Une journée inoubliable marquée par la qualité des intervenants, nous remplit de joie d'avoir suivi la messe à Saint Laurent célébrée par le Père Alain OTTONELLO. suivie d'un déjeuner très convivial à proximité de Notre Dame de la Major, puis d'une conférence exceptionnelle donnée par Monsieur Emile KERN (professeur agrégé et docteur en Histoire) sur le thème :  "Napoléon deux cent ans de Légende de " 

Monsieur Ange CIARLONE en tenue de Colonel, entouré du Dr Jean-Baptiste RENUCCI , Délégué du Souvenir Napoléonien PACA, Monsieur Emile KERN, un conférencier exceptionnel, on distingue aussi juste derrière le Médecin-Général Jean-Pierre DECONINCK, délégué du Souvenir Napoléonien du Lyonnais, le Lcl Constantin LIANOS et la garde de la Musique du 1er régiment de la Garde Impériale devant la Cathédrale de la Major 

La salle mise à la disposition du Souvenir Napoléonien était remplie par les auditeurs et beaucoup sont restés débout. 

Il faut dire aussi que Monsieur Emile KERN s'exprimait de manière parfaite et nous a fait revivre l'épopée de Napoléon 


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 Texte et photo Constantin LIANOS © Monsieur-Légionnaire  

 

Chers amis,  

Cest avec une grande tristesse que nous vous faisons part du décès de Madame Andréa MESPLES veuve GRUBER, membre de notre association depuis de nombreuses années. 
 
Les Obsèques ont lieu le Lundi 19 Novembre 2018 à 14h30 en l'église de Saint-Jean BOSCO (355, Boulevard du Redon - 13009 Marseille) en présence de Monsieur Lionel ROYER - PERREAUT, Maire du 9ème et 10ème arrondissements, de sa famille et de nombreux amis.
 
Madame Andréa MESPLES veuve GRUBER était ancienne combattante carte N° 187926 - (BDR), elle était née le 4 Juin 1930 à Tarbes. 
 
La cérémonie religieuse a été célébrée par le Père Louis SPAZOKILIS en l'église de Saint-Jean BOSCO suivie de l'incinération à 16 H 00 au Crématorium du Cimetière Saint Pierre de Marseille, puis, transfert de l'urne à Tarbes pour être mise dans le caveau familial.
 
Avec l’autorisation du Père Louis, nous avons rendu les honneurs à Andréa dans l’église à l’issue de la bénédiction. 
 
Un grand merci à tous les participants qui sont venus accompagner Andréa. 
 
 
Le Président et les membres de l'AACLEMP présentent leur condoléances à la famille de la défunte et en particulier son frère; le Major Christian APPEL (ancien Légionnaire) et présent à la cérémonie. 

 

Lcl Constantin LIANOS, 
Président-Fondateur de l'AACLEMP

Photos Lcl Bernard MEYRAN


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 Texte et photos © Monsieur-Légionnaire  

 

 
Chers amis,
 
C’est avec une grande tristesse que je vous fais part du décès du Général de Corps d'Armée (2S) Jean-Louis, Henri  BRETTE qui nous a quitté le mardi 20 novembre à l’age de 89 ans.
 
     
 
 
Il laisse derrière lui son épouse Geneviève et une famille nombreuse (ses 5 filles, ses 4 gendres, ses 17 petits-enfants et 11 arrières petits-enfants). Son attachement à la légion étrangère date de sa toute première affectation mais son affection pour le REP était toute particulière. Les 2 années passées à la tête du REP ont été les plus exaltantes de sa carrière militaire, il nous en parlait souvent. 
 
 
La cérémonie religieuse aura lieu ce samedi 24 novembre 2018 en la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon à 11h 00, suivie de l'inhumation au cimetière de Saint Léger sur Roanne le Dimanche 25 Novembre à 11H30.
 
Le Général Jean-Louis Henri BRETTE ne souhaitait ni fleurs, ni couronnes mais des dons à l'AED (Aide à l'Église en Détresse).
 
 
 
Le président et les membres du Réseau de Monsieur Légionnaire et de l'Association des Anciens Combattants de la Légion étrangère de Marseille-Provence présentent leurs sincères condoléances à son épouse Madame Généviève BRETTE, ses 5 filles, ses 4 gendres à ses 17 petites enfants et 11 arrières petits enfants et en particulier au Capitaine (r) Jérémy ALVADO-BRETTE et le Lieutenant (r) Llyod ALVADO-BRETTE en service de réserve opérationnelle au 2ème REP.
 
Lcl (h) Constantin LIANOS
Ancien Légionnaire Officier
Président-fondateur de www.monsieur-legionnaire.org www.monsieur-legionnaire.com et ses réseaux 
Président-fondateur de l’AACLE de Marseille Provence
***
Biographie du Général de corps d'armée Jean-Louis, Henri, BRETTE
 

Né le 23 juin 1929 à Maizilly dans 1er canton de Charlieu dans la Loire, de Jean, Louis et d’Anaïs Fernande Perrier. Marié à Geneviève Desbenoit le 12 juin 1953.
 

Engagé volontaire pour 8 ans au titre de ESMIA il intègre l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion — « Garigliano » et rejoint le 5e BP en Allemagne le 1er oct. 1949. En raison de ses excellents résultats, il est nommé directement au grade de caporal-chef le 1er févier 1950 puis au grade de sergent le 1er avril.
Nommé au grade de sous-lieutenant, il rejoint l’EAI à Saint-Maixent le 1er octobre 1951.

A l’issue de sa scolarité, il est affecté à la Légion et débarque en AFN pour emploi en qualité de chef de section à la le compagnie du 1er bataillon du 1er RE, le 10 octobre 1952. Il y est promu au grade de Lieutenant le 1er octobre 1953.

 

Il participe à une opération de maintien de l’ordre avec le 2 BM/1er REI, à Berkane au Maroc du 19 au 28 août 1953.

 

Désigné pour servir en Extrême-Orient, il débarque à Saigon. Affecté à la 13e BBLE, il sert successivement au 2e bataillon le 17 novembre, à la 2e compagnie de camions bennes (CCB) pour compter du 11 décembre, unité dont il reçoit le commandement provisoire le 25 décembre puis passe à la section canons sans recul de la 6e compagnie, le 25 janvier 1954, en qualité de chef de section.

