Un grand moment de recueillement ! 

Lien du film de la cérémonie : https://www.youtube.com/watch?v=VVwxXidUArQ&feature=youtu.be

 

Le Commissaire-colonel Ernest CUTIN et le Capitaine de Frégate François FOURNIER portent la gerbe

 

Monsieur Anatoly EVSEEV, M. Stéphane SEENOV accompagnés du Général Jean-Paul ANDREOLI

déposent une gerbe en signe d'amitié franco-russe

 Mgr le Chanoine Jean-Pierre Norbert ELLUL, notre Aumônier depuis plus de 20 ans reçoit la médaille du dévouement et du mérite de l'ANACLE

devant le monument aux morts dédié aux héros de Normandie - Niemen (Moscou) le 3 Septembre 2019

 

Messieurs Anatoly EVSEEV et Stéphane SEMENOV

 

Le Capitaine de Frégate François FOURNIER et le Commissaire-Colonel Ernest CUTIN portent la gerbe devant

le Lieutenant-colonel Constantin LIANOS, entouré de Madame Rosa-Maria VILAFRANCA-GUIRAUD, Monsieur Pascal LALLE et Mgr le Chanoine Jean-Pierre ELLUL

 

Le Lieutenant-colonel Fleur TARDIF grâce à qui cette rencontre a pu aboutir. 

 

l'ensemble de participants face au monument de Normandie-Niemen

P

"Aux Morts"

suivi de la minute de silence suivie de la marseillaise chantée avec les élèves du centre de recherche francophone

 

Le Général Jean-Paul ANDREOLI lors de son intervention sur l'épopée de Normandie-Niemen 

 

 

 

 

Lien du film de la cérémonie https://www.youtube.com/watch?v=VVwxXidUArQ&feature=youtu.be 

 

Lieutenant-colonel Constantin LIANOS

Président de l'ANACLE et de l'AACLEMP  


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 Texte et photo © Monsieur-Légionnaire  

 

 

C'est avec une grande tristesse que je vous annonce la disparition du Sergent (er) Sandor SOOS Mle 139698 , décédé le 30 Juillet 2019 dans la soirée à Marseille suite à une crise cardiaque. 
 
Sandor était né le 21 Novembre 1939 à Budapest (Hongrie) et s'est engagé à la Légion Étrangère le 6 Juin 1959 et a servi successivement au 1er REC, 2ème REC, 13 DEBLE, puis de nouveau au 1er REC totalisant 15 ans et six mois de services.  Après avoir vécu l'enfer avec les evenements dans son pays d'origine en 1956, Sandor a vécu en direct les événements de l'Algérie. 
 
Assidu à nos activités, Sandor est un de rare ancien à ne pas quitter le navire lorsque l'AALE de Marseille cherchait sa voie et en particulier durant la période 1990 - 2000. 
 
En effet, Sandor était notre Doyen car il avait connu le siège de l'AALE de Marseille au 77 Rue Grignan.
  
 
 
 
 
Un membre qui a beaucoup donné pour notre association et en particulier dans les relations publics, délégué pour la Royale. 
 
Mise en bière le Jeudi 1er Août à 17 H 00 à la "Maison Funeraire Les Pennes Mirabeau, 6 Allée de la Billonne - 13170 Pennes Mirabeau. Fermeture du cercueil le Vendredi 14 H 15 au même endroit 
 
 
La cérémonie religieuse a eu lieu le Vendredi 2 Août 2019 à 15 H 00 en la chapelle - Maison Funeraire du Cimetière Saint Pierre, 429 Rue Saint Pierre - 13005 Marseille - suivie de l'incinération au crématorium du même cimetière.
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mise en place des anciens Légionnaires, anciens combattants, porte-drapeaux et amis à 14 H 45 en tenue d'été. 
 
