembre, pour faire un bilan du « Plan Harki ».

 

Ce dialogue permanent au niveau ministériel s’est prolongé au niveau territorial avec la création des comités régionaux de suivi, composés de représentants associatifs et des services de l’Etat, sous l’autorité des Préfets de Région.

 

La politique de mise en valeur de la mémoire des harkis, afin de permettre une meilleure appropriation de leur histoire par l’ensemble des Français, a été particulièrement dynamique. Cette politique a mobilisé les services de l’Etat en particulier ceux de l’éducation nationale, des

préfectures, et des directions départementale de l’ONAC-VG.

 

Une attention toute particulière a été portée aux difficultés économiques et sociales que peuvent rencontrer certains harkis et leur famille. Le Gouvernement a décidé de revaloriser l’allocation de reconnaissance et la rente viagère dès 2015 et entend prolonger son effort lors de la loi de finance pour 2017. L’enveloppe d’action sociale de l’ONAV-VG a été mobilisée au profit des harkis les plus démunis et de leurs veuves. Les efforts ont notamment porté sur le logement, l’amélioration de l’habitat, le maintien à domicile et l’accès aux aides sociales.

 

Au regard des résultats obtenus en matière d’emploi, l’effort doit porter sur l’amélioration des dispositifs existants. En effet, 95% des descendants d’harkis recrutés sur des emplois réservés l’ont été dans la fonction publique d’Etat. Cet effort doit être poursuivi en direction des trois fonctions publiques et doit également mobiliser les acteurs du secteur privé.

 

C’est en réaffirmant ces orientations décidées par le Président de la République et le Premier ministre que la France poursuit son oeuvre de réparation et de reconnaissance à l’égard de ces Français trop longtemps ignorés par la République.

 

Documents relatifs à la journée d'hommage nationale pour les harkis du dimanche 25 septembre 2016.

Lien Plan_d_action_Harkis.pdf

Lien politique de reconnaissance et de réparations envers les Harkis

 

Lieutenant-colonel Constantin LIANOS

Président-fondateur de Monsieur Légionnaire et ses réseaux 

Président-fondateur de l'Amicales des Anciens Combattants de la Légion étrangère d'Aix-Marseille-Provence

Libre opinion du Général (2S) Dominique MARIOTTI
LIBRE OPINION du Général (2s) Dominique MARIOTTI : LE SURSAUT NECESSAIRE

Quand une institution ne se sent pas bien et traverse « une crise », la tendance est souvent d’évoquer le manque de moyens auquel elle est confrontée pour accomplir sa mission. La Justice manque de juges, l’Education manque de professeurs, l’Hôpital manque d’infirmiers, l’Armée manque de soldats… Bref, tout le monde manque de personnel, d’argent pour le payer et pour le former, de matériel pour l’équiper… etc. ! Cela est sans doute vrai dans bien des cas mais il y a aussi d’autres facteurs de malaise qui sont souvent mis sous le boisseau parce qu’ils mettent en cause la pertinence et la cohérence des politiques qui les gouvernent. Au premier rang de ces facteurs figurent sans doute le manque de vision et l’absence d’objectifs suffisamment clairs pour être compris de tous.

En ce qui concerne plus particulièrement la politique de défense, le caractère gribouille des décisions prises au gré des événements de ces dernières années est pour le moins inquiétant. Les Livres blancs qui se sont succédés depuis la désormais mythique chute du Mur de Berlin soulignent la dangerosité d’un monde dépolarisé et nous invitent paradoxalement à la réduction de nos efforts de défense… ! Un attentat survient-il dans nos murs que l’on prend la décision de réduire un peu moins nos effectifs que prévu tout en faisant croire au gogo qu’il s’agit d’une mesure courageuse et très significative.

Les chefs d’états-majors de nos armées définissent à grand bruit un seuil de forces en-dessous du quel il n’est plus possible d’assurer la mission. L’année suivante on ne s’en souvient plus, et l’année d’après encore moins. Un nouveau Livre blanc est écrit qui remet les compteurs à zéro et ainsi de suite… Le citoyen peut légitimement se demander s’il y a un pilote dans l’avion.

Il s’agit donc d’un problème de volonté politique et de commandement, bref, de prise de responsabilité. Et la question est de savoir comment sortir de ce discours absurde, en vogue dans certains milieux, qui prétend que l’on peut appliquer à la constitution et à la conduite des forces armées une logique uniquement comptable. Ce ne sera pas facile parce que cette confusion règne depuis longtemps.

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Les forces armées constituent un ensemble qui, pour être cohérent, ne peut dissocier la quantité de la qualité. Raisonner en nombres de bataillons n’est pas plus pertinent de nos jours qu’il ne l’était hier si personne n’est capable de les employer avec intelligence. Mais toute l’intelligence d’un stratège ne saura vaincre l’ennemi s’il ne dispose d’aucune force pour le faire. C’est de cette équation qu’il s’agit toujours dans le dialogue entre le pouvoir politique et les chefs militaires. Encore faut-il que tous les acteurs se comprennent et parlent le même langage. Lorsque les politiques n’ont plus la moindre idée de ce que représente le maintien des capacités des forces et de l’effort permanent de préparation et de mise en condition qu’il implique, l’échange tourne immanquablement au dialogue de sourds et provoque les catastrophes dont l’Histoire ne manque pas d’exemples.

