Une réunion des membres du Conseil d'Administration de l'AACLEM a eu lieu au siège le 25 Mai 2019

Le procès verbal sera affiché sur cette même page prochainement 

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N° 1657/Procès verbal de la réunion du Conseil d’Administration du 25 Mai 2019

Sur convocation du Président de l’ANACLE, une réunion a eu lieu au 36 Rue Aviateur Le Brix - 13009 Marseille, réunissant ses membres à 13 H 45 :

Ordre du jour:

  • Commissions ONACVG
  • Validation de nouvelles adhésions
  • Point de situation de visas pour le voyage en Russie du 1er au 12 Septembre 2019
  • Présidence du 25 Mai au 14 Septembre 2019 
  • Permanence du 25 Mai au 14 Septembre 2019 
  • Affiliations,
  • Partenariat,
  • Planification activités 2èmesemestre 2019
  • Voyage-Pèlerinage en Terre Sainte (via la Jordanie) en 2020 ou voyage au Vietnam-Cambodge
  • Permanences du 1er Juin au 31 Décembre 2019
  • Équipe Socio-médicale, visites et suivi des hospitalisés
  • Quête au profit de l’œuvre nationale du Bleuet de France (11 Novembre 2019 avec une quête privée le 9 Octobre avec autorisation préfectorale).
  • Attribution de la Médaille de l'ANACLE
  • Commande de champagne avec livraison au plus tard le 30 Novembre 2019
  • Attribution d'un don et la médaille d'honneur à Madame MOLINA pour son départ à la retraite.
  • Distribution des écussons et commande des nouveaux. 
  • Tour de table

 

La séance fut levée à 14 H 35.

Prochaine réunion du Conseil d'Administration le Samedi 14 Septembre à 13 H 45  

A l'issue de la réunion, une séance de chants de tradition a été dirigée par le Major Dante STEVENAZZI (Vice-président). 

 

AALE de Marseille- du-17-Mai-1931

L'AACLEMP le 25 Mai 2019

L'AACLEMP le 25 Mai 2019

 


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 Texte et photo Constantin LIANOS © Monsieur-Légionnaire  

  

« Les champs de braise. Mémoires »  

 

 

Un nouveau film vient de sortir sous ce titre. C’est celui du livre d’Hélie de Saint Marc, une figure marquante de ma génération. 

La réalisation de ce DVD  est remarquable à tous égards, fond et forme. Je le recommande aux personnes intéressées notamment par la période 1942/1962.

Il se trouve que je faisais partie en 1942, comme Saint Marc, de la centaine de garçons qui préparaient Saint Cyr à l’École Ste Geneviève mais nous n’étions pas intimes. Ce n’est que bien plus tard que j’ai appris qu’il appartenait depuis longtemps à la Résistance. En août 1943, plusieurs camarades et lui cherchaient à rejoindre l’Armée d’Afrique via l’Espagne. Trahis par le passeur et livrés à la Gestapo, ils ont été déportés. En 1945, malade et agonisant au revierde Buchenwald alors que les Américains libéraient le camp, il a été miraculeusement sauvé. Il a mis des mois à s’en remettre et n’a pu rejoindre l’école d’officiers qu’un an après moi.  Nous avons eu des destins très différents, nous ne nous sommes jamais rencontrés en Indochine et en Algérie. Il a été condamné à 10 ans de prison à la suite du putsch de 1961 alors que je continuais ma carrière. 

 

J’ai cependant toujours salué en lui l’un des héros de notre promotion « Veille au Drapeau ». C’est dire si j’ai été heureux de le savoir gracié à Noël 1965 par le Président de la République. 

 

Depuis sa libération, j’admire aussi le beau travail qu’il a accompli comme témoin et comme écrivain à travers ses conférences et ses publications, notamment son maître-livre « Les champs de braise

 

La parution de ce film me fait très plaisir d’abord parce qu’il contribue à faire connaitre ce personnage hors du commun et à rendre hommage à ce résistant de la première heure, qui a survécu par miracle à sa déportation, à ce magnifique combattant d’Indochine et d’Algérie, 13 fois cité, et à ce chef qui a pris ses responsabilités lors du putsch de 1961 au nom des tenants de l’Algérie 

Française. Sa déclaration lors de son procès représente à mes yeux un modèle de dignité et un monument d’histoire. Malgré les épreuves de sa vie et les difficultés de sa vieillesse il a continué à témoigner,très simplement, à travers ses conférences et ses livres, notamment après de la jeunesse pour laquelle il demeure un modèlepar son élévation de pensée, sa sérénité et son équilibre basé par une profonde humanité. 

