Présentation

N'avez-vous pas remarqué que les vagues sont à l'image de la vie ? Parfois drôles et rafraichissantes, elles divertissent petits et grands.

Parfois plus fortes, elles vous surprennent quand on s'y attend le moins et peuvent vous faire frissonner ou vous fouetter le sang.

Enfin, parfois violentes et impitoyables, elles feront perdre l'équilibre à chacun s'approchant, de par leur violence qui balaie tout sur leur passage.

Les textes de ce recueil de nouvelles sont un peu comme les vagues, chacun y trouvera son compte. Venez découvrir cette vague de nouvelles, laissez vous porter par ces textes et surfer sur la vague… du plaisir de lire et de découvrir.

  • Catégorie : Recueil de nouvelles
  • Date de publication : Octobre 2018
  • Éditeur : Atramenta
  • ISBN : 978-952-340-299-7
  • Format : 148x210mm, 194 pages
  • Pages : Noir et blanc sur papier crème 83g
  • Reliure : Couverture souple, finition brillante

Présentation un extrait (cliquez sur le lien pour lire l'extrait)

Un livre idée cadeau pour Noël et par la même occasion nous faisons une bonne action pour ce jeune ecrivain atypique

Ce livre peut être commandé sur internet. Il faut aller sur le site Atramenta et  taper le nom de l'auteur. Sur Atramenta, on peut aussi payer par virement. On peut aussi le commander en librairie et cela devrait être plus facile de le commander car il est imprimé et distribué par Hachette  A la commande, il faut donner le nom de l'auteur et le numéro ISBN: 978-952-340-299-7. C'est le numéro de référencement à la bibliothèque nationale.

 

On peut aussi le commander sur Amazon et à la FNAC 

Constantin LIANOS 

 

 

Le Festival « Edmond Rostand » et l’AACLE Marseille-Provence :

un partenariat exceptionnel de culture et d’amitié.

 

                                                                                  Jean Noël Beverini

                                                                                  Membre de l’AACLEMP

 

 

 

Au moment où va se clore le Festival Edmond Rostand, imaginé, conçu, fondé, réalisé et soutenu tout au long des mois par son président, Thomas Sertillanges assisté de son épouse Kathia, il convient de faire le point sur cette extraordinaire manifestation à laquelle l’AACLE Marseille-Provence est intimement liée. L’AACLEMP et son président le lieutenant colonel Constantin Lianos ont, en effet, accompagné le Festival depuis son origine, que ce soit à Marseille ou à Paris avec constance et enthousiasme. 

 

Du premier avril 2017 au 30 novembre 2018

 

Date anniversaire de la naissance d’Edmond Rostand, le 1° avril 2017 marquait la remarquable réhabilitation de la tombe de la famille Rostand au cimetière Saint-Pierre. À la suite de cette véritable et émouvante « ouverture » du Festival, l’AACLE Marseille-Provence, à l’occasion de « L’envol de la Marseillaise » joué dans la Cour d’honneur de la préfecture des Bouches-du-Rhône le 16 juin 2018, fournissait d’imposants bataillons de participants pour ce rappel et cette mise en valeur de l’action patriotique d’Edmond lors de la Première Guerre mondiale. Le lieutenant colonel Constantin Lianos se rendait également à Paris pour la seconde représentation délivrée avec un égal succès au Lycée Carnot.

 

Même implication de l’AACLEMP le 23 septembre suivant pour la représentation de « La Samaritaine », œuvre de Rostand, en l’église Saint-Laurent, donnée par Daniel Mesguich et sa troupe, accompagnée à l’orgue par Philippe Gueit, sur des partitions de Gabriel Pierné et … Alexis Rostand et une adaptation de Thomas Sertillanges, homme aux mille talents.

 

 

 

 

 

 

 

Faut-il reparler du « Procès de Cyrano » déjà évoqué dans nos compilations et où l’AACLEMP et son président applaudissaient à la fois la défense et les parties civiles, l’avocat général et le Président du Tribunal en la personne de Thomas Sertillanges, sans oublier … Cyrano, époustouflant Édouard Dossetto ? 

  

Le 9 octobre à l’Alcazar, dans le cadre d’une rencontre du Comité du Vieux-Marseille au cours de laquelle le président du Festival évoquait la vie et l’œuvre de Rostand, le lieutenant colonel Lianos et le commissaire de la marine Beverini étaient, de façon tout à fait inattendue, invités à monter sur scène pour participer à la « Tirade du nez », extraordinaire moment de Cyrano.  

 

Et le 30 novembre 2018

 

Aussi, après de telles participations, n’était-il pas étonnant que l’AACLEMP soit à nouveau présente pour le dévoilement de la Plaque consacrant le square jouxtant la maison natale de Rostand à son nom. La salle du Centre Cormier des Dominicains, option mauvais temps retenue en raison du risque de pluie, était malgré ses dimensions, trop petite pour recevoir l’ensemble des participants. Accueillis par Fr. Albert-Henri Kül O.P. Directeur du Centre Cormier, tous ces passionnés applaudissaient chaleureusement Thomas Sertillanges retraçant la vie, l’œuvre et la dimension nationale et internationale du poète, homme de Lettres et académicien mais encore le rôle de sa famille qui, dans les domaines de l’Industrie, du commerce, de la finance et des Arts a tant apporté à Marseille. 

 

Remerciant l’ensemble des acteurs du Festival dont, en particulier, madame Anne-Claude Carta, présidente du Comité d’intérêt de quartier Haut Breteuil Paradis Edmond Rostand Rome, et les descendants de la famille Rostand, et après avoir rappelé que, de même que derrière Edmond Rostand il y avait une femme, son épouse Rosemonde Gérard, derrière le Festival il y avait également une femme, son épouse Kathia, le président en compagnie de M. Yves Moraine, maire des 6° et 8° arrondissements, représentant M. Jean-Claude Gaudin, dévoilait la Plaque dénommant officiellement le square au nom d’Edmond Rostand. 

