Les Guerres du Sahel des origines à nos jours

Bernard Lugan : une conférence magistrale ! 

du Mercredi 9 Octobre 2019

Bernard Lugan a fait une magistrale conférence ce mercredi matin à Marseille sur les guerres du Sahel, titre de son dernier livre. Le sujet était pourtant aride, par définition, mais M. Lugan a su captiver l’assistance durant deux heures en s’appuyant sur des cartes d’état-major qu’il a abondamment commentées avec l’appui logistique du lieutenant-colonel Constantin Lianos.

Il serait présomptueux, ici, de vouloir synthétiser les propos de ce grand connaisseur de l’Afrique qui a su éclairer les anciens combattants de la Légion étrangère et les membres du cercle algérianiste sur les enjeux vitaux des guerres africaines. Les récentes attaques contre l’armée malienne et celle du Burkina Faso prouvent l’amplification des conflits et un changement de mode opératoire avec un essaim de motos catapultées sur l’ennemi. Ce qui est totalement nouveau. Que peuvent faire les soldats français engagés dans l’opération « Barkhane » face à cette myriade d’activistes djihadistes qui n’ont de cesse que de les harceler ?

 

 

Pas grand-chose en vérité. Car les Français ne sont pas très nombreux et leur mission principale ne consiste pas dans l’éradication de ces prurits de fanatiques violents mais, plus modestement, dans des opérations de balayages ou de nettoyages aériens visant à rendre inconfortable la présence des djihadistes au Sahel, c’est à dire dans une zone africaine immense s’étendant de la Mauritanie à l’Erythrée, en passant par le Mali, le sud-Sahara, le Niger, le Tchad et le Soudan Nord et Sud.

« Nous n’avons pas les moyens nécessaires pour régler les problèmes qui se posent aujourd’hui au Mali, au Tchad, au Burkina Faso, a indiqué M. Lugan, même si nous disposons de moyens aériens qui nous permettent de neutraliser l’avancée de certaines colonnes agressives vers le sud ». Et puis nous payons très cher aujourd’hui les frontières artificielles dessinées par la colonisation. Il s’avère que ce qui compte le plus en Afrique, ce sont les tribus (Peul ou Toubous,  par exemple), les chefferies, les clans, les confréries, les sultanats, les familles dont la solidarité est sans faille. Les limites entre les Etats n’ont aucun sens pour les Africains. Pour faire cesser les multiples conflits qui ensanglantent aujourd’hui le continent africain, il faudrait faire un rêve inaccessible : celui de redessiner les frontières actuelles des divers Etats du Sahel en fonction des appartenances des populations aux multiples tribus et clans. C’est quasiment impossible.

L’approche démocratique occidentale, celle du recours à des élections libres, est aberrante dans la plupart de ces Etats du Sahel où règne depuis des lustres la loi du plus fort. Là-bas, le peuple ne respecte pas le vœu du plus grand nombre, il respecte la volonté du plus fort. Celle du vainqueur. Les Maures, les Touareg, les Toubous, et les Ifoghas, vivent le plus souvent de razzias exercées sur les sédentaires du sud.

« Partout en Afrique, à l’échelle du village ou de l’oasis, écrit Bernard Lugan, on retrouve la même stratégie : des nomades viennent pacifiquement et demandent l’autorisation au chef local de s’installer. Elle leur est accordée. Après des années de vie commune, ils parviennent à anéantir leurs hôtes par ruse. Au bout d’un temps, la tribu étrangère a fini par conquérir un certain nombre de villages et s’est créé un territoire propre où les paysans lui reconnaissent une autorité supérieure et lui payent un tribut. » Si l’on remplace le mot « villages » par le mot de « quartiers » dans cette appréciation de Bernard Lugan, avouez qu’il y a de quoi frémir pour l’avenir…de la France !

Ce système « d’alliance-dépendance » où le plus faible devient tributaire du plus fort est une constante des guerres du Sahel. L’ennui, avec les frontières artificielles de la colonisation, c’est que les anciens prédateurs et leurs anciennes victimes sont condamnés à vivre ensemble sur le même territoire.  D’où les soulèvements successifs des Touaregs puis des Toubous en 1963 et 1965…

Avec l’aridité et la péjoration du climat, qui poussent normalement les populations vers les territoires plus verdoyants du sud, c’est l’effrayante courbe de la démographie africaine (7,1 enfants par femme au Niger…) qui annonce des catastrophes environnementales, économiques et sécuritaires pour l’Afrique des années 2050. Comment voulez-vous que le Sahel, aux ressources très limitées, puisse nourrir plus de 200 millions d’Africains et que la famine n’entraîne inéluctablement une migration mélano-dermique gigantesque en direction de l’Europe ?