 

Il sert ensuite à l’état-major du régiment comme officier d’appuis artillerie en juin avant d’être détaché au groupement de transport 516, en août.
Enfin, il reçoit le commandement de la CCB du 2e bataillon le 1er novembre.

Pendant son séjour, il se distingue le 7 février 1954 à Phu Lao et le 25 mars à Xa-Dong Tang et Truc-Dong au Nord Vietnam.

 

Rapatrié par fin de séjour, il débarque à Marseille le 27 mai 1955. A l’issue de son congé de fin de compagne, il rejoint le 2e bataillon de la 13e DBLE à Zeralda en Algérie, le 9 août pour occuper les fonctions d’officier d’ordinaire, d’officier transmissions et d’adjoint à l’officier de sécurité, emploi où il se distingue notamment à Touount dans les Nemencha, le 15 février 1957.

Il suit les cours du centre d’entrainement à la guerre subversive à Philippeville.

Désigné pour parfaire ses connaissances, il passe le concours d’entrée à l’Ecole d’état-major, le 22 juin 1958 et sert au Prytanée militaire en qualité de commandant de compagnie d’élèves. Il est promu au grade de capitaine le 1er avril 1959. Il intègre la 20e promotion de l’Ecole d’état-major en juillet.

À l’issue, il est breveté parachutiste puis ii est affecté à la 2e compagnie du 51e régiment d’infanterie dont il reçoit le commandement le 13 avril 1960. Là, en qualité de chef de commandos de chasse ou de commandant d’unité, il se distingue aux mechtas Krelif, Si Halal, Haddada, dans le secteur de Mila en décembre 1960, à la mechta Bailloul en 1961, à la mechta Sanita, à la mechta El Massa dans le secteur de Mila en 1962.

 

Après l’indépendance, il est rapatrié avec son unité au camp de Sissone le 6 septembre 1962 et suit les cours du Centre d’études germaniques du 1er octobre 1962 au 3 août 1963.

 

Il est affecté ensuite à l’état-major des forces françaises en Allemagne (FFA) en septembre 1963, puis il intègre la 80e promotion de l’Ecole de guerre et l’Ecole d’état-major, le 1er juin 1966.

 

Il est promu au grade de chef de bataillon le 1er octobre.

 

En juin 1968, il est affecté au 1er régiment de chasseurs parachutistes à Pau Idron en qualité de directeur de l’instruction.

 

Il sert ensuite à l’Inspection de l’Infanterie comme officier d’état-major, pour compter du 1er Juillet 1970. Il y est promu au grade de lieutenant-colonel le 1er décembre 1972.

 

Désigné pour commander un corps de troupe, il reçoit le drapeau du 2e REP, le 29 Juin 1974. Il est promu au grade de colonel le 1er octobre 1975. Pendant cette période de calme opérationnel, il s’attache à embellir le camp Raffalli notamment par une campagne de plantation d’arbres mais surtout prépare le régiment à être déployé, ce qui sera fait l’année suivante lors de l’opération Kolwezi.

 

En février 1976, une de ses compagnies est « unité tournante » au TFAI intervient avec succès dans l’affaire de Loyada.

 

Après son temps de commandement, il est muté à l’état-major de la 3e division blindée des FFA à Fribourg le 1er juillet 1976.

 

En 1978, il est auditeur à la 28e session de l’IHEDN au Centre des hautes études militaires.

Nommé adjoint terre du commandant des 15e DI et 43e DMT, il est affecté pour administration ou 15e RCS le 1er juillet 1979.

 

Il est admis en la liste d’aptitude des officiers généraux le 1er mars 1980.

 

Il reçoit le commandement de la 64e DMT le 1er août 1981 puis de la 11e division parachutiste et de la 44e DMT le 1er mai 1983. Il y est promu au grade de général de division le 1er novembre.

 

Il participe à deux missions d’assistance extérieures au Liban du 30 décembre 1983 au 5 janvier 1984 et au Tchad du 2l au 29ooût 1984.

 

Sous-chef d’état-major à l’EMA le 1er juin 1985, il est élevé aux rang et appellation de général de corps d’armée le 1er mars 1987.

 

Apogée de sa carrière, il est nommé commandant en chef des FFA et du 2e corps d’armée le 13 mai.

 

Arrivé en limite d’âge, il est admis en 2e section des officiers généraux le 24 juin 1989.

 

Cité à l’ordre du corps d’armée avec croix de guerre des TOE
3 fois cité avec croix de la Valeur militaire dont une fois à l’ordre de l’armée et une fois à l’ordre du corps d’armée.

 

Il est chevalier de la Légion d’honneur de 1966, officier de 1977, commandeur du 1er octobre 1986. 

Il est commandeur de l’ordre national du mérite le 13 juillet 1983, Grand officier du 24 avril 1990 et grand-croix en avril 2015.

 

Il est décoré de la croix de chevalier du Mérite agricole de 1975, de la médaille coloniale avec agrafes « Extrême-Orient », « Liban », « Tchad ».

 

Il est également titulaire des médailles commémoratives de la campagne d’Indochine et des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre en AFN avec agrafe « Algérie ».

Par ailleurs, il était autorisé à porter les insignes de commandeur de l’ordre national du Mérite de la République gabonaise du 6 février 1987.

 

***

 

Jean-Louis BRETTE est venu à mon mariage en Décembre 1975. 

 

Les courriels quotidiens, nos communications téléphoniques mensuels depuis 1978, nos rendez-vous annuels à Lourdes et ses conseils me manqueront ! 

(il fut un des tout premier membre à s’inscrire au réseau de Monsieur Légionnaire). La relève est assurée par ses petits enfants.