 

Je trouve aussi les magnifiques images du film très évocatrices. Je m’émerveille enfin que l’illustre acteur Jean Piat ait bien voulu mettre (une dernière fois) sa très belle voix et tout son talent au service de cette histoire poignante

                                                                                     ***

Après des années d’oubli, de dénigrement et de repentance, ce film contribue, me semble-t-il, à rétablir une partie de la vérité sur ce que la France a vécu, notamment à travers notre génération. 


En guise de conclusion, je laisse la parole à notre héros à travers l’épilogue de ses champs de braise.Jean Delaunay 

***
Le DVD est disponible au secrétariat 

du Secours de France 29 rue de Sablonville 92200 Neuilly/Seine 

tel 01 46 37 55 13 .

au prix de 15 €.
***

Rappel.

Le billet de la semaine de France-Valeurs du 23/11/2011 titrait

« Hélie Denoix de Saint Marc s’adresse aux jeunes ».

 

J'ATTENDS LA NUIT QUI VIENT(Conclusion du livre écrit avec la collaboration de Laurent Beccaria. www.éditions-perrin.fr )

 « J’ai vu souffler l’esprit sur ces hauts lieux du Périgord, du Vietnam, du Sahara, de Provence, où les pierres semblaient communier avec le ciel. J'ai découvert la beauté des autres lieux. Je me souviens notamment d'une patrouille dans la pénombre qui précède l'aube, en Asie. Nous avions buté sur une pagode accrochée à un calcaire, au bord d'une source. Prudemment, je suis rentré le premier, laissant mes hommes au-dehors. Elle était vide. Ma torche électrique a balayé les piliers de teck. Elle s'est arrêtée sur une statue de Bouddha. Un parachutiste vietnamien m'a traduit quelques lignes, inscrites sous le  buste : « En parfaite joie nous vivons, nous à qui rien n'appartient. La gaieté est notre nourriture de chaque jour, comme aux Dieux rayonnants. » Une sérénité sans artifice se lisait sur ce visage simple, aux joues rebondies, recouvert de feuilles d'or. Le regard disait la méditation. Le sourire semblait comprendre même la plus absurde des faiblesses. Cette statuette m'a donné une sorte d'acceptation sereine de mon destin, quelle qu'en soit la course. 

En déportation, j’ai  rencontré la bonté là où je ne l'attendais pas. Un jour au  détour d'une ruelle, d'Hanoï, j'ai vu une religieuse vietnamienne lavant un malade affreusement déformé, à l'écart de tout regard. Elle était la douceur. J’ai rencontré la grandeur dans le regard de quelques hommes exceptionnelscapables de maîtriser en eux l'égoïsme au point de mourir simplement, sans regrets, pour que d'autresvivent. Je me sens débiteur vis-à-vis de chacun. Ils sont mes racines.

Sans eux, comment aurais-je supporté dans ma chair et, pis encore, dans celle des autres, la souffrance absurde ? Ces vies aveugles dont chaque minute est un calvaire,  la famine, les horreurs de la guerre, l'humiliation, l'angoisse des prisons, la déchéance des laissés pour compte.  On ne s'habitue pas à l'horreur. Depuis mes années de prison, les insomnies ont   remplacé les cauchemars de Buchenwald ou de Talung. Elles surviennent selon une logique aléatoire, le plus souvent quand je m’y attends le moins. Elles me rappellent  jusqu'à l'obsession ces morts injustes que je ne peux oublier.

Je crois pourtant en la Providence. « S'il y a de l'indes­tructible, toute destruction peut devenir une purification », a écrit Jünger. J'ai choisi la religion de mes pères, qui m'a été enseignée et que je pratique depuis mon âge d'homme. Cela n'empêche ni les interrogations, ni les remises en cause, ni ce doute qui taraude à tout moment. La vie a-t-elle un sens ? Est-elle une gigantesque illusion ? A peine une minute de ferveur pour vingt-quatre heures de doute... 

