« La Samaritaine » ou le souffle génial d’Edmond Rostand

Il y a des instants merveilleux où l’esprit passe comme un souffle apaisant sur nos âmes désenchantées.

Ce fut le cas ce dimanche à l’église Saint Laurent du bon père Ottonello où une poignée de comédiens de talent ont interprété « La Samaritaine » d’Edmond Rostand dans le cadre du festival célébrant le 150eme anniversaire de la naissance de l’auteur de « Cyrano De Bergerac ».

Pourtant, la tâche n’était pas aisée pour les comédiens, Daniel Mesguich (le Grand Prêtre), son fils William (Jésus),  Sterenn Guirriec (la Samaritaine) et Philippe Gueit (l’organiste), de transposer dans le monde actuel un des épisodes les plus fameux de la Bible, celui de l’Evangile de Saint Jean relatif à la Samaritaine.

Cette pièce de Rostand met en scène fidèlement le dialogue qui se noue entre Jésus et la Samaritaine sur la margelle du puits de Jacob en Samarie. Adaptée par Thomas Sertillanges, créateur du festival dédié au grand écrivain marseillais, l’œuvre de Rostand est empreinte d’un mysticisme qui révèle les tâtonnements d’une femme somme toute très moderne. Cette Samaritaine est une pécheresse, certes, mais ses écarts paraissent assez véniels au regard des mœurs de notre époque. Cette femme multiplie les liaisons et traque l’absolu dans l’éphémère mais elle ne paraît pas très différente des femmes actuelles, plutôt décomplexées, qui vont chercher bonne fortune sur des sites de rencontres tels que Meetic.fr ou Tinder…

Photine, la Samaritaine, est volubile, effrontée, mais honnête avec elle-même. Elle cherche sa voie. Les gestes, le regard, les paroles de Jésus la fascinent, surtout lorsque le Messie lui affirme : « il sera sans fin désaltéré celui qui boira l’eau que je lui donnerai ». Cette incroyable promesse de pureté et d’invitation à la satiété, sidère cette femme, elle qui va chercher de l’eau en plein cagnard pour ne rencontrer personne, elle qui est méprisée par les hommes en tant que femme adultère, elle qui est méprisée par les Juifs en tant que Samaritaine car elle brave la loi sacrée en osant parler à un Juif, elle qui est méprisée par les autres femmes qui se méfient de son tempérament volage.

L’eau dont parle Jésus, c’est évidemment celle de l’amour de Dieu, le seul capable de désaltérer l’être humain. Peu importe que Photine ait multiplié les liaisons puisque sa soif d’amour vrai est en voie d’apaisement avec la découverte de l’immensité de l’amour de Dieu pour les pécheurs qu’il relève. Photine éprouve une telle miséricorde dans le regard de Jésus qu’elle boit ses paroles jusqu’à plus soif, comme « une source d’eau jaillissant en vie éternelle ».

La seconde leçon de cette pièce est spirituelle : il n’y pas de lieu sacré pour abriter la vérité divine car elle se niche dans notre for intérieur. Le seul temple de la foi, c’est le cœur de l’homme qui s’ouvre peu à peu à la parole divine.

Nous voilà pris par la magie des vers d’Edmond Rostand dans le vertige de cette « lassitude heureuse » qui entraîne la Samaritaine dans le sillage de Jésus et de ses disciples sur le chemin de la rédemption. « Pour la première fois, j’ai  bu, pour la première ! S’extasie la Samaritaine, Oh, je voudrais pleurer sur tes mains de lumière ». Le Grand Prêtre est dépassé par ce torrent d’enthousiasme qui saisit le peuple de Sichem, converti à son tour.

Cette pièce eucharistique est une forme de transsubstantiation. Elle donne corps à nos croyances enfouies ou éteintes Le cisèlement du verbe et de l’esprit nous détachent du matérialisme ambiant et gagnent nos cœurs assoupis. Thomas Sertillanges, le maître d’œuvre, le chef d’orchestre, a chaleureusement remercié le lieutenant- colonel Constantin Lianos, Alain Storione et Anne Claude Carta sans lesquels ce festival à la gloire du génie français n’aurait jamais pu avoir lieu. Il a bien fait. Les 300 spectateurs qui se pressaient dans l’église l’ont bien compris puisqu’ils les ont applaudis à tout rompre, comme au sortir d’un songe éveillé !