 

Au revoir Monsieur Légionnaire 

Constantin LIANOS 

***

 

Presse Corse 

 

Messages de condoléances :

 

Mon cher camarade,

le général Brette était un chef.
Alors que j'étais le chancelier de la 15ème DI et la 43ème DMT à Limoges, il était notre colonel adjoint au général.
Qu'il entre dans la paix de Dieu.
J'enverrai une lettre à la famille, que je connais par ailleurs.
Une partie de la famille est à Talence, à côté de Bordeaux.
Avec l'expression de mon entier soutien moral à la communauté de monsieur Légionnaire
Colonel André Dulou
**********
11 novembre 2018
Messe du centenaire de 1918
et des marseillais reconnaissants organisée 
par le Président de l’AACLE  de Marseille Provence en la Basilique du Sacré-Cœur

                                                                                                                                            

 

 

« C’est beau, ces trois couleurs qui pendent dans le chœur ! Elles ne pendent pas ; elles montent vers les cieux. »

 

 

Quel saint lieu plus adapté que la basilique du Sacré-Cœur de Marseille pour commémorer le centenaire de l’armistice de 1918 ! C’est, en effet, Joseph-Antoine Fabre (1844-1923) alors évêque de Marseille qui, comme le rappela monseigneur Georges Pontier, demanda la construction de l’église du Sacré-Cœur en souvenir des morts de la première Guerre mondiale. Ainsi le Sacré-Cœur, œuvre de l’architecte Théophile Dupoux, devenait-il le mémorial de 1914-1918 et l’église, celle du Soldat. 

 

Dans le splendide édifice, une messe solennelle était donc célébrée ce dimanche 11 novembre 2018 à 19 H 00 par son Excellence monseigneur Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France, assisté de monseigneur Jean-Marc Aveline, évêque auxiliaire, de monseigneur Jean-Pierre Ellul et sous l’organisation du président de l’AACLE de Marseille-Provence, le lieutenant-colonel Constantin Lianos. Ce 11 novembre marquait également, à quatre jours près, le 98° anniversaire  de la pose de la première pierre de l’église (7 novembre 1920). 

 

La nuit est déjà tombée sur Marseille quand les porte-drapeaux s’alignent en accueil sous le porche, accompagnés d’un généreux détachement de scouts d’Europe. La basilique (l’église a été érigée en basilique par le pape Jean-Paul II le 17 septembre 1997) connaît l’affluence des grandes célébrations : autorités civiles et militaires, anciens légionnaires, amis, soldats, marins, aviateurs, membres des associations patriotiques, compagnes et amies, tous ont répondu présent à l’appel du lieutenant-colonel Constantin Lianos,  cérémoniaire laïc en la circonstance.

 

Autour de l’autel surmonté d’une immense banderole aux trois Couleurs, les drapeaux ont pris place en cercle devant les imposantes colonnes de granit corse si caractéristiques de la basilique. Les premiers mots de monseigneur Pontier sont pour les victimes du drame qui a frappé Marseille ce 5 novembre. D’emblée, avec une double invitation à la prière et à la Paix, le ton du recueillement est donné. Il imprégnera l’office de toute son intensité.

 

 Les Bleuets de France du Souvenir Français frappent de leur couleur d’espérance les revers des uniformes, des vestes et des vestons. Dans l’alignement des officiers généraux et des élus en écharpe tricolore (Charles Péguy ne disait-il pas : « Le spirituel est couché dans le lit decamp du temporel ») un jeune garçon, les mains posées sur ses genoux, suit avec attention la cérémonie et symbolise, sans le savoir, la permanence de la transmission intergénérationnelle du souvenir et du respect pour les glorieux combattants de la Grande Guerre. Dans le chœur, derrière le maître-autel, douze magnifiques vitraux, œuvres d’Henri, Louis, Marius Pinta (1856-1944), Prix de Rome, honorent d’ailleurs les Poilus en rappelant un certain nombre de leurs combats : Charleroi, Guise, Morhange, Dieuze, le Grand Couronne, La Somme, Artois, Champagne, Verdun, Bataille de France…, autant de lieux de sacrifice de ces Poilus dont, malgré tous nos efforts, il nous est aujourd’hui si difficile de comprendre en profondeur la souffrance comme le rappelle le poème inscrit sur la plaquette éditée et mise à disposition de l’assistance.  

 

Aux grandes orgues, Christophe Guida, interprète de renommée internationale et natif de Marseille, accompagne majestueusement chants, prières et textes liturgiques lus par le colonel Alain Carles et le médecin capitaine Bourdon et Mademoiselle Christine Thun - Thon. Monseigneur Georges Pontier consacre naturellement son homélie à la Paix et rappelle que cette Paix fut le thème même que choisit Paul VI, premier pape à s’exprimer devant l’Assemblée générale des Nations Unis, le 4 octobre 1965, lançant aux dirigeants du monde : « Plus jamais laguerre ».  « Heureux les artisans de Paix »poursuit l’archevêque en précisant que cette Béatitude est la seule pour laquelle Christ indique que ceux-là seront appelés « fils de Dieu ».

 

Un grand silence accompagne ensuite l’étonnante voix du jeune contreténor lyrique Rémy Brès, passionné de musique baroque, et intervenant à deux reprises au cours de la liturgie. Moment fort, enfin, lorsque deux scouts d’Europe installent aux marches du maître-autel un trépied de métal dont la coupe est remplie par Monsieur Marcel Biancoto qui, s’avançant, porteur d’un flambeau, fait jaillir une flamme rayonnante, tel un feu purificateur et un vibrant hommage aux morts du premier conflit mondial en l’honneur desquels cette messe est célébrée. Le Lieutenant-colonel Lianos invite alors le général Benoît Houssay, Gouverneur Militaire de Marseille, Officier Général de Zone de Défense et de Sécurité Sud et commandant de la zone Terre Sudet le général Lévêque, commandant la Légion de gendarmerie PACA, à s’avancer avec lui dans le chœur même de la basilique où, rejoints par Monseigneur Pontier, ils déposent tous quatre une superbe gerbe de roses et de glaïeuls blancs piqués de gerbéras et ornée d’un ruban au nom de « Les Marseillais reconnaissants » portée à bout de bras par l’Adjudant-chef Vanja Zigic. L’inscription reprend celle figurant sur le fronton surmontant le porche de la basilique. Monseigneur Pontier bénit la gerbe tandis que, au moyen de son Smartphone, le Lieutenant-colonel Lianos fait résonner sous les voûtes de la basilique la sonnerie « Aux Morts ». Le recueillement pour les combattants de 14-18 atteint son point d’orgue.      