(…) Il est tard et il fait presque froid. La lune termine son grand cercle et va disparaître. Une galaxie s'éloigne. La nature se prépare au jour et, dans le secret des ténèbres, une vie multiforme s'agite et s'affaire. Un jour,  je ne me réveille­rai plus. J'ai pris l'habitude de voir la mort, cette étrange camarade, approcher, hésiter longuement puis, à l'instant de saisir sa proie, s'éloigner sans raison.   Le jour où elle n'hésiterapas, la surprise sera peut-être d'autant plus grande. «Je mourrai de mort violente, comme une plante qu'on arrache », écrit Gustave Thibon, mon voisin ardéchois, 89 ans.

Ces bonheurs et ces souffrances, ces paysages, ces hommes  etces femmes effacés de la matière par leurs bourreaux mais pas de ma mémoire, disparaîtront-ils avec mon cerveau quand il sera sans onde, et mon cœur sans battement ? La réincarnation est l'un des mystères du bouddhisme. Ce livre  est un peu de la même eau. Si un seul adolescent pouvait se méfier des slogans qui proclament que le bien de l'humanité exige la destruction de la moitié de ses semblables, j'aurais atteint mon but.

Nul ne sait ni le jour ni l'heure, mais j'aimerais être proche de cespaysans russes décrits par Soljénitsyne : « Sans fanfaronnade ni histoire, ils ne retardaient pas le moment des comptes, mais s’y préparaient doucement, désignant à  qui irait la  jument, à qui le poulain, à qui les bottes ; ils s'éteignaient avec une sorte de soulagement comme si ils devaient simplement changer d'isba. 

 

Mettre en ordre mes affaires, classer mes souvenirs, souffrir d'une manière acceptable, contempler le front de la femme que j’aime, retenir quelques regards, dire adieu au parfum des fougères, caresser le tronc des oliviers et, quand  l'heure sera venue, croire en l'Espérance.           

                                         

Une douce clarté au levant. Bientôt le soleil, la fatigue d’un nouveau jour. Un répit.

 

Pour un temps, il faut encore  tenter de vivre honorablement. » 

Hélie de Saint Marc

 Messe annuelle du Souvenir au Sacré Cœur 

Mgr. Jean-Marc Aveline : un hymne vibrant à la Légion Etrangère

Le Sacré Cœur entièrement décoré d’un immense drapeau bleu-blanc-rouge flanqué des drapeaux rouge et vert de la Légion Etrangère : tel est le spectacle impressionnant qui s’offrait ce dimanche aux nombreux fidèles venus assister à la messe du souvenir célébrée par Mgr  Jean-Marc Aveline, évêque auxiliaire de Marseille, à la mémoire de tous les soldats morts pour la France. 

Autour du lieutenant-colonel (h) Constantin Lianos, président de l’association nationale des anciens combattants de la Légion Etrangère et cheville ouvrière de cette manifestation solennelle à la gloire des soldats français, de nombreux anciens combattants étaient présents, en particulier le colonel (h) Michel Richaud, vice-président national de l’union nationale des anciens combattants president de l'UNC  avec 28 sections des Bouches du Rhône, M. Alain Raphaël, vice-président départemental et président de l'UNC Marseille-Centre et le Commandant Jacques LE BIGOT vice-président,  le général Pichot de Champfleury, ancien commandant de la Légion Etrangère, qui ont déposé une gerbe superbe au pied de l’autel aux côtés de Mgr Jean-Marc Aveline évêque auxiliaire de Marseille et de Mgr le chanoine Jean-Pierre Ellul, recteur de la basilique du Sacré cœur et aumônier de l’ANACLE. Les élus marseillais, eux, ont surtout brillé par leur absence si l’on excepte la présence du toujours fidèle Gérard Vitalis, 5eme adjoint au maire du 6/8, délégué aux anciens combattants et aux affaires militaires, ainsi que d’une cohorte remarquable d’élus de Saint-Victoret qui, eux, ont fait honneur à leur rang comme Monsieur Pascal LALLE Commissaire Général de la Police Nationale, ancien DSP venu de Paris pour l'occasion.