Pour notre pays, et compte-tenu des responsabilités mondiales qu’il nous appartient d’honorer, les menaces sont nombreuses et protéiformes. Nos capacités militaires ne peuvent être improvisées lorsque les crises surviennent ou remises en causes en permanence au gré des postures politiciennes. L’intelligence veut qu’un outil militaire robuste, cohérent et bien adapté au poids que l’on entend peser sur la balance internationale soit maintenu dans la durée. Car seule la durée des structures de commandement et des unités de combat permet aux états-majors de se préparer et d’entraîner les forces à réagir rapidement et efficacement aux menaces. Tout le monde sait le rôle tragique que les remaniements désordonnés des chaînes de commandement des unités françaises à la veille de la deuxième guerre mondiale ont joué dans la débâcle de juin 1940.

Il faut donc cesser immédiatement d’éreinter nos armées dans un processus permanent de réformes aussi coûteuses qu’inutiles. Il faut laisser les militaires travailler et se préparer aux opérations dont c’est la mission.

Il faut assurer sans délai l’ensemble de la communauté militaire d’une condition sociale et matérielle à la hauteur de la disponibilité que l’on exige d’elle.

Il faut assurer maintenant et dans la durée le volume des effectifs et des équipements afin que ceux qui sont en opération soient en sécurité, que ceux qui doivent se remettre en condition puissent le faire en toute sérénité et que ceux qui se préparent à entrer en campagne puissent s’entraîner avec le maximum d’efficacité.

Ces impératifs participent du devoir régalien de l’Etat. S’il n’est pas en mesure de le remplir, les volontaires pour les armées se feront de plus en plus rares dans toutes les catégories.

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Alexis de Tocqueville, parfois nostalgique des grandes vertus féodales, était acquis à la démocratie. Il en mesurait la grandeur mais aussi les dangers, surtout ceux de la fugacité des opinions qui ne s’attachent qu’au bien-être érigé en culte. Il comprenait que ceux qui se présentent aux suffrages du peuple ne pourraient promettre que de satisfaire son goût du confort. Comment peut-on alors imaginer que le politique et le soldat puissent parler la même langue ? Si Molière revenait parmi nous, il en ferait une comédie qui nous amuserait beaucoup. On y parlerait en « éléments de langages ». On compterait « les dividendes de la paix ». On inciterait au retour sur « le cœur de métier » ! On y verrait un maréchal-de-camp, couvert de plumes, maudire Louvois aux écuries et lui cirer les bottes dans l’antichambre du roi.

Le dialogue entre le politique et le militaire sur les effectifs et les équipements est souvent difficile mais il ne faut pas que le militaire de son côté se complique la vie, et surtout celle des échelons subalternes, par des réformes internes saugrenues et d’une efficacité douteuse. Il ne faut pas qu’il invente à son tour, par on ne sait trop quel zèle, un langage et des concepts qui ne soient que le reflet de la mode et du snobisme ambiant. Il est impossible aujourd’hui de savoir qui est à l’origine de cette dilution des responsabilités dans la fragmentation du commandement qui a prévalu à la création des bases de défenses, par exemple. On a fait fi en trop peu de temps d’un élément culturel de notre armée de terre qui remontait à Richelieu : le régiment. Nous ne reviendrons pas une fois encore sur cette révolution inutile et bâclée mais, à travers cela, nous nous interrogerons sur cette tendance générale qui semble vouloir empêcher les officiers de commander. Tout se passe souvent comme si il était impossible de savoir qui commande quoi. Et l’on peut se demander à qui profite ce manque de clarté. Certainement pas au soldat. Et c’est là le crime !

Quand un soldat, dans le djebel, n’a pas les souliers qui conviennent ou quand il a des munitions défectueuses pour son fusil d’assaut, il doit bien y avoir un responsable quelque part. Quand son épouse et ses enfants, en base arrière, ne reçoivent pas la solde, il doit bien y avoir un responsable quelque part. Et quand on nous explique que la remise en ordre du système informatisé de la solde va coûter aux contribuables des millions d’euros, il doit bien y avoir un responsable quelque part. Comme plus personne n’a le droit de commander, personne n’est responsable.

Il faut impérativement rétablir l’autorité et les responsabilités hiérarchiques à la manière dont les avait définies le général LAGARDE en 1975. Il faut que le chef d’état-major des armées se cramponne de toutes ses forces au décret n° 2009-869 du 15 juillet 2009 qui définit clairement ses attributions. Et il faut soumettre sans équivoque ceux qui soutiennent à ceux qui combattent.

Il faut que les chefs militaires placent les politiques devant leurs responsabilités sans la moindre complaisance. Ils y perdront certainement leurs étoiles mais garderont leur honneur. Car pour un officier, il n’y a pas de chuchotements de cabinet quand il s’agit des soldats et « du succès des armes de la France ». Le politique a horreur d’être mis face à ses responsabilités, surtout en matière de défense. C’est la raison pour la quelle l’information est extrêmement contrôlée dans ce domaine. Personne ne laissera un chef militaire expliquer que ses unités, ses équipages ou ses pilotes sont sous- entraînés et épuisés ailleurs que face à une commission contrôlée et calfeutrée.

Les soldats doivent exiger que ceux qui les envoient au casse-pipe parlent le même langage qu’eux et qu’ils partagent les vertus que l’honneur leur impose.

Dominique MARIOTTI
Officier général (2S)