 

Sous l’immense et grandiose mosaïque qui domine le chœur, œuvre également d’Henri Pinta qui en dessina les cartons, d’un geste à la fois « paternel et fraternel », avec cette grandeur de simplicité qui est la sienne, monseigneur Pontier, reproduisant le geste de monseigneur Belsunce en 1720 tel qu’il figure sur la mosaïque, bénit l’assistance en l’exhortant à nouveau à vivre dans la Paix. 

 

Je ne saurais, enfin, oublier un dernier partage : celui du « vin chaud du Poilu » joyeusement servi par les « Chevaliers de Colomb », ni les remerciements chaleureux à toutes et tous les fidèles amis ayant apporté leur concours pour la réussite de cette cérémonie. Et rendez-vous dans un an pour nous rassembler à nouveau au Sacré-Cœur dans le recueillement, le souvenir de nos soldats, la Joie et l’Amitié.  

Jean Noël BEVERINI, Membre de l'académie de Marseille, Membre de l'AACLE de Marseille-Provence

 

 

 

Première lecture par le Colonel Allain CARLES, ancien Chef de Corps du 1er étranger, président du Comité des Sages de l'AACLE de Marseille Provence 

Le psaume chanté par Christine THUN-THON membre de l'AACLE de Marseille - Provence

Deuxième lecture par le Médecin-Capitaine Alain BOURDON, Vice-Président de l'AACLE de Marseille Provence

Homélie 11 novembre 2018 : 100e anniversaire de l’Armistice

Ce mercredi 24 octobre, avec une trentaine d’évêques de pays différents d’Europe, nous avons vécu une journée de prière pour la paix à Ypres. Ypres se situe en Belgique, plus proche de Lille que de Bruxelles. Trois fois durant la Grande Guerre, elle fut le lieu de terribles batailles. Elle fut quasi détruite puis reconstruite.

Elle possède une belle cathédrale, un musée souvenir remarquable de pédagogie qui fait percevoir la folie de cette guerre, et sûrement la folie de toute guerre. Quelles épreuves vécues par les soldats, de quelque camp qu’ils soient ! Inimaginable pour nous. Nous nous sommes rendus sur le site de plusieurs cimetières militaires où se garde la mémoire de ceux qui, venus de très nombreux pays, ont donné leur vie pour la paix du monde. Sur ces tombes, des noms, une origine et assez souvent ces mots : "Connu de Dieu seul" !

Quel drame que les guerres ! Hier et aujourd’hui. Nous l’avons encore vu pour ce qui s’est passé en Irak et en Syrie récemment. Quand les armes se taisent, il faut tout reconstruire. Reconstruire les moyens de vivre, mais reconstruire les cœurs, faire taire aussi les haines et les désirs de vengeance. La paix des cœurs met du temps à advenir ! Après la guerre de 14-18 viendra celle de 39-45, suivie, nous l’espérons pour l’Europe, d’un travail de réconciliation, d’estime, de confiance, de projets communs, d’ouverture des frontières, de solidarité. 
Mais le cœur des hommes est si fragile qu’il ne faut pas croire que cela est acquis pour toujours. Les oppositions idéologiques, les ambitions, les orgueils sont tapis, cachés et prêts à se réveiller.

Dans cette basilique, au terme des manifestations du souvenir qui se sont déroulées durant cette journée, nous prions pour les trop nombreuses victimes de tous les camps, pour les familles brisées, les vies fauchées. Les monuments aux morts de la moindre commune de France gardent mémoire de leur nom. Cette basilique elle-même porte ce souvenir et cette prière. En célébrant cette messe, nous nous rappelons le Christ appelé à sa naissance : « Prince de la paix ». Et saint Paul écrit aux Ephésiens en pensant à ce qui opposait les peuples : « C’est Lui, le Christ, qui est notre paix : de ce qui était divisé, il a fait une unité. Dans sa chair, il a détruit le mur de séparation : la haine. » À chaque eucharistie, nous commémorons le repas de l’Alliance entre Dieu et les hommes, l’offrande de la vie du Christ, une alliance solide, durable, car il n’y a pas de haine en Dieu, et ses disciples sont invités à la vaincre en eux-mêmes. Nous voilà appelés à être des artisans de paix face aux violences multiformes, souvent le fruit d’ambitions, d’intérêts, de domination. Dans le récit des Béatitudes proclamées par Jésus et relues le jour de Toussaint, il n’y a qu’une béatitude où ceux qui la vivent sont appelés Fils de Dieu. Ce sont les artisans de paix. « Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu. »

Être un artisan de paix nous concerne tous. Déjà dans notre vie personnelle, familiale, professionnelle, mais aussi dans la vie en société. Cela concerne, bien sûr, tous les responsables, politiques tout particulièrement. Cela concerne éminemment les grandes organisations internationales. Cela concerne encore les responsables religieux dont la mission est aussi la recherche de la paix, mais qui peuvent souffler le vent de la haine et de la violence.

Je voudrais terminer en relisant quelques phrases du discours du pape Paul VI à l’ONU en 1965. C’était la première fois qu’un pape prenait la parole à l’ONU : « Il n’est pas besoin de longs discours pour proclamer la finalité suprême de votre institution. Il suffit de rappeler que le sang de millions d’hommes, que des souffrances inouïes et innombrables, que d’inutiles massacres et d’épouvantables ruines sanctionnent le pacte qui vous unit, en un serment qui doit changer l’histoire future du monde : jamais plus la guerre, jamais plus la guerre ! C’est la paix, la paix qui doit guider le destin des peuples et de toute l’humanité ! Comment ne pas rendre hommage aux artisans de paix, à ceux qui le sont dans leurs hautes responsabilités et à ceux qui le sont dans leur vie quotidienne. La paix se construit dans les cœurs. C’est de là que partent les pensées violentes, les désirs de domination, le mépris des frères en humanité, les appétits monstrueux. Oui, encore et toujours : "Heureux les artisans de paix, ils seront appelés Fils de Dieu. (Mth 5,9)". »

Que le Seigneur, Prince de la paix, fasse de nous des artisans de paix, des amis de la paix.