 

Édouard Dossetto qui avait déjà enchanté les spectateurs lors du Procès de Cyrano, à nouveau présent, épée au côté et plume au chapeau, présentait, plus qu’avec brio, avec panache, une « Tirade du nez » propre à « tirer » des rires d’admiration, des larmes d’émotion et des applaudissements de remerciements.

 

Dans le hall du 14 rue Edmond Rostand, immeuble de naissance d’Edmond et sur le mur duquel sont apposés les médaillons d’Eugène (père) et d’ Edmond, messieurs Storione, puis Pierre Echinard et Gérard Detaille, de l’Académie de Marseille, évoquèrent à leur tour le poète avant de rejoindre le 11 de la rue Saint-Jacques pour un cocktail qui, loin d’être une clôture, réservait encore une surprise, non seulement avec la présence de M. Jean-Claude Gaudin, mais l’envoi d’une pièce en vers de Jean Noël Beverini, drapé dans une grande cape noire à chaîne dorée, intitulée : « Une Place Edmond Rostand à Marseille … », plagiant la « Tirade du nez » de Cyrano. (voir ci-après)

 

Fierté pour l’AACLE Marseille-Provence

 

L’AACLEMP et son président, le Lieutenant-colonel Constantin Lianos, peuvent être fiers d’un tel accompagnement du Festival et, à n’en pas douter, nous serons nombreux à visiter et admirer l’exposition à l’Alcazar ouverte à partir du 5 décembre et que Thomas Sertillanges consacre évidemment à … Edmond Rostand.

 

Rendez-vous donc à l’Alcazar, le panache que La Légion partage avec Cyrano sera présent. 

 

   Une Place Edmond Rostand à Marseille

            Plagiat : oui merci !

 

Non content de savoir son nom déjà porté

Par une grande rue où il fut enfanté

Voilà que ce Rostand ose aujourd’hui prétendre

À s’adjoindre une Place, la place est bonne à prendre,

En lui donnant aussi le nom de sa famille

Et surtout son prénom, autant que cela brille !

Un peu de modestie, monsieur, modérez-vous

Vous êtes … vous avez … vous êtes, entendez-vous,

Vous êtes … prétentieux … 

 

                                   « C’est un peu court jeune homme !

On pouvait dire … Oh Dieu ! … bien des choses en somme… »

Agressif : moi, monsieur, ce n’est pas une Place

Que j’aurais réclamée mais le nom d’un palace.

Interrogatif : mais, le lieu est-il connu

Pour n’être pas perçu comme un simple inconnu ?

Descriptif : avez-vous tracé le périmètre

Du coin de cette terre que l’on dit vous promettre ?

Pour un homme honoré par une Académie

Ne craigniez-vous pas qu’il soit un peu petit ?

Universitaire : poète tel que vous

Cela ne rime à rien et ne vaut pas trois sous

Que d’avoir une Place ! Une université

Pouvait seule suffire pour vous féliciter.

Religieux : grand Dieu, c’est une cathédrale

Qu’il eut fallu donner pour couvrir de son châle 

Votre nom sanctifié, le seul né du berceau

Des lettres et des arts, des livres et des mots !

Sous les voûtes sacrées les fidèles en masse

Auraient supplié Dieu qu’il vous bénédictasse.

Curieux : compterez-vous le nombre de badauds

Qui lèveront leur nez en regardant si haut

Pour lire votre nom inscrit sur une plaque ?

Cavalier : une Place ? Tudieu, cela s’attaque

À coups de mousquetons et aux sons des canons.

Lyrique : il y faudrait quelques jeunes garçons

Et deux ou trois soubrettes donnant quelques chansons.

Emphatique : exigez que tout nouveau passant

S’incline avec respect, chaque fois franchissant

L’abord de votre Place sous peine d’une amende.

Dramatique : un juge a t-il ordonné qu’on pende

En ce lieu des brigands, oiseux et pauvres gueux ?

 

Tendre : des amoureux vont échanger leurs vœux

Sous votre nom, monsieur, en se tenant la main

C’est le plus beau tableau que l’on ait jamais peint.

Pessimiste : ici bas tout passe et tout trépasse

D’ici quelques années que sera votre Place ?

 

« Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous m’auriez dit

Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit »

Pour contester le choix de ce lieu retenu

Qui jouxte cet endroit qui est déjà ma rue.

Je n’ai rien demandé, ni ma rue, ni ma Place

On me la donne ici ; je la prends avec grâce

Si mes vers ont laissé ici bas quelques traces

Si le temps a passé sans qu’il ne les efface

Alors le vrai bonheur que j’ai pu apporter

À mon lecteur, monsieur, en l’ayant enchanté

Vaut bien ces souvenances et quelque renommée.

La mémoire survit quand l’homme reste aimé.

 

   

                                 xxxx

                                   xx

 

Enfin pour terminer, permettez-moi ici

Devant ces gentes dames et ces nobles amis

De saluer bien bas et d’honorer bien haut

Celui en qui s’unit le talent au brio,

Celui qui, sans souci de son propre repos,

À l’image oubliée de ces anciens héros

A bataillé plus fort qu’un vaillant mousquetaire

Pour que ce Festival puisse jaillir de terre :

Je veux parler ici de Thomas Sertillanges.

 

Je crois bien que déjà au sortir de ses langes

Il bredouillait, riant, des vers de Cyrano !

Quand on aime Rostand, il n’est jamais trop tôt.

 

Alors, mes chers amis, nous n’avons pas le choix :

Il nous faut applaudir et d’une même voix

Chanter le grand Rostand présent sur cette Place 

Et Thomas Sertillanges qu’Edmond regarde en face

 

Jean Noël Beverini

***

 

 

Nota du Président de l’AACLEMP :

 

 

Le Président de l’AACLE Marseille-Provence n’a pas figuré sur la liste protocolaire de la mairie de Marseille pour le Festival Edmond Rostand. Il faut reconnaître que Monsieur Légionnaire et ses réseaux ne représentent que … 210 000 membres ! Mais l’AACLEMP a suffisamment « le front haut et l’âme fière » pour dépasser ce manque d’élégance en ne pensant qu’à son investissement au service du Festival et de Rostand. 