José D’Arrigo 

La Samaritaine, d’Edmond Rostand

Dimanche23 septembre 16h00  

  

Eglise Saint-Laurent, 16 Esplanade de la Tourette Durée 1h30 

 

En partenariat avec Marseille Concerts

 

La Samaritaine est la seconde pièce écrite par Edmond Rostand pour Sarah Bernhardt. Évangile en trois tableaux et en vers, créé le 14 avril 1897 pour le Mercredi Saint – soit huit mois avant Cyrano. 

 

La pièce retranscrit assez fidèlement un épisode de l’Évangile de Jean, l’arrivée de Jésus en Samarie et la conversion d’une pécheresse. Il s’agit sans doute de la pièce où Rostand se fait le plus mystique, où sa pensée tend le plus vers l’idéal. 

 

Adaptée au format d’une durée d’une heure et trente minutes, et à une lecture interprétée dans une église, avec son accompagnement à l’orgue, cette représentation de La Samaritaine est une création originale de

 

Thomas Sertillanges qui permet de retrouver toute la beauté et la lumière des alexandrins d’Edmond Rostand et la musique de l’époque.

 

Oratorio théâtralisé interprété par Daniel Mesguich et Catherine Berriane, Sarah Gabrielle, Sterenn Guirrec, William Mesguich, Rebecca Stella.

 

Accompagnement à l’orgue de Philippe Gueit, concertiste international, titulaire des orgues de la Cathédrale de la Major.

 

Les thèmes musicaux sont signés d’Alexis Rostand, oncle d’Edmond, et de Gabriel Pierné qui composa la musique de scène lors de la création de La Samaritaine.

 

Cet événement, comme tous ceux du Festival, font partie du calendrier officiel des Commémorations nationales du Ministère de la Culture et de la Communication.

 

 

Les membres de l'AACLEMP présents à cette magnifique représentation :

 

Lcl Constantin et Mme Jeanne LIANOS

Col Gérard et Mme Dominique VIDAL,

M.Marcel BENIMELI 

Mme Nicole TOMEÏ,

Professeur José et Mme Daniele d'ARRIGO

Docteur Jean-Baptiste RENUCCI, Délégué du Souvenir Napoléonien PACA 

M. Egon et Mme Sylviane HOLDORF, 

M. Roland et Mme Nicole LANDRE, 

Mme Virna AYALA, Consule Générale du Panama, 

Monsieur Jean BASTIDE, 

Monsieur Daniel BECKER, 

M. Louis CHAMPSAUR, 

Mme Annie LEGRÉ, 

M. et Daniele et Henry ROUX-ALEZAIS, 

Gal Alain et Edvige CHOPIN, 

Mme Rose-Marie VILAFRANCA-GUIRAUD, 

M. Jean-Michel GUIRAUD, 

Mme Danièle GAULTIER-CANNERI,

M. Auguste BERRET

M. et Mme Max de REGGY

M. et Mme Michel DELAAGE

 


00035045

 

 Texte José d'ARRIGO photos Constantin LIANOS © Monsieur-Légionnaire  

Sur les pas des légionnaires

Marche proposée par la municipalité. Départ de la marche à 4h40 sur un parcours facile d’environ 4 kilomètres menant à Regnéville-sur-Meuse. Accueil des marcheurs à la maison de la nature et de la pêche, à Regnéville-sur-Meuse pour un réconfortant petit déjeuner campagnard. 

Source/crédits : Inauguration du parcours


Cette marche a pour but de pérenniser les actions engagées en 2017 en hommage aux légionnaires du R.M.L.E . (Régiment de Marche de la Légion étrangère) qui ont repris Cumières et Regnéville en août 1917. Le 20 août 1917, le 1er bataillon du Régiment de Marche de la Légion Étrangère s'élance vers les lignes ennemies, collant au plus près aux tirs efficaces des canons. Les légionnaires prennent le bois de Cumières, puis le boyau de Forges, réputés inexpugnables. Cumières est libéré, Regnéville le sera le 21. Pour coller à la vérité historique, cette marche, le 20 août 2018, débutera à 4 h 40 (le matin), heure à laquelle les légionnaires s’étaient élancés à l’assaut en chantant La Madelon. 