+ Georges Pontier

Archevêque de Marseille 

Lien chants pour le 11 Novembre 2018 préparés par Monsieur Jean-Pierre CRISPI

Poème à la mémoire des Poilus : écrit par le Commissaire en Chef Jean-Noël BEVERINI (membre de l'AACLEMP, membre de l'Académie de Marseille) à la demande du Lieutenant-colonel Constantin LIANOS.

 

Lieutenant-colonel Constantin LIANOS et S.E. Mgr Georges PONTIER, confirment que le vin chaud du Poilu préparé par les Chevaliers de Colomb était de très bonne qualité !

 

Un grand merci à cette formidable équipe qui a préparé soigneusement le vin chaud du Poilu au pied levé !

***

Nous remercions pour leur présence nos élus dont les noms suivent :

Monsieur Guy TEISSIER, Député des Bouches du Rhône, membre d'honneur de l'Association des Anciens Combattants de la Légion étrangère de Marseille Provence. 

Monsieur Stéphane RAVIER, Sénateur des Bouches du Rhône

Madame Catherine GINER, représentants le président de la Région PACA.

Monsieur Dominique TIAN, 1er Adjoint au Maire de marseille

Monsieur Patrick PAPPALARDO, conseiller territorial de Marseille Provence et adjoint au maire à la mairie du 9/10 de Marseille

Monsieur Gérard VITALIS, représentant le Maire des 6ème et 8ème Arrondissements de Marseille, Président de Sidi Brahim

Monsieur Jean-Pierre BERBERIAN, représentant le Maire des 9ème et 10ème, membre actif de l'AACLEMP 

Monsieur Gérard DETAILLE, Adjoint à la culture de mairie du 6 etr 8ème Marseille,  

Nos chefs militaires dont les noms suivants :

Général de Corps d’ArméeBenoît HOUSSAY, Gouverneur Militaire de Marseille, Officier Général de Zone de Défense et de Sécurité Sud et commandant de la zone Terre Sud,

Général de Corps d’ArméeMarc LEVÊQUE, commandant la région de gendarmerie de Provence-Alpes-Côte d'Azur et la gendarmerie pour la zone de défense et de sécurité Sud, 

Général de Brigade 

 

Les Généraux, Contrôleurs, Divisionnaires (2S), Officiers Supérieurs en activité et en retraite. 

Monsieur Claude CATTO, Contrôleur Général de Police, Délégué Régional de l'Association des Haut Fonctionnaires de Police (AHFPN),

Général Inspecteur de service santé Jean-François et Madame  Christine BRIANT, membres à vie de l'Association des Anciens Combattants de la Légion étrangère de Marseille Provence

Général (Air) Jean-Paul et Madame Jeanine ANDREOLI, Président du comité de la SMLH Marseille-Vieux-Port, membres actifs de l'Association des Anciens Combattants de la Légion étrangère de Marseille Provence

Monsieur le Divisionnaire Georges et Madame Paule GASPARINI, Président National de l'association Police et Humanisme

Colonel Allain et Madame Roselyne CARLES, Ancien Chef de Corps du 1erRégiment étranger, membres à vie de l'Association des Anciens Combattants de la Légion étrangère de Marseille Provence

Monsieur le Commissaire en chef Jean-Noël BEVERINI, membre de l'académie de Marseille, membre de l'AACLEMP 

Docteur Jean-Baptiste et Madame Dénise RENUCCI, Délégué PACA du Souvenir Napoléonien, membres à vie de l'Association des Anciens Combattants de la Légion étrangère de Marseille Provence

Monsieur Alain et Madame Nicole RAPHAEL, président de l'UNC Marseille-Centre, membres à vie de l'Association des Anciens Combattants de la Légion étrangère de Marseille Provence

Monsieur Daniel BECKER, président UDAC 13

Lieutenant-colonel Jean-Michel et Madame Michelle HUDRY, membres de l'AACLEMP  

Monsieur Jean-Dominique ROUBAUD, président du Souvenir Français comité d'Aubagne 

Madame Hélène HIRMANN, délégué de l'AACLEMP auprès du SF

Monsieur Jean-Pierre SCALESSE, Président de l’Association des Porte-Drapeaux avec les Porte-drapeaux de BDR, 

les Présidents des Associations des Anciens Combattants et patriotiques partenaires,  FNAME/OPEX, SF, UNP-Marseille, FNRG (Retraités de Gendarmerie) et ACOMAR, 

Mesdames Jeanne LIANOS, Odette GORCE, Claire RAULETPatricia GOMEZ-BASQUEZ et Jacqueline DARIETTO, membres de l'AACLEMP pour leur service d' accueil et protocole

 

L'organisation a été la suivante :

Protocole 

- Célébration et Homélie : S.E. Mgr Georges PONTIER

- Cérémoniaire ecclésiastique : Mgr le Chanoine Jean-Pierre ELLUL

Cérémoniaire  laïc : Lcl Constantin LIANOS

- Grand Orgue : Monsieur Christophe GUIDA

- Chanteur lyrique, contre teneur : Monsieur Remy BRÈS 

- Animation : Chorale du Sacré-Cœur

- Lecteurs : Colonel Allain CARLES et le Médecin-capitaine Alain BOURDON

- Psaume : Madame Christiane THU-THON

- Prière Universelle : Monsieur Jean-Pierre CRISPI 

- Livret de messe : Monsieur Jean-Pierre CRISPI

- Compte rendu : José d'ARRIGO et Jean-Noël BEVERINI

- Couverture photos : Monsieur Marcel CHAPAPRIA et Constantin LIANOS

- Gerbe : " Les Marseillais reconnaissants" commandée par Madame Patricia GOMEZ-BASQUEZ  et reception par Madame Odette GORCE.