 

Rostand justement

 

En 1967-68, après le coup d’État en Grèce, j’étais à Paris, étudiant à la Sorbonne. Je me souviens qu’il nous avait été demandé d’indiquer les raisons pour lesquelles nous venions étudier la civilisation française et de désigner un personnage célèbre représentant à nos yeux l’image de la France. J’avais répondu :

 

-« Edmond Rostand » !

-« Pourquoi ? »

-« S’il ne s’est pas battu au front, il s’est battu pour le front ». (Réponse donnée en anglais ; je commençais les cours de français auprès de l’Alliance française, Boulevard Raspail). 

 

Loin d’imaginer être un jour militaire, j’étais sensible à son action philanthropique pour les soldats en guerre.

 

La poursuite de mes études, la nécessité de travailler pour assurer mes conditions de vie et le paiement de l’enseignement (non gratuit) à la Sorbonne ne me prédisposaient pas à un engagement militaire et encore moins à rejoindre la Légion étrangère. Mais c’était sans compter avec la vision d’un défilé de la Légion, cette grandeur, cette image, cette tenue, ce savoir-faire scandé par les 88 pas par minute et, en surplus, la Musique couronnant le reste ! Je m’engageais.

 

Edmond Rostand devenait bien loin, mais pourtant

 

En 2000, revenant du Pacifique, je reçois comme affectation à Marseille-Aubagne la responsabilité du recrutement-communication pour les 41 départements France Sud, y compris Corse, Monaco et Andorre. J’apprends alors par le général Goupil (mon ancien chef et membre de l’Académie de Marseille) que la tombe du poète se trouve au cimetière Saint-Pierre, qu’il était marseillais de naissance et que son père avait aussi été élu à l’Académie française. Comment se faisait-il qu’Edmond Rostand soit tombé dans l’oubli ? Mon interrogation n’était pas celle des deux généraux Bernard Goupil et Raymond Le Corre venus chez moi partager un café et surtout « rechercher » un président pour l’AALE, devenue depuis l’AACLE Marseille-Provence. 

 

Après deux années de service au bénéfice de l’AALE, j’en acceptais la présidence mais pour un mandat de 3 ans. Trois ans qui ont ensuite été multipliés par un coefficient 6. Venu à Marseille pour 3 ans également et président au départ pour la même durée, me voici résident et président depuis 18 ans ! Il a fallu également 18 ans pour qu’Edmond Rostand revienne dans l’ordre du jour de mes actions bénévoles.

 

 

 

Le retour d’Edmond

 

Je n’attendais, en fait, qu’une action marseillaise pour mettre en valeur l’immensité culturelle de ce poète fragile et malade mais toujours alerte notamment pendant la première guerre mondiale. Nada de Nada ! Les marseillais vaquaient à leurs occupations et les descendants du poète  tardaient à entreprendre une restauration de la tombe. 

 

Selon un proverbe, il n’y a pas de hasard mais seulement des rencontres… Ainsi par l’intermédiaire d’une dame me présentant des parchemins sur la Révolution pour notre Association, j’apprends l’organisation d’un Festival Edmond Rostand et l’existence de son président, un certain Thomas Sertillanges. Un premier contact avec cet ancien comédien et journaliste se solde par l’invitation à « L’envol de la Marseillaise » dans la Cour d’honneur Claude Érignac, le 16 juin 2018. 

 

7 jours avant l’Envol, Thomas Sertillanges m’appelle :

 

-« Il y a peu d’inscriptions ! »

-«  Combien en voulez-vous ? »

 

Une semaine plus tard la Cour Érignac était pleine dont 455 membres du Réseau Monsieur Légionnaire avaient, d’un seul mouvement, répondu « présent ». À Légion, rien d’impossible et en prime une dizaine de porte-drapeaux. Par ailleurs les Anciens Musiciens de la Légion étrangère d'Auriol animait la soirée. Un succès retentissant. Thomas s’inscrit membre de l’AACLEMP et m’invite à actionner à nouveau les Réseaux pour le 30 juin à Paris : 235 membres avec la présence d'une vingtaine de porte-drapeaux de 8 à 92 ans font le déplacement !

 

J’adresse, par ailleurs, à Thomas les « Lettres à Roxane » de Jean Noël Beverini. L’étonnant et superbe partenariat de l’AACLEMP avec le Festival et Thomas Sertillanges va prendre à son tour un nouvel envol. Dans l’enthousiasme et l’amitié. Faut-il regretter que ni la mairie de Marseille, ni la préfecture n’aient pris la mesure de l’implication réelle de Monsieur Légionnaire et de ses réseaux jusqu’à cette journée d’hommage à Edmond Rostand le 30 novembre ?

 

Mais … mon poète préféré

 

Mais mon poète préféré a été mis à l’honneur. La rencontre elle-même entre Jean Noël et Thomas est due à Monsieur Légionnaire, rencontre multipliée avec les centaines d’amis et de correspondants qui suivent en temps réel les activités de Monsieur Légionnaire.

 

Au moment de terminer ces lignes, qui vous disent tout ou presque tout, chers amis, alors que je vis comme vous le savez dans l’avenir, cela ne m’empêche pas de repenser à ce passé, à ma jeunesse en Sorbonne à Paris où je répondais à la question posée par mon professeur :

 

-«  Edmond Rostand ».

 

J’étais loin alors d’imaginer qu’aujourd’hui je signerai ce propos consacré à … Edmond Rostand !

 

Merci à chacune et chacun de vous.

 

Lieutenant colonel (h) Constantin Lianos

Président de l’AACLE Marseille-Provence, de Monsieur Légionnaire et ses réseaux.