 

Imaginer que l’on puisse créer en Afrique des Etats entièrement musulmans, entièrement catholiques ou entièrement animistes est une utopie. Ils sont trop mélangés partout. Les fanatiques de l’Islam ne sont pas responsables directement des conflits actuels. L’Islam est surtout le cristalliseur et le révélateur de luttes interethniques et il agit, écrit Lugan « comme une surinfection des plaies ethniques ». Sans compter la « guerre des gangs » à laquelle on assiste au Mali avec l’apparition de groupes armés à base tribale qui veulent leur part de marché dans le gigantesque trafic international de haschisch et de cocaïne entre l’Amérique du Sud et l’Europe via le Bénin, le Mali, le Nigeria et la Guinée Bissau. Et ne comptez pas sur l’Europe pour faire cesser ces trafics, l’argent généré est largement redistribué, en particulier pour financer certaines campagnes électorales…

 

 

Comme la puissance des armées régulières des pays du Sahel est égale à zéro, seule une intervention forte de l’Algérie, après la déstabilisation catastrophique de la Libye de Khadafi par Sarkozy, pourrait constituer un début de solution à la crise. Encore faudrait-il que l’Algérie règle ses problèmes internes et ne nous demande pas en échange de ses bons offices d’apporter un soutien moins indéfectible au Maroc dans la Sahara occidental…En vérité, la France ne pèse plus très lourd en Afrique. Elle y a abandonné tous ses bastions stratégiques au profit d’autres puissances (Djibouti, Birau) et elle se croit toujours détentrice d’une dette politique et morale envers ses anciennes colonies qui lui obnubile le jugement.

 

Les affrontements actuels ne sont que la résurgence de ceux de l’époque précoloniale. Une guerre ne règle jamais définitivement les problèmes. Elle ne fait que les annihiler puis ils reviennent encore et toujours à la surface…Le grand mérite du lieutenant-colonel Constantin Lianos, président de l’association nationale des anciens combattants de la Légion Etrangère et de M. Jean-Louis Hueber, président du Cercle Algérianiste est d’avoir invité un professeur génial qui s’exprime sans la moindre langue de bois et dit les choses au lieu de les transformer en euphémismes pour étudiants lobotomisés. Bravo donc et merci professeur Bernard Lugan qui a su nous raconter les guerres du Sahel et leurs conséquences tragiques prévisibles à moyen terme en Europe.

 

 

 

 

 

José D’ARRIGO.

 


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 Texte et photos © Monsieur-Légionnaire  

 

Les conférences de Constantin Lianos, président de l’ANACLE et de l'AACLEMP
Stéphanie Gibaud : une femme exceptionnelle 

Stéphanie GIBAUD et Constantin LIANOS 

Ceux qui ont eu la chance d’assister samedi 14 Septembre 2019 à Marseille à la conférence donnée par Stéphanie Gibaud sur « la traque des lanceurs d’alerte » ont été séduits par cette jeune femme qui a dénoncé les magouilles de la banque UBS au sein de laquelle elle travaillait. Grâce à elle, le tribunal correctionnel de Paris a pu condamner début 2019 cette banque suisse à une amende de 4,5 milliards d’euros pour « démarchage bancaire illicite » et « blanchiment aggravé de fraude fiscale ». 

Elle s’est élevée avec succès contre la corruption généralisée et la puissance phénoménale de ces « banques systémiques » dont les Etats sont devenus des vassaux obéissants. Aux Etats-Unis, où le fisc sait rémunérer ceux qui lui font gagner de l’argent, elle n’aurait eu aucun souci à se faire pour son avenir puisqu’elle aurait encaissé une prime de dix pour cent des sommes qu’elle a permis à l’Etat de récupérer, soit la bagatelle de…0,45 milliard d’euros, un montant d’une telle ampleur que je suis incapable de vous préciser exactement s’il équivaut à 45 millions d’euros ou à 450 millions…

Rien de tel en France où les précieuses informations distillées par Stéphanie Gibaud ont été payées d’une éclatante ingratitude : pas un centime. Tintin. Nada. Non seulement elle n’a rien obtenu, mais elle a été socialement broyée par la connivence occulte entre l’Etat et les banques. Elle a été harcelée, acculée à la démission, traitée en paria, en réprouvée, en pestiférée. Elle en est à son huitième procès en justice…pour avoir crié haut et fort la vérité sur les magouilles bancaires d’UBS. 