Sur les pas des légionnaires

QUAND, OÙ ?
  • le 20/08/2018 à 04h40 
  • Village détruit

Cumières-le-Mort-Homme

 

 
Voir le plan d'accès
ORGANISATEUR

Mairie

  • Monsieur Andre TROUSLARD (Maire) Tél : 06.80.57.95.25

Date limite de réservation : 14 août 2018

INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
  • Non conseillé aux enfants
TARIFS
  • Plein tarif : 6.00 €

Source: L'Est Républicain  

 Bravo Monsieur le Maire que j'ai eu au téléphone le 8 Août 2018 ! 

Constantin LIANOS

Président-fondateur de www.monsieur-legionnaire.org 

Président de l'AACLE de Marseille - Provence 

Nous nous sommes rencontrés avec Patrick Chauvel à Kolwezi le lendemain du saut sur la ville le 21 Mai 1978 pour libérer les otages européens er zaïrois.

Nous nous sommes retrouvés 15 ans plus tard à Baïdoa, lorsque je venais de prendre possession des prisonniers condamnés à mort par le tribunal somalien. J'assurais à l'époque les fonctions de l'Officier humanitaire du BAT 13. A ce titre je rendais visite aux prisonniers et veillais à ce que leurs gardiens respectaient les consignes. 

Nous nous sommes retrouvés de nouveau en 1995 en Bosnie sur le Mont Igman ! Puis, on s'est donné rendez-vous au club 61 le 5 Juillet 2018.

Un ami de 40 ans ! Patrick a fait ses preuves! et il est apte à entrer dans mon "club restreint" par la même occasion il est adoubé comme membre de l'AACLE de Marseille-Provence à compter de ce jour. Il porte par ailleurs fièrement l'insigne de l'AACLEMP.

Patrick viendra à Marseille pour exposer ses photos prises à Kolwezi qui sera suivie par une conférence sur l'opération Bonite.

 

Patrick ChauvelNé le 7 Avril 1949 à Paris, Patrick Chauvel est le petit-fils de l’ambassadeur Jean Chauvel, fils du journaliste Jean-François Chauvel et neveu du cinéaste et écrivain Pierre Schoendoerffer. Mais il est avant tout correspondant de guerre photographe, documentariste et écrivain.

Bercé par les récits de son père, il couvre en 1967 la guerre des Six Jours opposant Israël à l’Égypte, la Jordanie et la Syrie. Les photographies ne sont pas bonnes, mais il a trouvé sa vocation.

Il est encore très jeune en 1967 lorsqu’il décide de partir au Vietnam pour couvrir le conflit. Pigiste pour AP et Reuters, il y fera plusieurs séjours jusqu’en 1974 et en rapportera de nombreux clichés. Aventurier et un peu tête brûlée, Patrick Chauvel perfectionne sa technique photographique et réalise de nombreux reportages en Irlande, au Mozambique, en Israël pour la guerre du Kippour, et au Cambodge.

En 1975, il entre à l’agence Sygma et part couvrir la guerre au Liban. À Beyrouth, en 1978, il est fait prisonnier et interrogé avant d’être libéré sur intervention de l’Ambassade. Zaïre, Pakistan, Iran, Nicaragua, Afghanistan… : il n’existe pas de conflit du XXème siècle qui n’ait été couvert par Patrick Chauvel.

42-15149682Patrick Chauvel SalvadorEn 1984, il obtient le Prix Missouri pour une photographie prise en plein cœur du massacre de San Salvador. Se succèdent alors de nombreux reportages aux quatre coins du monde, jusqu’en 1994. Il est alors à Grozny en Tchétchénie lorsque Boris Eltsine déclenche une offensive des forces armées de la Fédération de Russie contre les séparatistes qui souhaitent gagner leur indépendance. Ses photographies décrivent l’extrême violence des combats, les combattants tchétchènes dont il partage le quotidien et les jeunes soldats russes inexpérimentés. L’un de ses reportages obtiendra le World Press et le prix d’Angers en 1996.     

Ressentant le besoin d’exprimer sa perception des conflits, Patrick Chauvel quitte à cette époque l’agence Sygma et arrête le métier de photographe pour se consacrer au documentaire. En 1998, il réalise avec Antoine Novat un film intitulé « Rapporteurs de Guerre » dans lequel il interroge des confrères sur leur engagement dans ce métier.

Blessures par balles, obus de mortiers : ses cicatrices témoignent de son engagement dans le métier de photojournaliste. Aujourd’hui, il souhaite transmettre les valeurs de la profession, participe à de nombreux colloques, formations et veut susciter la réflexion sur les conflits contemporains.