00035045 mis à jour 00044017  

 Texte et photo Jean-Noël BEVERINI et Constantin LIANOS © Monsieur-Légionnaire  

   

Le 8 Décembre 2018 à 15 H 00 une conférence a été organisée dans l'Agence de la Société Générale Marseille-Prado par le Lieuetenant-colonel Constantin LIANOS président de l'AACLEMP pour les membres et amis de notre association avec le thème "Le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu qui doit être entrer en vigueur au 1er Janvier 2019" donnée par Monsieur Christian MICHEL ancien trésorier de la Ville de Marseille et de la Métropole Aix-Marseille-Provence, Commissaire aux comptes de l'AACLEMP, suivie du cocktail offert par l'agence. 

 

Comme l'a bien précisé Monsieur Jérome LAQUEL -, nous savions tout prévu sauf les blocage des Gilets Jaunes. Par conséquent quelques amis, n'ont pu arriver via la Gare Saint Charles. 

Les auditeurs très attentifs

 

Constantin LIANOS prend la parole pour ramener les questions sur le thème à intérêt général et demande aux auditeurs d'écrire les questions et les poser à la fin de l'exposé. 

 

 

 

Intervention de Monsieur Olivier BOURSE sur les placements

 

Intervention de Madame Agnès CHEVALIER, Délégué de la BFM

Intervention de Monsieur Jérôme LAQUEL, Directeur des Groupes de Banques de la Société Générale 

Le président reprend la parole pour conclure et remercier sa conseillère financière, la Directrice et les Directeur et invite les récipiendaires à prendre place.

C'est avec un réel plaisir que le président remet les insignes de notre association à Ciani et à Diégo, Ils deviennent ainsi les plus jeunes membres de notre communauté.

Puis annonce l'admission de Madame LEON et Monsieur LAQUEL comme membres d'honneur à l'AACLE MP 

Adoubement de Ciani

Adoubement de Diego

Bienvenus à l'AACLE de Marseille - Provence 

Investiture de Madame Chloé LEON, Directrice de l'Agence de la Société Générale Marseille-Prado

Madame la Directrice bienvenue à l'AACLE de Marseille - Provence 

Monsieur le Directeur bienvenu à l'AACLE de Marseille - Provence 

M. LAQUEL et Mme LEON invitaient les auditeur de se reprocher du cocktail servi 

 

Le président de l'AACLEMP avec la Directrice de l'Agence et le Directeur des Groupes de Banque de la Société Générale

 

Le président avec l'EV Gilles CHAMPROUX, 

Monsieur Jacques VISCONTI et Madame Anne ROSSSO ROIG

 

 

 

 Nous sommes à la veille des annonces du Président de la République, parmi les mesures qui doivent être annoncées, le report du prélèvement à la source pourrait en faire partie

Je vous propose donc comme d'habitude le compte rendu de notre ami José d'ARRIGO, professeur de journalisme.

Constantin LIANOS  

Prélèvement à la source : garde à vous, fisc !

M. Christian Michel, ancien fonctionnaire des finances publiques et trésorier de la ville de Marseille et de Marseille Provence Métropole, était samedi l’invité du lieutenant-colonel Constantin Lianos, président de l’amicale des anciens combattants de la Légion Etrangère de Marseille et de Provence, dans les magnifiques locaux de la Société Générale du Rond-Point du Prado à Marseille. Le thème de la conférence était celui du « prélèvement à la source » qui doit s’appliquer en France à partir du 1er Janvier 2019, un thème très technique, donc difficile à vulgariser et parfois rébarbatif pour les non-initiés.

Le mérite de M. Christian Michel est d’avoir été clair de bout en bout tout au long de son exposé en s’appliquant à répondre aux questions qui lui étaient posées. Cette réforme a un double objectif : le premier, c’est d’abord une gigantesque économie de personnel puisque le prélèvement deviendra quasiment automatique et qu’on n’aura plus besoin des 10 à 15 000 percepteurs qui s’occupent actuellement du traitement des prélèvements. L’administration fiscale va donc se débarrasser dans les mois qui viennent de plusieurs milliers d’agents dont le rôle sera sans objet.

Comme l’impôt sur le revenu sera directement prélevé, désormais, sur les pensions de retraite et les salaires, l’administration fiscale espère améliorer le taux de recouvrement de l’impôt sur le revenu qui peut parfois donner lieu, en France, à des comportements évasifs, comme ceux de l’ancien ministre délégué au budget Jérôme Cahuzac qui s’efforçait de donner aux contribuables des conseils de probité déclarative qu’il ne s’appliquait pas à lui-même…M. Christian Michel, qui aurait pu être diplomate, a indiqué de manière fort policée que « des mesures anti-abus viendront éviter les comportements d’optimisation ».Ce qui revient à dire qu’il espère un taux de recouvrement de 700 millions d’euros supplémentaires en 2019. Fraudeurs patentés attention : vous serez désormais dans le collimateur des limiers des finances publiques et vous n’avez aucun intérêt à sous-évaluer votre taux de prélèvement car ce sont de lourds rattrapages qui peuvent vous être infligés par la suite.

Tel est donc le second objectif de cette réforme qui est appliquée par nos amis et voisins allemands depuis plusieurs dizaines d’années. Elle se heurte à un double écueil : celui des syndicats des finances publiques qui freinent des quatre fers et parlent « d’usine à gaz inapplicable » parce qu’ils veulent sauvegarder les emplois de leurs agents et celui des patrons qui devront appliquer le prélèvement eux-mêmes sur les salaires de leurs employés et vont connaître un afflux considérable de travail et de tracas administratifs.