Ont répondu par leur présence :
 
Legionnaire de 1ère Classe Egon HOLDOF, Vice-Président de l'AACLEMP ,
Caporal-chef Michel FEUILLERET porte-drapeau de l'AACLEMP ,
Caporal Roland LANDRE Vice-Président de l'AACLEMP ,
Lieutenant-colonel  Constantin LIANOS président de l'AACLEMP
Lieutenant-colonel  Bernard MEYRAN, membre AACLMEP
Major Dante STEVENAZZI, Vice-Président AACLEMP
Madame Marie-Claire RAULET, membre AACLEMP
Caporal-chef Vincenzo ROMANO, membre AACLEMP
Adjudant-chef Nebojsa RADULOVIC, Secrétaire général AACLEMP
Madame Edith STADLER, présidente de la section féminine de l'AACLEMP
Commandant de Police Marcel BENIMELI, membre AACLEMP
Monsieur Marcel PROPERZIO, membre AACLEMP, porte-drapeau OPEX
 
Le président et les membres de l'AACLEMP présentent leurs condoléances à la famille de Sandor et leur assure de notre indéfectible amitié et solidarité.
 
Lcl (h) Constantin LIANOS


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 Texte Constantin LIANOS - photos Bernard MAYRANB © Monsieur-Légionnaire  

 

Aux sous-mariniers de la  Minerve 

Une vague a suffi, une parmi tant d’autres,

Qui roulait ce jour là comme un mauvais apôtre

Debout dans la tempête, les yeux déjà en deuil.

Qui pensait laMinervedevenir un cercueil ?

 

Elle plongeait joyeuse comme on plonge à dix ans

Se riant des remous et des assauts des vents :

Sous la face des eaux le calme est olympien ;

Fille de Jupiter, elle le savait bien.

 

La mort était tapie au bord de la surface,

Au souffle de la vie ne laissant nulle place.

Une vague a suffi, une parmi tant d’autres

Pour vous supplicier de ce monde dans l’autre.

 

La vie battait en vous, ardente et généreuse ;

Nous ne laisserons plus votre mort silencieuse.

Cinquante deux marins et pour reconnaissance

Cinquante deux Saluts de la maison de France.

 

À Marseille, le 24 juillet 2019

Jean Noël Beverini                  

***

La « Minerve »

Évocation

                                                           Marseille, le 25 juillet 2019 

« La mer, comme la peinture,

est une société secrète

qui n’annonce jamais la couleur ».

Jacques Prévert

 

Ces quelques lignes n’ont pas pour objet de reprendre les informations déjà largement diffusées sur la disparition du sous-marin la Minervele 27 janvier 1968, ni la découverte de son épave ce 22 juillet par 2370 mètres de fond.  Aux conditions dramatiques de cette disparition s’ajoutent des circonstances individuelles qui conduisent à s’interroger sur les destinées humaines. 

Ainsi l’exemple de deux quartiers-maîtres sortant de leur cours de formation à Toulon. Les vieux Jean Bartet Montcalm, amarrés à couple et machines inertes, poursuivaient leur carrière par une mission de « navire école ». Du quai Cronstadt pouvait s’apercevoir la masse de leur silhouette grise. Les diplômés du Brevet élémentaire (BE) tout récemment acquis étaient destinés à recevoir une affectation très temporaire de deux à trois mois avant de rallier le cours suivant du Brevet d’Aptitude Technique (BAT). Parmi les jeunes issus de l’Ecole de détection ASM (Arme sous-marine) deux quartiers-maîtres se déclarèrent volontaires pour embarquer sur un sous-marin de 800 tonnes … laMinerve. D’autres du même cours se retrouvaient sur des bâtiments de surface. Tous avaient une vingtaine d’années.

Ce 27 janvier 1968 la météo n’était pas des plus clémentes. Outre la Minervesur sa zone de plongée au Sud de Toulon, plusieurs bâtiments participaient à l’exercice dont l’escorteur d’escadre La Galissonnièresur lequel, jeune commissaire, je serai affecté huit ans plus tard, et un avion de patrouille maritime Breguet Atlantic en provenance de la Base de Nîmes-Garons, autre future affectation.