En mars 2014 a été créée l’Association de préfiguration de la Fondation Patrick Chauvel qui a pour vocation de réunir, archiver, valoriser et promouvoir l’ensemble de son œuvre de reporter de guerre, photographe, réalisateur et écrivain. L’association a aussi pour objectif de développer des pistes de réflexion en organisant des rencontres sur des thématiques telles que le devoir de mémoire, la paix, les révolutions, la résistance, la répression, la guerre… Elle se donne également pour mission de défendre et promouvoir l’éthique du reportage en zones de conflits et de contribuer à la formation de jeunes reporters.

Pour en savoir + :
Association de préfiguration de la Fondation Patrick Chauvel

Le Festival de photojournalisme Visa pour l’Image à Perpignan (Pyrénées Orientales, 66) accueillait en 2014 une exposition proposée par la fondation, intitulée Ceux du Nord. On pouvait y voir réunies les photographies de 4 reporters de guerre du Nord Vietnam. Une volonté de Patrick Chauvel de rencontrer ceux qui, comme lui, retraçaient la guerre du Vietnam, en face.

                                        

Chers amis,
Photo et texte : Constantin LIANOS Copyright ©  Monsieur Légionnaire. Tous droits réservés. 
 
c'est avec une grande tristesse que nous vous faisons part du décès du Capitaine René-Provini, ancien Légionnaire, Vice-Président et membre à vie de l'AACLE de Marseille - Provence.
 
Les obsèques du Capitaine René-Kilian PROVINI ont eu lieu le Lundi 19 Février 2018 comme suit :
 
8h45 : Mise en bière suivie de la cérémonie religieuse, de l'éloge funèbre et les honneurs par les membres de l'AACLE de Marseille - Provence  à 9 H 30 en l'église Sainte Eusébie Montredon cliquez ici pour voir le plan (paroisse de René-Kilian) au 68, Place Engalière - 13008 Marseille.
 
Suivie de l’inhumation au caveau du cimetière paysager Saint Jean à PUYRICARD dans l’intimité familiale. 
 
Les services des pompes funèbres Provençales ont fait un travail remarquable et ont scrupuleusement respecter les consignes en amenant le drap tricolore (au titre d’ancien combattant) pour couvrir le cercueil,  sur le quel ont été déposés le coussin avec les décorations pendantes et le képi du défunt amenés par la famille.
 
Le rendez-vous avec les anciens combattants, porte-drapeaux, clairon et amis du René Kilian PROVINI  a été respecté à la minute près, ce qu'il nous a permis d'accueillir la famille sur le parvis de l'église.
 
Le Médecin-Capitaine Alain BOURDON (vice-Président) a assuré le transport aller du clairon de chez lui à l’église le retour a été assuré par Monsieur Jean-Paul GALLIMARD, porte-drapeau des médaillés militaires.
 
Monsieur Egon HOLDORF (vice-Président) assurera le transport de Dromel à l’église Sainte Eusébie Montredon aller-retour du Capitaine Jean-Paul GIORGI et du Légionnaire Albert TEPASS
 
Le Major Dante STEVENAZZI  (vice-Président) a été le porteur du coussin avec les décorations, et le petit fils (jeune parachutiste en activité) portait le képi du Capitaine PROVINI 
 
Après la cérémonie religieuse et en accord avec les célébrants nous avons rendus les honneurs dans l’église puis avons accompagné la dépouille jusqu'au parvis pour présenter nos condoléances.
 
Le président de l’association des porte-drapeaux, M. Jean-Pierre SCALESSE était présent avec trois porte-drapeaux.
 
Un grand merci à tous les participants et en particulier à ceux qui travaillent et ont réussi à se faire remplacer comme le Major Dante STEVENAZZI, M. Jean-Pierre SCALESSE sortant de son travail. Le Médecin-Capitaine Alain BOURDON qui a assuré le transport avant de se rendre à l'hôpital de la conception, Le Docteur Jean-Paul Anne-Marie BRESSIN et le Sergent-chef Abner RAYES-MIERS venant d'Aubagne.
 