M. Michel a été fort embarrassé pour répondre à une question de bon sens posé par un membre de l’assistance : comment va faire l’administration fiscale avec les nombreuses personnes qui n’accèdent pas à Internet et ne connaissent rien à l’informatique : « l’orientation actuelle est à une dématérialisation totale des procédures, a-t-il indiqué, et si des contribuables ne savent pas manier un ordinateur, ils devront se faire aider… »

M. Christian Michel a insisté sur la variabilité du taux de recouvrement de l’impôt et sur sa « personnalisation ». Il sera calculé sur la base de la retraite nette du contribuable. Selon lui, il s’agira pour l’administration d’adapter ce taux « personnalisé » à chaque cas de figure, en fonction des situations familiales de chacun. D’ailleurs, la déclaration de revenus est maintenue pour actualiser ce fameux taux de recouvrement d’une année sur l’autre. Pour les  salariés qui ne souhaitent pas que leur patron connaisse leurs autres sources de revenus, il y aura une option « taux neutre »

Les revenus concernés sont les pensions de retraites, les revenus fonciers, les revenus déjà prélevés à la source (par exemple les plus-values immobilières) et les gains éventuels sur les cessions de valeurs mobilières. Pour ce qui est des personnes décédées, on s’aperçoit avec effarement que pour l’administration fiscale une personne n’est jamais tout à fait morte…

M. Christian Michel a achevé sa conférence en répondant  avec pertinence aux nombreuses questions de l’assistance mais personne n’a osé lui demander pourquoi les gouvernements qui se succèdent en France ne s’attaquent jamais aux 80 milliards annuels d’évasion fiscale et aux meilleurs moyens d’y remédier.

José d'ARRIGO. 

 

Note d'organisation :

Conférence non publique, gratuite avec inscription obligatoire;

En raison du contexte sécuritaire actuel, les participants voudront bien s’inscrire en amont par le biais du formulaire d’inscription en ligne dont l’adresse suit : 

L'activité a été assurée par la GMF Sauvegarde

Les places étant limitées, les premiers inscrits premiers servis. Tenue de ville pour tous.

Nous en profiterons pour se mettre à jour pour 2019 et s'inscrire pour l'AG avec une (Conférence au profit des membres et amis de l'A.A.C.L.E.M.P. du 15 Décembre 2018)

suivie du cocktail et déjeuner de cohésion animé des chants Légion du 15 Décembre qui est aussi par ailleurs, le dernier jour pour les inscriptions. 

Constantin LIANOS

 


00035045 mis à jour 00044017  

 Texte José d'ARRIGO et Lcl Constantin LIANOS, Photos Lcl Bernard MEYRAN © Monsieur-Légionnaire  

 

 

Conférence au profit des membres et amis de l'A.A.C.L.E.M.P.  du 15 Décembre 2018

Titre : Prévenir efficacement la dépendance liée au vieillissement:

que savons-nous actuellement d'un point de vue médical?

 

par le Professeur Franck BILLMANN

Praticien hospitalier et professeur associé de chirurgie -

Service de chirurgie digestive et transplantation, Hôpital universitaire de Heidelberg

Sommaire prévisionnel de la conférence

 

1. Pourquoi prévenir les pathologies liées au vieillissement? Prévenir ces pathologies, c'est prévenir la dépendance

1.1. Le vieillissement en France: données actuelles

1.2. Le conséquences du vieillissement sur l'individu (passage d'un individu en bonne santé en individu fragile)

1.2.1. La perte de la masse musculaire

1.2.2. La perte de la substance osseuse (ostéoporose)

1.2.3. Les maladies spécifiques liées au vieillissement

1.2.3.1. Vieillissement du cerveau: Maladie d'Alzheimer, Maladie de Parkinson, autres démences

1.2.3.2. Les pathologies traumatiques (fractures, traumatismes crâniens...)

1.2.3.3. Les cancers (prostate, seins, tube digestif...)

1.2.3.4. Les maladies chroniques (diabète, atteintes du reins et du poumon...)

1.2.3.5. Le patholgies aigues récurrentes (deshydratation, grippe...)

1.2.4. Quels sont les facteurs de risques conduisant à ces pathologies? (ces facteurs de risques sont également les facteurs à cibler pour lutter contre cette dépendance)

2. Comment lutter contre la dépendance liée au vieillissement? La lutte contre les fléaux évitables

2.1. Les avantages d'une pratique des activités sportives régulière même après 60 ans

2.2. Une alimentation adaptée à l'âge a une grande influence sur l'évolution de la santé (et sur la prévention de la dépendance)

2.3. L'absence de tabagisme est particulièrement salutaire

2.4. Les effets négatifs de la consommation d'alcool sont évitables

3. Conseils spécifiques ciblés sur les pathologies présentant le plus de risque de dépendance au cours du vieillissement

3.1. Les maladies cardio-, neuro- et néphrovasculaires

3.2. La prévention du diabète sucré

3.3. La prévention de la dépression

3.4. Retarder ou prévenir la démence

3.5. La prévention des maladies musculo-squelettiques (fractures, arthrose, fonte musculaire...)

3.6. La prévention des troubles de la vision, de l'audition, de l'olfaction

4. Conclusion

Jean-Louis Bruguière :

Le juge qui terrorise les terroristes

Jean-Louis Bruguière est un juge passionné par la traque des criminels et des terroristes. Son dernier livre intitulé « Les voies de la Terreur » (éditions Fayard) est une somme de révélations et d’informations inédites sur les menaces qui pèsent sur l’occident et sur les failles de notre système démocratique confronté à des individus sans foi ni loi.  Le juge a bien voulu s’abstraire de son emploi du temps très chargé au service du conseil de l’Europe où il a été chargé d’un « groupe d’enquête externe et indépendant » dans la lutte contre le terrorisme qui frappe l’Europe. Il était présent samedi au mas de Bonneveine à Marseille à la demande du lieutenant-colonel Constantin Lianos, président de l’association des anciens combattants de la Légion Etrangère de Marseille et de Provence, avec lequel il a noué des liens d’amitié depuis de nombreuses années, non seulement pour présenter son livre, mais pour livrer son diagnostic sur l’état de la menace terroriste.