- Porte-drapeau AACLEMP :  Caporal-chef Jimmy RAJAONARIVO RATSIMANDRESY 

- Sécurité : Adulant-Chef Vanja ZIGIC, Lieutenant Gilles CHAMPROUX et Caporal-chef Vincenzo ROMANO

- Décoration de la Basilique : à la charge de Mgr Jean-Pierre ELLUL avec son équipe

- Quêteurs à l'intérieure de la Basilique : Par les membres de la communauté du Coeur de Jésus

- Quêteurs pour l'œuvre National de Bleuet de France sur le parvis de la Basilique par les Scouts d'Europe composé de Paul JACQUOT, Eloi VION SAINT-SUPERY, Jean REBOUL, Martin DESJARS, Foucauld de la ROQUE, Martin RENART et Benoît BRUNER dirigés par Foucauld ROUX. Bravo ! Merci et RDV en 2019.

- Accueil et guidage des autorités : Mesdames Jeanne LIANOS, Odette GORCE, Patricia GOMEZ-BASQUEZ  Jacqueline DARIETTO et Claire RAULET, 

- Le vin chaud du Poilu a été servi à la sortie de la Basilique par les «Chevaliers de Colomb :  Christophe CUTAYARD, Jean-Marc CRIVELLARO, Jean-Cyril GUEZ, Michel CECCALDI, François KOUAMÉ et Nicolas BETTINI, qui est aussi le responsable de l'équipe des Chevaliers de Colomb pour Marseille.

Un grand merci à ce jeune mouvement qui prend forme dans notre cité. Lien du mouvement des Chevalier de Colomb


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 Texte et photo Constantin LIANOS © www.monsieur-legionnaire.org   

 

 


                  Les Poilus invités au Souvenir napoléonien          

Il n’est pas étonnant que le Souvenir napoléonien étudie l’Histoire, la questionne, la mette en valeur et invite à la partager. Toutefois, en ce samedi 10 novembre, le thème retenu par sa Délégation régionale et son Président, le docteur Jean-Baptiste Renucci, sortait, au prime abord, des grandes épopées de l’Empire. Le Souvenir napoléonien organisait, en effet, une « Réunion commémorative du 11 novembre en hommage aux soldats de la Grande Guerre ». En réalité le lien était pleinement fondé. Au delà de la date anniversaire de l’armistice de 1918, anniversaire digne d’une exceptionnelle commémoration en raison de son centenaire, il suffisait de prendre connaissance des thèmes proposés et, en particulier, de la toute première intervention :

-     « Des grognards aux Poilus

Une vie de courage et de dévouement »

Les fidèles lecteurs de la magnifique revue du Souvenir napoléonien « RSN » se souviennent certainement que le numéro 507 d’avril-mai-juin 2016 consacrait déjà un important article au centenaire du début de la grande bataille de Verdun et posait la question :

-«  Quoi de commun entre cette bataille dans la boue des tranchées et les chevauchées impériales ? » 

L’invitation ce 10 novembre 2018 du Président Renucci s’inscrivait dans cette même veine et ce même esprit. Dès 14 H 30 les participants avaient littéralement envahi la salle des Martégales, mise à nouveau sympathiquement à disposition du Souvenir napoléonien par madame Lisette Narducci, maire de secteur. Aux premiers rangs avaient pris place les généraux Michel Foudriat et Jean-Paul Andreoli, le colonel Larsen, le lieutenant-colonel et madame Constantin Lianos et plusieurs élus dont le sénateur Stéphane Ravier, le député Guy Tessier étant représenté par Stéphane Lachaux et le maire des 6/8 ° arrondissements par Gérard Vitalis.

Prenant la parole devant une assistance si fidèle, le Président présentait alors les cinq conférenciers de haute tenue qui, en surabondance aux thèmes traités, étaient loin d’être étrangers à la mobilisation et à la gourmandise du public : 

-       Monsieur Alain Pigeard, historien, auteur de 64 ouvrages, de plus de 400 articles dans plusieurs revues historiques, ancien président du Souvenir napoléonien (2012-2017). Premier spécialiste français d’histoire militaire napoléonienne, Alain Pigeard se déplaçait de Dijon.

-    Le général Maurice Schmitt, ancien chef d’Etat-major des Armées (1987-1991) puis gouverneur des Invalides. Chevalier de la Légion d’honneur à 25 ans, officier à 29. Le président Renucci rappela la phrase du journaliste Jean Guisnel : «  Si les généraux étaient des navires, Maurice Schmitt serait un cuirassé : un mètre de blindage, grosse puissance de feu ».

-      Pierre Échinard, membre de l’Académie de Marseille, historien spécialiste de Marseille des XVIII°, XIX° et XX° siècles, auteur d’une trentaine d’ouvrages, tous consacrés à sa ville dans les domaines les plus variés, et directeur durant tant d’années de la superbe revue « Marseille ».

-      Monsieur Jacques Saint-Pierre, professeur d’Histoire et Géographie, conférencier très apprécié des membres du Souvenir napoléonien auprès desquels il est intervenu plus d’une dizaine de fois. Jacques Saint-Pierre, spécialiste de l’histoire des Idées politiques, est également l’auteur de nombreux articles et publications.  

-       Monsieur Michel Franceschetti, professeur d’Histoire et Géographie, également passionné d’histoire napoléonienne et auteur de nombreux reportages, en particulier, sur sa Corse natale.

     Effectivement, avec une telle palette de conférenciers, tous maréchaux d’Histoire, l’auditoire ne pouvait qu’être enthousiaste, un enthousiasme encore rehaussé par la présence des Anciens Combattants de la Légion étrangère de Marseille-Provence qui, par la volonté du Lieutenant-colonel Constantin Lianos, Président de l’AACLEMP, et sous la haute direction du Major Dante Stevenazzi, Vice-président et ancien président des sous-officiers du 2° REP, interpréteraient quelques-uns de ces chants glorieux de la Légion, ces chants qui me font penser à ces vers de l’Aiglon d’Edmond Rostand :

 

«  Nous qui par tous les temps n’avons cessé d’aller

Suant sans avoir peur, grelottant sans trembler

Ne nous soutenant plus qu’à force de trompette

De fièvres et de chansons qu’en marchant on répète ».

Après ces présentations, le président Renucci invitait le premier conférencier à rejoindre le micro, disons plutôt à ouvrir le feu.