Monsieur Michel FEUILLERET porte-drapeau de l’AACLEMP venant de Marignane 
De Messieurs et Mesdames Jean-PAUL GALLIMARD, Roland LANDRE, Marie-José COLONNA, Yvette DUPRAT, Egon HOLDORF, Vincenzo ROMANO, Marcel BENIMELI, Jean-Pierre DUBARRY, 
 
Colonel et Madame Georges PHILIPPON,
Major et Madame Alain TOMEÏ
 
Madame Patricia GOMEZ-BASQUEZ assistante du président
 
Et de Monsieur Bernard MEYRAN pour la couverture photo, prévenu par SMS du président à 00 H 30 le 19 Février ! 
 
Merci à toutes et à tous, sans oublier Monsieur Alain et Madame Éliane de TRAVERSAY pour leur accueil leur gentillesse en nous facilitant l'organisation de cette émouvante cérémonie.
 
Lieutenant-Colonel (h) Constantin LIANOS
Président de l’AACLEMP 
***                             

René-Kilian PROVINI ancien Légionnaire etait né le 1er avril 1930  à ZURICH en suisse.

Photos Bernard MEYRAN - Copyright ©  Monsieur Légionnaire. Tous droits réservés. 

Éloge au Capitaine René – Kilian PROVINI 

du 19 Février 2018

Par le Lieutenant-colonel (h) Constantin LIANOS, président de l’AACLEMP

Mon Capitaine,

En tant que président de l’AACLEMP, c’est à moi qu'échoit le triste privilège de te faire les éloges d’une vie exceptionnelle que tu as vécu ! 

Tu es né le 1er Avril 1930, 88 ans mon Capitaine !

Suisse-italien par ton père, ta  mère allemande se sépare de lui et de toi dès ta petite enfance. Tu es contraint de rester avec ton père en Suisse Italienne. Tu as huit ans lorsque ta mère vient t’enlever, direction l’Allemagne, changement de langue changement de tout. Tu vas connaitre la guerre, la défaite et l’arrivée des Russes, la misère, la faim, le désastre humanitaire. Tu dois ton salut à ton jeune âge. Fuyant la tourmente tu pars te réfugier en suisse dans ta famille, une marche à pied de plus de 2 000 kms durant deux mois et demi. Les temps étaient durs, pour payer tes études tu fais  plusieurs boulots (mineur, aide agricole, livreur etc….).

Photos Bernard MEYRAN - Copyright ©  Monsieur Légionnaire. Tous droits réservés. 

Tu te présentes au BAC et hélas tu ne l’obtiens pas et cet échec t’a meurtri. Tu t’engages alors à Marseille dans la Légion Étrangère le 30 Août 1950 et embarques pour l’Algérie le 23 septembre. Tu es affecté au 4ème R.E.I. le 6 octobre et suis ton Instruction de base à FEZ pendant 4 mois.

Photos Bernard MEYRAN - Copyright ©  Monsieur Légionnaire. Tous droits réservés. 

Nommé Caporal le 1er juillet 1951 tu es désigné pour l’Indochine et embarques à ALGER le 6 aout 1951, débarques à SAIGON le 3 septembre pour une  affectation au sein du 2ème REI, service auto régimentaire à NHA TRANG. 

Nommé Caporal-chef le 1er décembre 1951, tu effectues de nombreux déplacements au cœur du danger. Sergent le 1er avril 1952  tu te portes  volontaire pour le Tonkin pour servir au 1èr bataillon du 2ème R.E.I.

Puis, tu rejoins ainsi le Nord Vietnam à KESSAT le 10 septembre 1952 pour une affectation au sein de la  4ème compagnie comme Adjoint au chef de section puis Chef de section tu participes à toutes les opérations du bataillon avec les noms codes telles que Hautes-Alpes, Lorraine, Mouette etc… dans le Groupement Mobile N° 3

Tu es cité à l’ordre de la brigade pour avoir ramené sous le feu de l’ennemi deux légionnaires un blessé gravement et un mourant. 

Ton camion sautant sur une mine dans la région de NHIN-BIN et par la même  tu es blessé le 21 aout 1953. Rapatrié en fin de séjour,  tu embarques à HAIPHONG le 23 décembre 1953. Arrivant  en Algérie le 9 janvier 1954, tu es affecté au 1er R.E.I. 

Te voici Instructeur au peloton d’élèves sous-officiers avec une expérience hors norme. Nommé au grade de Sergent-chef le 1er décembre 1955 avec une affectation au 1er R.E.P le 11 septembre 1957 tu rejoins ZERALDA !