Autant vous dire que la salle était archi-comble pour écouter le juge Bruguière et qu’on entendait les mouches voler. Le lieutenant-colonel Constantin Lianos avait dû, la mort dans l’âme, refuser 191 candidats, faute de places. Plusieurs hommes politiques et personnalités  avaient tenu à assister à cette conférence débat comme le sénateur Stéphane Ravier (RN), Gérard Curnier (Debout La France) ou Gérard Vitalis, élu municipal des Républicains, Jean-Baptiste Renucci, président du Souvenir napoléonien, ainsi que Mme Virna Ayala, consule générale du Panama à Marseille.

 

 Le juge Bruguière a été passionnant de bout en bout parce qu’il a fait la genèse du terrorisme dans notre pays depuis son apparition dans les années 80 jusqu’aux carnages récents de Paris.

Le lieutenant-colonel Lianos l’a rappelé fort opportunément : entre 2015 et 2018, la France a abondamment saigné puisque le terrorisme a tué 255 personnes et blessé 1100 personnes.

Comment enrayer cette hémorragie ? Comment neutraliser efficacement les fanatiques qui nous ont désignés comme leur principale cible en Europe ? Tout se passe comme si nous étions désarmés face à ces enragés en raison même des contraintes de notre Etat de droit et des lois humanistes qui en découlent.  Et le juge a été formel sur ce chapitre : pas question de s’avilir en usant des mêmes armes explosives ou létales que les terroristes. Nous devons en quelque sorte les arrêter légalement et les déférer à la justice en leur demandant de bien vouloir retrouver le droit chemin…en effectuant le plus souvent la moitié de leur peine s’ils sont condamnés !

M. Bruguière a rappelé que l’islamisme radical n’est pas né par hasard en France. Il est directement lié aux élections algériennes de 1992 qui avaient vu la victoire du front islamique du salut dans les urnes et la guerre sanglante qui s’est ensuivie car le FLN, l’armée algérienne et la France ont refusé l’accession d’une secte islamiste au pouvoir. C’est à partir de ce déni démocratique, que ça nous plaise ou non, que les musulmans se sont radicalisés avec le groupe islamique armé (GIA) et le groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) qui se sont délibérément tournés vers le djihad, c’est-à-dire la guerre sainte, entraînant dans leur sillage des milliers de jeunes Algériens et franco-algériens en quête d’une « cause exaltante » et surtout d’une revanche contre la France, « pays de mécréants, de bâtards, de croisés et de colonisateurs ».

Ces fanatiques du Djihad ont été formés pour la plupart en Afghanistan aux techniques de la guérilla urbaine et des attentats meurtriers à l’explosif, au couteau ou au camion-bélier. On les appelait « les Afghans ».Ce sont eux qui ont installé des structures opérationnelles sur notre sol où ils ont procédé, grâce à une propagande judicieuse sur les réseaux sociaux, à un recrutement massif de jeunes français issus de l’immigration maghrébine ou africaine pour en faire « des soldats d’Allah ». Pardonnez-moi, chers amis, je viens d’enfreindre un tabou, un non-dit qu’il serait malséant d’évoquer : celui de l’immigration massive qui est directement liée au terrorisme islamique. Encore une fois, dussè-je choquer les bonnes âmes, je constate que la très grande majorité des terroristes qui ont sévi sur notre territoire et dans toute l’Europe sont des immigrés d’origine maghrébine ou africaine qui voudraient instaurer la Charia chez nous car ils refusent et nos lois, et nos institutions, et nos mœurs, et nos coutumes. 

Le juge Bruguière a confirmé que l’Etat islamique était militairement en voie de disparition mais que ses méfaits n’étaient pas terminés, loin de là. Il est vrai que nos services de sécurité ne sont pas inactifs : ils ont neutralisé plusieurs centaines de terroristes entre 1996 et 2012 (pas un seul attentat en France durant cette période, puis ce fut l’affaire Merah.) Une quinzaine d’attentats ont été déjoués chaque année en France. Y compris des attentats qui auraient été perpétrés avec des armes biologiques, chimiques ou nucléaires, comme par exemple cette attaque au cyanure visant le métro parisien ou ces missiles sol-air destinés à atteindre les gros porteurs en partance sur les pistes de l’aéroport Charles De Gaulle à Paris.

« Nous sommes passés d’un terrorisme géopolitique sponsorisé à une nébuleuse terroriste globalisée fondée sur l’islamisme radical », affirme le juge Bruguière. Il parle d’une menace « qui prend des allures de pandémie », c’est-à-dire d’une maladie contagieuse qui gagne le monde entier. Il a confessé, à demi-mot, « l’extrême naïveté » de certains membres de l’entourage de François Mitterrand qui, par une espèce de complicité idéologique avec l’extrême gauche, ont permis la libération en 1981 de dix-huit terroristes directement liés au groupe « Action Directe ».

Victime d’une tentative d’attentat à son domicile parisien (commis grâce à quelle complicité interne ?), le juge Bruguière a révélé qu’il avait saisi dans le journal « El Ansar » du groupe islamique armé une photo de la tour Eiffel coupée en trois  morceaux : la tour Eiffel était bel et bien la cible des terroristes islamiques algériens qui avaient projeté de détourner le vol Alger-Paris du 26 décembre 1994 et qui ont été heureusement neutralisés par le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale à Marignane sous les ordres de Charles Pasqua. En revanche, M. Bruguière a refusé de s’exprimer sur les affaires qui n’ont pas encore été jugées : par exemple, il n’a pas dit un mot sur le terroriste Hassan Diab qui a fomenté l’attentat de la rue Copernic à Paris (4 morts, 3 blessés), et qui a pu se réfugier au Canada sans qu’on sache comment et qui n’a toujours pas été condamné après six ans de procédure…

 

Pour ce qui est des « loups solitaires », qu’il préfère appeler les « acteurs solitaires », la réponse du juge n’a pu qu’être très évasive car rien ni personne ne peut empêcher un kamikaze d’agir dans la foule « sous l’impulsion des circonstances et sans schéma opérationnel planifié ». Ces frappes imprévisibles, polymorphes et indétectables constituent la nouvelle stratégie de l’Etat islamique : celle d’un terrorisme low-costd’opportunité. De même, le juge n’a pas pu expliquer comment un terroriste aussi dangereux qu’Adel Tebourski a pu perdre quatre fois de suite son passeport sur le sol national pour en obtenir de nouveaux sans attirer l’attention des autorités françaises. 