S.E. l'Ambassadeur du Liban (h) Tony Braidy, les généraux, Jean-Paul Andreoli, Alain Chopin et Jean-François Briant, les Colonels Allain Carles et Gérard Vidal, le Divisionnaire Vicent Guivarch, tous accompagnés par leurs épouses.  

Mgr. Jean-Marc Aveline et le médecin-capitaine Alain Bourdon, sans le savoir et sans le vouloir, ont illustré de la même façon la gloire du prêtre et du soldat. En lisant avec ferveur la première lettre de Saint-Paul apôtre aux Corinthiens Alain Bourdon, ancien officier de la Légion Etrangère, a évoqué « ce corps qui ne fait qu’un, même si ses membres sont différents. Nous sommes tous baptisés pour ne former qu’un seul corps et chacun d’entre vous est membre de ce corps ». Saint-Paul parlait évidemment du corps du Christ, mais le Dr. Bourdon avait sans doute en même temps une pensée pour un autre corps, tout aussi homogène, celui de la Légion Etrangère, et ses membres de diverses origines.

Mgr Jean-Marc Aveline, avec la verve qu’on lui connait, a pris le même chemin que le Dr.Bourdon en faisant un parallèle sublime au cours de son homélie entre le prêtre et le soldat qui ont un point commun magnifique : ils vont l’un et l’autre au bout de leur mission. Natif de Sidi Bel Abbès en Algérie, berceau de la Légion Etrangère, Mgr. Jean-Marc Aveline a grandi autour des képis blancs et toute sa prédication a été un hommage vibrant à la Légion Etrangère. Pour les légionnaires comme pour les prêtres, le merveilleux annonce le tragique. La mission est parfois synonyme de sacrifice. Des légionnaires tombent pour la France en Afrique pendant que des prêtres meurent pour leur foi au cœur d’un quartier musulman des Philippines.

« Jésus a suivi à la lettre le programme périlleux d’Isaïe pour tisser de l’éternel avec les fils du quotidien, a dit Mgr Aveline, mais cette parole a conduit aussi Jésus au calvaire ». Eh bien, il en va de même des soldats qui suivent le valeureux exemple de leurs aînés : ils vont jusqu’au bout car telle est leur mission terrestre. « Ne pas dévier de sa mission, même au péril de sa vie, c’est faire l’expérience du salut, on va jusqu’au bout à cause de ce que l’on croit », fait observer Jean-Marc Aveline. Ce que veut dire l’évêque auxiliaire, c’est que Dieu est aussi un soldat qui a donné sa vie pour nous, pour que nous soyons plus grands que la mesquinerie du monde. La vocation militaire et la vocation religieuse ont des racines communes : celles de l’accueil. A la Légion on accueille des jeunes qui malgré leur passé ont promis de donner leur vie à la France. Et les prêtres, eux, donnent leur vie à Dieu en essayant de lui ressembler jusqu’au bout.

Comme Zachée juché sur un arbre, Jésus connait nos faiblesses et nos médiocrités. « Descends, dit Jésus à Zachée, c’est chez toi que je veux aller manger ». Le salut, c’est d’être sauvé afin que le Seigneur fasse chez moi sa demeure. Prions pour les soldats qui ont en charge la sécurité de la France, prions pour ceux qui ont donné leur vie pour la France, et confions-les à la miséricorde de Dieu », a conclu Mgr Aveline. Comme l’a joliment dit, le colonel (h) Michel Richaud, dans une allocution d’une étincelante sobriété, la haine et la vengeance doivent cesser pour que triomphe l’amour. La flamme du souvenir ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

José D’Arrigo. 

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 Texte et photo © Monsieur-Légionnaire  

 

Le Capitaine Jean-Marie ARGOUD a rejoint les rang de l'Association des Anciens Combattants de la Légion Étrangère de Marseille - Provence

Parrainé par le Président, le Capitaine ARGOUD accepte par la même occasion d'être le conseiller juridique du Président et de l'AACLEMP

Bienvenu chez vous mon Capitaine ! 

Lieutenant-Colonel Constantin LIANOS

Président AACLEMP

Diffusion ASAF

Association Soutien à l'Armées Française 

HS-PARAS-N°-7-PDF-general.pdf