Dès la fin d’un exercice, une prise de contact avec le sous-marin présent est immédiate. Ce 27 janvier : contact impossible à établir. La Minervereste silencieuse. L’hypothèse d’un « ennui technique » est avancée et les recherches déclenchées. À bord du S 647, parmi les 52 sous-mariniers, les deux quartiers-maîtres maistranciers. À bord de La Galissonnière, un de leurs camarades sortant du même cours ASM. Tous trois viennent de passer des semaines sur les mêmes bancs et les mêmes postes de hamac dans les entreponts. Sur l’escorteur, le Central Opérations (CO) détection de surface n’est séparé de la détection sous-marine que par une vitre. Les opérateurs DSM (détection sous-marine) sont penchés sur leur scope scrutant le moindre bruit. L’ambiance n’a jamais été autant recueillie et la tension augmente, s’il est encore possible, d’heure en heure sachant que l’autonomie du sous-marin en oxygène est irrémédiablement comptée.  

Sur son poste DSM le jeune surfacier de 20 ans ne peut s’empêcher de penser chaque seconde à ses deux camarades de cours mais la mer reste aussi silencieuse que le Central Opérations dont la concentration est juste scandée des sons aigus en retour régulier des sonars. Trois jours de fol espoir fondant comme sable dans les globules des anciennes « horloges à sablon », chaque quart étalonnant une nouvelle perte d’oxygène … Les yeux et les oreilles usés, la recherche se poursuit inlassablement. Au delà de toute espérance.  

Fin des recherches. Retour à quai… La mer s’est refermée, engloutissant dans ses profondeurs sans soleil une nouvelle coque noire. Les scopes ont éteint leurs balayages orangés. La mémoire du marin, elle, ne s’éteint pas. Jamais.

« Dieu a noué au cœur du marin, dit un vieux proverbe de mer, un filin nommé solidarité ».La mémoire du jeune surfacier qui compte aujourd’hui plus de trois fois ses 20 ans de 1968 n’a, elle aussi, rien oublié du drame, de la Minerve, ni des deux copains et des 50 autres marins reposant par 2370 mètres au fond de la Méditerranée.

Jean Noël Beverini        

***

DES …  « MINERVE »

Une quinzaine de bâtiments de la marine de France a porté le nom de Minerve, dont un sous-marin armé par les FNFL en 1941 et visité par le général de Gaulle à Dundee en 1943. Dans la liste traditionnelle des « Minerve », l’un d’eux est très souvent oublié ; c’est pourtant une unité ayant navigué dans nos eaux marseillaises : une galère. Ne me faites pas dire que Marseille … c’est la galère ! 

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Une remarquable maquette la représentant est l’œuvre du grand maquettiste d’arsenal Augustin Pic (1722- après 1780) qui la termina en 1746. En 1746 l’arsenal marseillais des galères est proche de sa fin ; il sera supprimé par ordonnance de Louis XV le 27 septembre 1748. La maquette est détenue par le Musée national de la marine à Paris. 

Jean Noël Beverini 

***

[Débarquement de Provence]. Le général Monsabert et la 3e division d’infanterie algérienne

par  DICOD

Les forces françaises ont pris une place majeure dans le débarquement de Provence. Parmi elles, de grands chefs de guerre comme le général Joseph de Goislard de Monsabert. Sous son commandement, la 3e division d’infanterie algérienne (DIA) participera à la libération de Toulon et de Marseille.

Dans leurs embarcations, le 16 août 1944 en fin d’après-midi, les hommes de la 3e division d’infanterie algérienne (DIA) aperçoivent enfin les côtes de Provence. Dans quelques jours, ils participeront à la libération de Toulon…

Pour beaucoup de ces hommes, ce débarquement sera la première occasion de fouler le sol métropolitain. La 3e DIA, plus connue sous la dénomination « d’Armée d’Afrique », est en effet constituée de soldats issus en majorité de Tunisie, d’Algérie, du Maroc ainsi que d’Afrique occidentale et équatoriale française. Tous viennent de s’illustrer sur le terrain italien, lors d’un des plus durs combats du corps expéditionnaire français : Monte-Cassino, puis Sienne. A leur tête : le général Joseph de Goislard de Monsabert. Ancien de la Première Guerre mondiale et des régiments de zouaves et de tirailleurs algériens, c’est un militaire respecté par ses troupes qui apprécient son courage, sa proximité et sa simplicité. Son surnom : le « gentilhomme gascon ».