« Des Grognards aux Poilus. Une vie de courage et de dévouement »

 Alain Pigeard

Double point commun que ce courage et ce dévouement entre les Grognards du premier Empire et les Poilus de 14. Mais encore faut-il y ajouter les mêmes conditions de combat en hiver, la conscription qui ne sera supprimée qu’en 1978, sans oublier l’excellent état d’esprit des troupes. En revanche, souligne Alain Pigeard, si la France fait  la guerre avec un armement moderne, elle la conduit avec une conception ancienne. En Allemagne, l’artillerie est au devant du soldat ; en France, derrière. Si les départements de l’Est ont toujours été habitués aux invasions et aux guerres, du côté des Pyrénées on n’a jamais plus vu d’envahisseurs depuis l’an 732 ! Le rapprochement est saisissant.  

Quant aux pertes, elles sont sans commune mesure : la première guerre mondiale coûte en vies humaines 4 fois ½ de plus que toutes les guerres de l’Empire. À la fin du conflit, 24 villages de France n’existent plus : ils ont été totalement rayés de la carte. Durant la seule année 1914, 50% des morts ont entre 19 et 21 ans et la France mobilisera 8 millions d’appelés entre 1914 et 1918.

L’auditoire aura, enfin, certainement retenu le dernier exemple donné par le conférencier pour montrer les conditions de combat : les régiments ont besoin d’un nombre impressionnant de chevaux mais certains ont une robe blanche. Pour les rendre invisibles à l’ennemi les chevaux blancs vont être peints en vert !

L’état de l’armée française en 1918

Maurice Schmitt

En 1918 l’armée française est d’une puissance inégalée ; l’artillerie est refaite, de nouveaux matériels et armes sont développés (chars et avions). Ainsi devient-elle un exceptionnel outil. De nouvelles stratégies sont adoptées et l’armée de 1918 n’a plus rien de commun avec celle des années de guerre précédentes. 

Le général a positionné un tableau sur l’estrade décrivant les fronts français et alliés et les positions allemandes, les mouvements des troupes et, du doigt, indique les avancées des régiments. J’imagine le jeune officier qu’il était en Indochine au cours d’un briefing devant ses hommes ! Cette puissance et le percement du front allemand poussent le commandement à envahir une Allemagne déjà vaincue et à bout de souffle : une pénétration sur le sol ennemi de nature à concrétiser la victoire, telle que le veulent les généraux Foch et Pétain, histoire de quelques semaines de combat supplémentaires …  Mais Clémenceau et les puissances alliées refusent. L’armistice est signé le 11 novembre. Et le général de conclure qu’une victoire sur le sol ennemi aurait, peut-être, évité le conflit de 1939-45. 

1914-1918 à travers la Revue Marseille

Pierre Échinard

Quel meilleur spécialiste que l’académicien Pierre Échinard pour nous parler de 1914-1918 au travers de la Revue « Marseille » dont il fut le directeur pendant plus de vingt ans. Aussi est-il porteur de deux parutions, dont l’édition exceptionnelle de 2014 consacrée à la thématique « Marseille et la Grande Guerre ». Ce numéro 246 est le 74° alors signé par Pierre Échinard (NDLR) qui va alors préciser, avec l’attachement profond le liant à Marseille, les conditions dramatiques dans lesquelles la cité vécut le premier conflit mondial. Ville de l’arrière, certainement ; ville étrangère à la guerre : certainement pas. Marseille est impliquée dans le conflit dans toutes ses dimensions et aligne 10 000 morts. Comme tous les villages et villes de France, elle approvisionne le front par ses enfants mais se caractérise aussi par son état de « plateforme » recevant et expédiant des troupes venues de l’extérieur. Elle met en œuvre une vingtaine d’hôpitaux. Contrairement à l’idée faussement répandue, Marseille a souffert et a souffert péniblement et injustement d’une déconsidération, sans compter les conséquences économiques et financières qui ont porté préjudice à son industrie à son commerce et à l’activité portuaire. L’académicien évoque la réaction marseillaise au travers du rôle des théâtres qui, en ville, n’avaient cesse de remonter le moral indispensable dans les circonstances du moment et cite, en particulier, l’action de Gaby Deslys. 

La signature de l’armistice et ses conséquences

Jacques Saint-Pierre 

Jacques Saint-Pierre commence par rappeler l’évidence, à savoir que l’armistice est le résultat de la défaite allemande. La défaite de l’Allemagne est incontestable (il ne saurait s’agir d’un « coup de poignard » donné dans le dos des allemands). L’armée allemande s’est effondrée ; elle comprend qu’elle ne gagnera pas la guerre ; elle « craque » et se délite.  L’Allemagne est vaincue.  

Le professeur met en lumière le rôle de l’Armée d’Orient de Franchet d’Espérey qu’il convient de ne pas oublier. La Bulgarie va être contrainte à la capitulation. L’Autriche-Hongrie, à son tour, se retire du conflit, comme la Turquie. L’Allemagne se retrouve sans alliés et sa frontière Sud est menacée.

Le 11 novembre, après trois jours de fausses négociations car Foch impose ses conditions, parlant « comme un vainqueur », les conditions d’armistice sont signées. Jacques Saint-Pierre a distribué le texte de la Convention d’armistice. Dans un climat de très grand enthousiasme la France récupère l’Alsace et la Moselle. 

L’historien conclut sur l’importance de l’année 1919 : la démobilisation s’opère mais de façon lente en commençant par les classes les plus âgées, mais les Forces conservées sont encore importantes. En janvier 1919 la Conférence de la Paix se réunit. Les anglais veulent éviter une France trop puissante en Europe. Le 14 juillet 1919 le défilé de la Victoire, les mutilés de la Guerre en tête suivis des maréchaux Foch et Joffre se poursuit par les armées conduites par le maréchal Pétain qui, le 8 décembre précédent, devant Clémenceau, a reçu à Metz son bâton de maréchal. 

Le 11 novembre à Marseille

Michel Franceschetti  

Dernier intervenant, le professeur Michel Franceschetti rappelle la véritable Joie qui saisit Marseille le 11 novembre qui est un lundi. Déjà la veille la ville bruissait d’une rumeur, celle de la fin de la guerre. Au matin du 11 le mistral souffle et le ciel est parfaitement bleu. La « Nouvelle » arrive par la TSF des navires du Port, relayée par la Poste Colbert. Aussitôt les marseillais sortent dans les rues et ceux qui n’y sont pas se mettent à leurs balcons et fenêtres. Les drapeaux colorent les façades et les rues. 