Et puis, encore un tabou, celui du financement international du terrorisme islamique : le juge Bruguière avait en 2010 concocté un projet de lutte à l’échelle européenne contre les financiers du terrorisme. Il n’a pas abouti…Comme si certains Etats étaient devenus intouchables en France en raison des importants intérêts économiques et financiers qu’ils y ont acquis et des relations qu’ils y ont nouées au plus haut niveau….

Le juge Bruguière, qualifié « d’inoxydable » et de « guépard prêt à mordre » par Constantin Lianos, a été très applaudi et il a promis de revenir à Marseille le plus vite possible, ce qui n’est pas gagné d’avance quand on songe au nombre de djihadistes recrutés en France qui est passé d’une centaine en 2012 à plus de 10 000 aujourd’hui !

José D’Arrigo

 

Questions au juge Bruguière au cours du déjeuner-débat : 
 
1. M. Le Juge, vous dites page 12 que la criminalité classique croise souvent l’engagement terroriste : est-ce à dire que les djihadistes peuvent recruter des tueurs professionnels affiliés au banditisme ?
 
2. Vous écrivez que la menace prend aujourd’hui les allures d’une pandémie, c'est-à-dire d’une maladie contagieuse qui s’étend sur la planète entière, et que cette affection se nourrit des erreurs de l’Occident : quelles sont ces erreurs ?
 
3. Pourquoi votre projet de lutte à l’échelle européenne contre les financiers du terrorisme international n’a-t-il pas abouti en 2010 ? Certains Etats seraient-ils des faux culs adeptes du double jeu ?
 
4. Confronté à une forme de belligérance ressemblant à une menace réelle de guerre, un Etat est-il autorisé à renier ses principes fondamentaux et à sortir de la légalité pour préserver sa sécurité et apporter une réponse immédiate ?
 
5. Vous dites que le terroriste « Carlos », dit « Le Chacal », a souvent utilisé des jolies filles pour trouver des refuges et obnubiler la suspicion. En quoi les femmes peuvent-elles être aussi utiles que les explosifs, l’argent ou les armes automatiques ?
 
6. Vous écrivez page 26 que « nous sommes passés d’un terrorisme géopolitique sponsorisé à une nébuleuse terroriste globalisée fondée sur l’islamisme radical. » Est-ce à dire qu’il y a moins d’Etats complices du terrorisme aujourd’hui ?
 
7. En ce qui concerne le double jeu des services secrets hongrois et est-allemand, peut-on parler de cynisme politique ou de banditisme autorisé ?
 
8. La loi d’amnistie de 1981 a permis la mise en liberté de 18 terroristes dont celle de Jean-Marc Rouillan, pilier d’Action Directe. Cette libération illustre, dites-vous, la porosité entre certains membres de l’entourage de François Mitterrand et les terroristes : de qui s’agit-il ?
 
9. Que reste-t-il de cet activisme révolutionnaire européen hormis l’écologie violente type Notre Dame des Landes ou l’alter-mondialisme des « Blacks Blocs » qui veulent changer le monde ou le brûler ?
 
10. Votre page 62 est sidérante : comment un terroriste comme Hassan Diab qui a fomenté l’attentat de la rue Copernic à Paris (4 morts, 3 blessés) a-t-il pu se réfugier au Canada, n’être arrêté qu’en 2014 après six ans de procédure et n’être toujours pas jugé aujourd’hui ?
 
11. Pourquoi votre ami le juge Gilles Boulouque qui instruisait lui aussi des affaires sensibles liées au terrorisme s’est-il suicidé le 13 décembre 1990 ?
 
12. Vous avez-vous-même été victime d’une tentative d’attentat à la grenade à votre domicile parisien. Comment les terroristes ont-ils pu se procurer votre adresse sans complicité au sein de la police ou de la magistrature ?
 
13. Policiers et juges ont réussi à juguler la menace terroriste des années 80 : pourquoi n’ont-ils pas vu venir le terrorisme islamiste ?
 
14. Dans votre livre, vous insistez à de nombreuses reprises sur le rôle des « Afghans » dans la propagation du terrorisme. En quoi l’Afghanistan est-il la matrice du terrorisme moderne ?
 
15. Quel est le rôle trouble de certaines Organisations Non Gouvernementales et de certaines universités ou instituts culturels dans la formation et le transit des djihadistes ?
 
16. Vous confirmez page 90 que les terroristes du vol Alger-Paris du 26 décembre 1994 avaient bien l’intention de faire exploser l’avion contre la tour Eiffel en plein Paris. Vous avez-vous-même saisi dans le journal El Ansar du Groupe Islamique Armé une photo de la tour Eiffel en trois morceaux. Cependant,  sept ans plus tard, les mêmes terroristes réussissaient à New York contre les tours jumelles…
 
17. La France ne récolte-t-elle pas ce qu’elle a semé en participant en 1992 à l’interruption du processus démocratique qui avait vu la victoire du Front Islamique du Salut en Algérie à plus de 80 pour cent des suffrages ? 
 
18. Vous évoquez page 99 la revendication étonnante d’un attentat sanglant du GIA dirigé contre le personnel de l’ambassade de France à Alger : « 5 chrétiens français ont été tués, 3 gendarmes de l’armée croisée et 2 employés de l’ambassade de l’Etat Chrétien de France ont été blessés ». Peut-on imaginer une revendication similaire de terroristes français contre l’ambassade d’Algérie à Paris ?
 