Tu es breveté parachutiste le 13 septembre 1957 à BLIDA. Pendant ton séjour au 1er REP tu participes à toutes les opérations en particulier à la Campagne d’Alger à la Campagne  du Pétrole (en zone saharienne) et à la Campagne  des frontières (GUELMA).  

Le 23 janvier 1959 tu es affecté au 1er RE comme Instructeur mortiers lourds et au Peloton d’élèves sous-officiers.

Tu fais un choix difficile, tu quittes la Légion Étrangère le 30 aout 1960  (fin de contrat) et tu t’engages aux affaires Algériennes comme Adjoint au chef de la S.A.S. de BENI-SLIMAN soumise à des harcèlements fréquents, située dans le sud Algérois. Puis, tu rejoins Les Tirailleurs Algériens le 19 juillet 1961 au 1er RT puis au 5ème RT.

Tu obtiens la Croix de la Valeur Militaire avec étoile de bronze le 21 mai 1962. Après un long séjour en Algérie et dissolution du 5ème RT, tu es affecté au 121ème RI à CLERMONT-FERRAND. Le 21 décembre 1962, le 121ème R.I. et le 92ème RI sont dissous pour former le nouveau 92ème R.I. 

La Médaille Militaire t’es remise le 14 janvier 1964 pour récompenser tes services exceptionnels sans faille au service de la France. Le 1er Octobre 1964 tu es nommé au grade d’Adjudant. Promu au grade de Sous-lieutenant le 1er juillet 1966 

Tu es affecté le 1er septembre au 129ème R.I.M. à CONSTANCE, puis, au 5ème R.M.P. à Papeete du 1er avril 1969 au 26 juin 1971, à l’issue de ton congé de fin de campagne le 28 octobre 1971 tu rejoins le 67ème RI à SOISSONS. Promu au grade de Capitaine le 1er janvier 1975Le 15 juin 1976 tu es décoré de l’Ordre National du Mérite avec le grade de chevalier.

Affecté au 40ème Régiment du Camp (CANJUERS) le 16 aout 1976 puis, tu  fais valoir tes droits à retraite et tu es rayé à ta demande du service actif le 31 mars 1978. 

Après une longue carrière militaire bien remplie tu te lances dans la carrière civile avec le titre d’Ingénieur. Pour ce faire tu retourne à l’école et suis le stage de gestion d’Entreprise à l’École Sup de Co à Marseille session 1977-1978.

Engagé par la Société BOUYGUES comme responsable matériel du 11 avril 1978 au 30 octobre 1979 sur un chantier en Arabie Saoudite. Puis du 20 Janvier 1980 au 31 juillet 1993 par la GECAMINE au Zaïre, (on aurait pu se rencontrer deux ans avant, au cours de l'intervention) Chef de Division de maintenance du matériel à LIKASI et KOLWEZI.         

Le 2 février 2005 tu te vois récompensé pour tes éminents services rendus à ton pays d’accueil, par la remise des insignes de la Légion d’honneur avec le grade de Chevalier. 

Membre à vie de l’Amicale des Anciens Combattants de la Légion Étrangère de Marseille Provence depuis de nombreuses années, tu as assuré aussi le rôle de vice-président en me secondant efficacement dans des nombreuses missions sociales au profit de la communauté Légionnaire.

Mon Capitaine, tu as été un homme de cœur et ton souci constant était de rendre service aux plus démunis. Tu étais également membre de l’Association des Membres de la Légion d'Honneur  du et de l’Amicale des Anciens Légionnaires Parachutistes.

Tu as été pour nous tous, un exemple de droiture, d’honneur, de fidélité, de camarade et générosité. Tu as toujours cherché la perfection dans tes actions tant militaires, civiles que de bienfaisance. 

Tu nous a accompagné avec Monique au Mexique et tous les voyages que j’ai organisé depuis 15 ans que je préside notre amicale.

Et enfin mon Capitaine : tu n’as jamais manqué la réunion annuelle des anciens Légionnaires officiers le 17 Janvier, jour de la Saint Antoine, Saint Patron de la Légion.

Assidue aux séances de chants, aux assemblées générales dans une tenue toujours impeccable !

Oui ! il y a un temps pour tout, un temps pour la naissance !

Un temps d’adolescence, un temps pour fuir la misère ! un temps de Légion étrangère ; 

Un temps pour le bonheur, un temps pour la tristesse !

Un temps pour la guerre, un temps pour créer la famille, un temps pour la prière, un temps pour la mort et le repos de l’âme, après un combat long suite à la maladie, accompagnée des souffrances, puis enfin la délivrance est arrivée ! 