Mission : libérer Marseille

L’attaque de Toulon débute dans la soirée du 19 août. Elle s’annonce rude, car la ville est défendue par 25 000 allemands, dont 2 800 de la Kriegsmarine, la marine de guerre, et 5 500 de la Luftwaffe, l’armée de l’air, sous le commandement de l’amiral Ruhfus.

La 3e DIA doit couvrir et appuyer les unités de la 1re division française libre (DFL) et de la 9e division d’infanterie coloniale (DIC) qui attaquent par l’Est. La division progresse avec une grande rapidité. Ce mouvement de débordement de la DIA encerclant Toulon ouvre les portes de Marseille. La libération de la cité phocéenne est alors confiée aux troupes du général Monsabert.

La prise de Marseille, deuxième ville de France, est stratégique pour les Alliés. Plus grand port de la métropole, il est indispensable au ravitaillement des troupes. Mais en face, l’adversité est de taille : 4 000 artilleurs de la marine allemande et la 244e division du général Schaëffer...

« C’est la Vierge qui a tout fait !.. »

Mais dès le 23 août, la 3e DIA, la 1ère division blindée du général Sudre et les 2e et 3e groupements de tabors marocains pénètrent dans Marseille. Le général Schaëffer refuse de capituler. Les combats, qui durent cinq jours, seront extrêmement meurtriers. Les unités nord-africaines paient un lourd tribut à la libération de la cité phocéenne. On relève plus de 1 500 morts et 5 300 blessés pour les troupes régulières ainsi qu’une centaine de tués pour les FFI.

Le 28 août, Monsabert recevra du général Schaëffer l’acte de capitulation. Dès le lendemain, Montsabert, très religieux, fera donner une messe à Notre-Dame-de-la-Garde et saluera la Vierge en ces termes : « C’est elle qui a tout fait !.. »

***

L’épave du sous-marin « La Minerve » a été retrouvée, plus de 50 ans après sa disparition

Malgré les avancées technologiques faites depuis 50 ans, le résultat n’était pas garanti, avait estimé la ministre des Armées, Florence Parly, après avoir annoncé la reprise des recherches pour tenter de retrouver le sous-marin « La Minerve », disparu au large de Toulon, le 27 janvier 1968, avec, à son bord, 52 marins commandés par le lieutenant de vaisseau André Fauve.

Après une première phase conduite en février dernier par l’IFREMER et le Service hydrographique de la Marine nationale [SHOM] pour cartographier, avec le sondeur multifaisceaux du navire « Pourquoi pas? », la zone où était supposée reposer La Minerve et préparer son exploration future.

Début juillet, la seconde phase a donc pu commencer, avec, dans un premier temps, le navire Antéa [de l’Institut de Recherche pour le Développement, IRD] et les robots sous-marns Aster-X de l’IFREMER. Puis, ce dispositif a été rejoint, à partir du 15 juillet, par le bateau américain « Seabed Constructor » qui, mis en oeuvre par la société Ocean Infinity, s’était illustré en novembre 2018 en retrouvant l’épave du sous-marin argentin ARA San Juan, disparu un an plus tôt.

Ces efforts ont fini par porter leurs fruits. Une semaine après l’arrivée du Seabed Constructor, Mme Parly a en effet annoncé la découverte de l’épave de La Minerve. « Nous venons de retrouver la Minerve. C’est un succès, un soulagement et une prouesse technique. Je pense aux familles qui ont attendu ce moment si longtemps », s’est-elle félicitée, via Twitter.

« Nous avons retrouve la Minerve » a sobrement annoncé l’amiral Christophe Prazuck, le chef d’état-major de la Marine nationale, en publiant un photo du sous-marin au moment de son lancement.

Le sous-marin « La Minerve » repose à 2.370 mètres de profondeur, à 45 kilomètres au large de Toulon. Son épave a été localisée par le « Seabed Constructor ».

« Je salue l’engagement des nombreux acteurs qui ont contribué à retrouver l’épave de la Minerve. En premier lieu la Marine nationale, à qui la direction et la coordination des opérations de recherches ont été confiées, mais aussi le Commissariat à l’Energie Atomique, dont les récents travaux d’analyse des mesures sismiques enregistrées lors de la disparition du sous-marin ont permis de circonscrire la zone de recherche, le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine qui a assuré la direction scientifique des recherches, l’IFREMER dont les moyens ont établi une première cartographie du fond, et enfin la Société ‘Ocean Infinity’ dont les moyens ont permis l’identification de la Minerve sur la base de la sélection première de l’Ifremer », a ensuite déclaré Mme Parly, dans un communiqué. 