19. De la même façon, peut-on imaginer une seconde les conséquences en France de l’égorgement simultané de sept Imams pour répondre à l’assassinat des sept moines de Tibhirine en 1996 ?
 
20.  Vous niez la pertinence du concept de « loup solitaire » utilisé par la presse car vous estimez que les terroristes bénéficient toujours de complicités mais vous dites qu’ils sont « dématérialisés » : qu’est-ce que cela signifie 
 
21.  Vous affirmez page 114 qu’à Marseille une structure de la Fraternité algérienne en France collectait dès 1992 des fonds destinés au maquis, qu’elle accueillait des activistes et procédait à des recrutements de djihadistes pour l’Afghanistan. Est-ce la preuve par neuf que Marseille était et demeure une base arrière du terrorisme ?
 
22.  Vous laissez entendre dans votre livre que les terroristes « agissent plus sous l’impulsion des circonstances que dans un schéma opérationnel planifié ». Dès lors, comment pouvez-vous appréhender la globalité de la menace ?
 
23.  Existe-t-il en France une infiltration sérieuse des réseaux salafistes pour recueillir des renseignements de première main ?
 
24.  Vous révélez à la page 127 l’existence à Marseille d’un réseau terroriste aux ramifications tentaculaires qui fut démantelé en 1996 et en 1998. Cette structure « tafkir » neutralisée n’illustre-t-elle pas la thèse selon laquelle Marseille est l’épicentre de la nébuleuse terroriste ?
 
25.  Vous donnez à la page 141 un chiffre effrayant et méconnu : celui du nombre de djihadistes recrutés en France qui est passé d’une centaine jusqu’en 2012 à plusieurs milliers en 2014. Comment expliquez-vous cette poussée de la radicalisation ? Avons-nous dépassé les 10 000 en 2018 ?
 
26.  Comment expliquez-vous, M. le Juge, que la France ait été épargnée par la violence terroriste durant seize ans de 1996 à 2012 ?
 
27.  On est sidéré de constater la facilité avec laquelle les terroristes se procurent des faux papiers alors qu’ils sont prétendument infalsifiables. Comment un terroriste aussi dangereux que Adel Tebourski peut-il perdre quatre fois de suite son passeport pour en obtenir de nouveaux sans attirer l’attention des autorités françaises ?
 
28.  Page 158 vous racontez l’audition de Chaouki Baadache qui déclare tout de go : « je ne reconnais pas la justice des hommes, je ne crains ni la prison, ni la mort » et qui se met à psalmodier devant vous des versets du Coran : comment délier la langue de ces fanatiques ?
 
29.  Y a-t-il eu un avant et un après Bataclan dans la prise de conscience de la menace terroriste en France ?
 
30.  Vous constatez, page 169, que Adel Mechat fomente depuis sa cellule de la prison de la Santé à Paris de nouveaux projets d’attentats contre l’Euro de football prévu en 2000 en Belgique et aux Pays Bas grâce à deux lignes cellulaires introduites en prison par des complices. Incurie ? Corruption ? Laisser faire volontaire ? 
 
31. Lorsqu’on évoque l’hypothèse de plusieurs attentats simultanés dans les capitales européennes, est-ce que la programmation coordonnée de telles actions vous paraît réalisable ?
 
32. Comment mieux assurer en amont en France la détection des prémices de projets d’attentats ourdis en Afghanistan par les chefs de réseaux alors qu’ils ne cessent de se déplacer et d’interagir dans le monde entier ?
 
33.  Pourquoi la France ne s’inspire-t-elle pas du système judiciaire américain qui a instauré le crime de « conspiration séditieuse » contre les Etats Unis après l’attentat contre le World Trade Center en 1993 ?
 
34.  Vous écrivez page 197 que les terroristes « jouent des failles du système sécuritaire d’Etats qui leur donnent trop souvent trop de marges de manœuvre » : pouvez-vous préciser votre point de vue ?
 
35.  Comment peut-on faire la part des choses entre le banditisme, le gangstéro-terrorisme et le terrorisme dans la mesure où notre rationalité n’est pas celle de nos adversaires ?
 
36. Pourquoi un pays comme le Canada a-t-il refusé de vous aider dans la traque de terroristes projetant un attentat à Los Angeles : angélisme ? Incompétence ? Collaboration masquée ?
 
37.  Vous êtes le spécialiste français de la détection des signaux faibles et des secousses de basse intensité sur l’échelle de Richter du terrorisme. Comment se fait-il que vous ne soyez pas le conseiller privilégié du gouvernement dans ce domaine ?
 
38.  Incroyable mais vrai : six mois avant le 11 septembre 2001, vous témoignez devant le tribunal de Californie et vous appelez l’attention des juges américains sur la possibilité d’utiliser un aéronef comme arme de destruction massive… Pourquoi ne vous ont-ils pas écouté ?
 
39.  Pourquoi les juges ne parviennent-ils pas à neutraliser les instruments de propagande de l’Etat islamique : journaux, sites internet, prêches incendiaires, etc. ?
 
40. Après ses échecs militaires, la nouvelle stratégie de l’Etat Islamique repose sur le terrorisme low cost, c'est-à-dire le terrorisme individuel d’opportunité. Comment prévenir ces frappes imprévisibles, polymorphes et faiblement détectables ?
 
41.  Vous affirmez dans votre livre que l’Etat islamique sera bientôt supplanté par d’autres organisations terroristes : lesquelles, quand et pourquoi ?
 
42. Peut-on dire honnêtement que sans l’efficacité de nos services de renseignements ainsi que de la police judiciaire et anti-terroriste, la France serait aujourd’hui à feu et à sang ?
 
43.  Alors que notre système de lutte contre le terrorisme ne semble plus adapté à l’ampleur de la menace, pourquoi vous a-t-on refusé les moyens d’enquêter efficacement sur le financement du terrorisme ? N’êtes-vous pas victime du terrorisme intellectuel qui sanctuarise en France la défense des libertés individuelles 
 

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