Les journaux commentent l’événement : le Petit marseillais titre : « Il y a quatre ansqu’on attendait la fin de cette guerre ». Le Petit Provençal : « L’armistice est signé ». Mais le deuil n’est pas absent. Les cloches de toutes les églises sonnent à commencer par le bourdon de Notre Dame de la Garde.

Le 5 novembre 1918, avant même l’armistice, la ville de Marseille décide de parrainer la ville d’Arras, détruite, et lui alloue une somme de 900 000 francs. Arras fondra une médaille : « À la ville de Marseille la ville d’Arras reconnaissante » et Marseille baptisera un de ses boulevards du nom de la ville du Nord.   

Chants Légion

Moment de couronnement. Le Major Dante Stevenazzi réunit sur l’estrade ses hommes et … femmes. Trois chants au programme et pour commencer : Eugénie.

Eugénie, chant de tradition de la première époque 1831-1839. Avant tout mouvement le Major présente le chant, l’explique et le met en valeur, selon le principe de base en la matière. Un chant Légion doit être chanté avec fierté et flamme. Le texte en est sacré !  

Le silence tombe sur les Martégales. Le Major commente, rappelle le départ pour le Mexique … Eugénie … l’Impératrice … Et le chant commence :

« Eugénie les larmes aux yeux

Nous venons te dire adieu

… Nous partons pour le Mexique   « 

« La Petite Piste » : chant de la quatrième époque, de 1962 à nos jours. Et comme le précise le Major : «  Sur les pistes, nous en avons usé des rangers ! ». Cher Major, nous te croyons sur parole.

« Et quand un jour nous partirons

Pour le dernier voyage

Chante-nous cette chanson … »

Et pour conclure, « Le fanion de la Légion » … « Pour chanter notre plus belle chanson ».

« À nos Poilus » et La Marseillaise.

À NOS POILUS

 

Oh, vieux Poilu de France, qui comprendra jamais
Le don de ta souffrance ? Qui comprendra jamais ?
Ce ne sont pas des mots, mêmes écrits de ton sang,
Qui diront aujourd’hui à ceux qui sont vivants
Ce que tu as vécu dans ce trou qu’est la guerre
Où s’agrippaient tes mains pour conserver Ta terre.

 

Oh, vieux Poilu de France, car la guerre rend vieux
Même en quittant l’enfance, que me disent tes yeux ?
Tes yeux saisis d’effroi dans le feu qui les brûle
Tes yeux si grands ouverts parce qu’ils sont incrédules
Devant tant de malheurs, devant tant d’hécatombes
Où Mort ne compte plus tant de Poilus qui tombent.

 

Oh, vieux Poilu de France, par qui la France est France
Quand tout semblait perdu jusqu’au mot Espérance.
Mettons-nous à genoux ; c’est Toi qui es debout
Debout dans la tranchée et debout dans la boue.
Cette guerre de boue a fait boue de ton corps
Tu es couvert de plaies mais tu combats encor.

 

Et le ciel sur ton front, en orage d’acier,
T’entoure d’un collier d’un ignoble charnier.
 Comme un volcan, la terre crache partout du feu
Tu suffoques sans croire que tu étouffes un peu
Sous les gaz enflammés que t’offre le vent frais
Comme celui l’été couchant les champs de blé.

 

La terre sous tes pieds tremble plus fort encore
Que le drap secoué au matin, dès l’aurore
Quand, dans la chambre aimée, tu disais à ta femme 
Que tu voulais l’aider. Mais aujourd’hui les flammes
Sont d’une autre chaleur, d’une chaleur qui tue.

 

L’attaque est décidée ; femme je te salue.
Les sapeurs du génie, les cisailles en mains,
Qui sait ce que sera alors leur lendemain,
S’élancent en courant aux champs des barbelés
Leurs corps déjà s’écrasent aux bras écartelés.
Femme aimée, prie pour moi. Mais ne t’inquiète pas
Nous nous retrouverons et nous mettrons nos pas
Ensemble, tous les deux, dans un monde nouveau
Où la Paix brillera.

 

Jean Noël Beverini
Marseille, le 24 octobre 2018
 

Le président Renucci invite le commissaire en chef Jean Noël Beverini à le rejoindre sur la scène pour donner lecture du Poème « À nos Poilus » écrit à la demande du Lieutenant-colonel Constantin Lianos pour les célébrations du centenaire de l’armistice.

Le président de l’AACLEM de Marseille Provence qui tient en ses mains le texte du poème dira : « J’ai vu dans la salle des gens émus aux larmes ! ». 

La Marseillaise, d’une voix forte et claire, est entonnée et conclut magnifiquement la commémoration. Merci au Souvenir napoléonien, à son Délégué Jean-Baptiste Renucci, à tous ses collaborateurs, à chaque intervenant, au Lieutenant-colonel Constantin Lianos président et les membres de l’Amicale des Anciens Combattants de la Légion Étrangère Marseille Provence et à tous les fidèles amis et amies ayant, par leur présence et leur amitié, manifesté leur reconnaissance aux Poilus de la Grande Guerre.                           

1918 - 2018
    

 

Le Souvenir Napoléonien avec le concours des associations d'Anciens Combattants
vous prie de bien vouloir assister 
le Samedi 10 Novembre à 15 H 00 
Salle de Martégales 
à la réunion commémorative du 11 Novembre 
en hommage aux Soldats de la Grande Guerre

 

Chants interprétés par les membres de l'Amicale des Anciens Combattants 
de la Légion Étrangère de Marseille Provence

 

17 H 30 apéritif de clôture

 

Salle des Martégales - 13, Rue des Martégales (au bout de la rue de la Loge) Parking: Hôtel de Ville - Jules Verne

Entrée libre  - Renseignements : J.B RENUCCI,  Tél.: 06 81 64 82 69 @: aicm13(at)orange.fr 

 


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 Texte et photo Constantin LIANOS © Monsieur-Légionnaire