Tu as eu un temps pour tout mon capitaine ;

Et aujourd'hui entouré de ta familles et de tes compagnons d'armes, nous sommes ici pour te dire au revoir, c'est avec une grande tristesse que nous te voyons partir !

Bref ! Tu as été pour nous tous un exemple, un homme d’exception ! 

Au revoir Monsieur Légionnaire

Lieutenant-colonel (h) Constantin LIANOS

Président de l’A.A .C.L.E. de Marseille – Provence 

Président-fondateur de Monsieur Légionnaire

http://www.monsieur-legionnaire.org/

Copyright ©  Monsieur Légionnaire. Tous droits réservés. 

Condoléances :

 Mon cher Constantin,

Je te présente mes sincères condoléances suite au décès du Capitaine PROVINI. Je suis sûr que cet officier et grand légionnaire ne sera pas oublié par les anciens de Marseille et les parachutistes.

Qu'il repose en paix auprès de Saint Antoine et Saint Michel nos Saints Patrons.

Bien fidèlement

Jacques LORHO

***

Mon cher Constantin,

Je suis bien triste à la disparition de notre ami et compagnon René PROVINI. J’ai eu l’occasion d’apprécier ses qualités au sein de l’ANAI, aussi je me permets de présenter mes sincères condoléances et celle de tous les anciens d’Indochine qui formaient cette belle Association, condoléances qui s’adressent à sa famille, sa compagne et à la communauté Légionnaire.

Avec mon Amitié

Henri GARRIC

Dernier Président de l’ANAI 13

Prise de fonction du nouveau Préfet de région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Préfet des Bouches du RhôneMonsieur Pierre DARTOUT nouveau Préfet de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Préfet de la zone de défense et de sécurité Sud Préfet des Bouches-du-Rhône nous a convié à la cérémonie organisée à l'occasion de sa prise de fonction le lundi 11 Décembre 2017 à 10 heures 45 au Monument des Mobiles en haut de la Canebière à Marseille.

En présence d'Olivier de MAZIERES, préfet de police des Bouches du Rhône, des élus, des parlementaires, des chefs des services de l'État, des autorités militaires et des représentants des anciens combattants. 

Un piquet d'honneur composé par une section de la Légion étrangère présentait les armes.

"Né à Limoges en 1954, officier de la Légion d’Honneur ET commandeur de l’Ordre National du Mérite, Pierre DARTOUT est diplômé de l’IEP de Paris, licencié en droit et membre de la promotion « Voltaire » de l’ENA.

Il était, depuis 2015, Préfet de la région Aquitaine, Préfet de la Zone de défense et de sécurité Sud-Ouest, Préfet de la Gironde, après avoir occupé le poste de Préfet de la région Champagne-Ardenne, préfet de la Marne en 2013 et du Val de Marne en 2010.

Durant la période 2005 – 2010, il occupe successivement les fonctions de délégué interministériel à l’aménagement et à la compétitivité des territoires et de directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale.

Nommé Préfet du Var en 2004, Pierre DARTOUT découvre la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur après avoir été à la tête de la préfecture des Pyrénées-Atlantique en 2002, de celle de la Drôme en 2000, et de celle des Pyrénées-Orientales en 1998. De retour en métropole après avoir été préfet de la région Guyane durant 2 ans, il est nommé, en 1997, directeur détaché à l’administration territoriale et les affaires politiques.

Secrétaire général de la préfecture du Calvados en 1992 et directeur de cabinet du Préfet de la région Pays-de-la-Loire, Préfet de la Loire-Atlantique en 1989, Pierre DARTOUT a été chef du bureau des élections et des études politiques en 1986 à la DGA."

Après le dépôt de la gerbe, le recueillement, la sonnerie aux morts, suivie de la minute de silence et de la Marseillaise, le préfet de région PACA a salué les porte-drapeaux et anciens combattants individuellement. 

Malgré une météo très défavorable les représentants des anciens combattants étaient nombreux à venir au Monument des Mobiles pour saluer M. Pierre DARTOUT pour la première fois, nouveau Préfet de la région PACA.

Bon vent à Monsieur Pierre DARTOUT qui connait très bien le 2° REP.

Constantin LIANOS

Président-fondateur de Monsieur Légionnaire

Président de l'AACLE de Marseille - Provence