La découverte de ce sous-marin permettra peut-être de déterminer la cause de sa disparition. En cinquante ans, plusieurs hypothèses ont été avancées. Mais la plus probable serait celle d’un incident au niveau du schnorchel, lequel aurait fait imploser « La Minerve ». 

Mais en attendant, et à la demande de Mme Parly, l’amiral Préfet Maritime et commandant de la zone maritime Méditerranée organisera une « cérémonie commémorative en mer avec les familles, à la mémoire de ces 52 marins morts dans l’accomplissement de leur devoir. »

 

MÉMORIAL DES HÉROS ET MARTYRS DE SAINT-LAMBESC

 

 

Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 juin le Mémorial des héros et martyrs de Saint-Lambesc sur le plateau Sainte-Anne a été pillé.

12 plaques de fonte comportant 132 noms de résistants ont été volées. Parmi les 272 noms inscrits au total (ou précédemment inscrits) au pied du monument figurent ceux de résistants marseillais.

 

 

Amis,

Vos noms dormaient en paix au sein de la nature

Et la lune effleurait de sa clarté si pure

Vos mémoires gravées sur des plaques de fonte

Pour refuser l’oubli. Aujourd’hui, quelle honte !

 

Brigands,

Ces cent trente deux noms vous suivront dans la tombe

Comme l’œil de Caïn et bien plus qu’une trombe

Bousculeront vos nuits sans espoir de pardon.

Les morts pour la Patrie vont relever l’affront.

 

Et vous avez osé, en arrogance folle,

Commettre ce forfait sous l’insigne symbole

De la Croix de Lorraine porteuse d’espérance !

C’est ajouter au crime un crime envers la France.

 

Amis,

Vous reposiez en paix sur la Chaîne des Côtes

Mais quels que soient vos noms gravés que l’on nous ôte

Vous restez pour toujours mieux inscrits dans nos cœurs

Que sur les monuments dressés en votre honneur.

 

Marseille, le 8 juillet 2019 Jean Noël Beverini

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/lambesc-memorial-heros-martyrs-saint-anne-ete-pille-1692950.html

Aux héroïques sauveteurs SNSM des Sables d’Olonne

 

L’Océan :                      «  Comment avoir osé, intrépides Olonnois,

Affronter mon courroux sur une telle noix ? »

 

Les sauveteurs SNSM :

 

« Pour sauver simplement la vie d’un seul pêcheur !

Tes furies ne sont rien face aux élans du cœur.

Tout notre honneur est là, quelle que soit la tempête,

De prendre notre sac et de partir en quête

De celui qui espère en notre main tendue

Et qui n’a plus d’espoir que dans notre venue.

Quels que soient tes efforts, Océan qui nous baigne,

Tu ne sauras briser, pour éviter que saigne

Le cœur de nos marins, cet esprit qui est nôtre

De risquer notre vie pour que vivent les autres ».

 

La mer s’est refermée en rejetant la coque

Du bateau sauveteur comme une indigne loque.

La mer s’est refermée et la vague coupante

Et blanche de colère en lame déferlante

A saisi trois marins dans son immense bouche

Les couchant d’un élan dans sa glaciale couche.

 

Pleure, Cloche des Sables ; reçois dans ton église

Ces femmes de marins sous leurs dentelles grises

Pour quatre disparus dans l’inégal combat

De l’homme et de la mer qui ne pardonne pas.

 

 

Marseille, le 12 juin 2019

Jean Noël Beverini

 

Vidéos. Sables-d’Olonne : 15 000 personnes rendent hommage aux sauveteurs de la SNSM morts vendredi

https://www.sudouest.fr/2019/06/10/video-sables-d-olonne-dans-l-emotion-un-hommage-aux-trois-sauveteurs-de-la-snsm-morts-dans-la-tempete-6191148-739.php