Elle élève seule désormais ses deux enfants dans des conditions précaires et a dû vendre son appartement à Paris, faute de salaires. Plus aucun employeur ne veut de Stéphanie Gibaud, dont le CV est pourtant très flatteur. Elle fait des conférences partout en France mais ses propos sont filtrés ou occultés par l’éteignoir médiatique. Tel est le destin tragique des lanceurs d’alerte dans le pays des droits de l’homme et du citoyen en 2019. Grâce au lieutenant-colonel Constantin Lianos, président de l’association nationale des anciens combattants de la Légion Etrangère, Stéphanie Gibaud a pu s’exprimer totalement et librement durant deux heures devant deux cents convives ébahis, sidérés, parce ce qu’ils entendaient, ce qu’ils apprenaient, ce qu’ils subodoraient…

Comment cette jeune femme spécialiste des relations publiques qui s’est évertuée à organiser des événements destinés aux riches clients d’UBS et à ceux qui avaient les moyens de le devenir a-t-elle pu sombrer ainsi en pleine dépression ? Comment cette professionnelle du marketing, opérant avec succès à Roland Garros, a-t-elle pu, à son insu, favoriser l’évasion fiscale des grandes fortunes du pays en organisant des soirées sur mesure pour ces cols suisses voulant paraître plus blancs que blancs. C’est le récit d’une trajectoire infernale. Brutalement, Stéphanie Gibaud est devenue « persona non grata » :elle a été isolée, placardisée, dégradée. On l’a soudain chargée de l’encadrement des hôtesses d’accueil, de la décoration florale et de l’achat du matériel de cuisine. Ses archives informatiques ont mystérieusement disparu de ses fichiers. On a « nettoyé » son ordinateur. Stéphanie, trop droite et intègre pour devenir un « agent double » au service du fisc français, a sombré corps et biens.

Mais elle ne s’avoue pas vaincue. Dans ses deux livres « La femme qui en savait trop » et « la traque des lanceurs d’alerte » elle fait le récit détaillé de son incroyable descente aux enfers. Elle découvre que le siège d’UBS en Suisse est un « aspirateur à cash ». On lui fait comprendre qu’elle pourrait quitter la banque avec un gros chèque. Elle refuse. Alors on va la déposséder de ses fonctions pour l’amener à démissionner. On va la « déshumaniser », la traiter comme un vague courant d’air. Berner, cacher, occulter, dissimuler, inventer, duper, abuser, flouer, leurrer, mentir : « la direction d’UBS prend vraiment ses collaborateurs pour des pigeons », écrit sans ambages Stéphanie Gibaud. 

Il y a ceux qui connaissent les combines financières et préfèrent s’en accommoder, ceux qui connaissent les combines et ferment les yeux, ceux qui connaissent les combines et ne veulent pas les cautionner. Ceux-là subissent brimade sur brimade jusqu’à épuisement psychologique et destruction mentale… L’objectif de la banque, fait observer Stéphanie Gibaud, n’est pas de franchir la ligne jaune, mais, plus subtilement, de ne pas être prise en flagrant délit d’illégalité. Autrement dit, il suffit que la surface financière de ces établissements soit très importante pour que les Etats, confrontés à leurs dévoiements, ferment les yeux à leur tour.

« Lanceur d’alerte un jour, pestiféré pour toujours », écrit Stéphanie. Les employés de la banque qui refusent de se laisser museler s’exposent au blocage de leurs promotions, au refus de leurs éventuelles mutations, à des rumeurs sur leur intégrité ou leurs compétences, bref à un calvaire sans fin. Le plus difficile à admettre finalement, c’est que le droit français protège la corruption. On affiche une volonté « ferme » de lutter contre la fraude et on laisse faire. Les relations incestueuses entre les hommes politiques de premier plan et les grandes banques empêchent tout recours à l’éthique démocratique. Comme le souligne l’ex-procureur Eric de Montgolfier, « si l’on s’attend à ce que ceux qui ont mis en place le système le changent, nous ne sommes pas près d’y arriver ».

Peut-être faudrait-il songer à une coalition européenne des lanceurs d’alerte car ce sont des missionnaires de vérité qui risquent leur carrière, parfois leur vie professionnelle tout entière dans leur hasardeuse entreprise de révélation publique des abus. Comment récupérer les 1000 milliards annuels de fraude fiscale au sein de l’Union européenne ?  Pourrait-on octroyer à ces hommes et femmes exceptionnels de courage et d’honnêteté un statut « d’aviseur », comme celui dédié par les Douanes. Nous sommes loin du compte. Si un ministre du budget en poste est capable d’annoncer la main sur le cœur qu’il lutte contre la fraude fiscale alors qu’il possède lui-même des actifs financiers non déclarés en Suisse et dans d’autres paradis fiscaux, c’est qu’il est certain d’être intouchable. Peut-être cette impunité va-t-elle cesser après l’incarcération de Patrick Balkany. Mais il y a gros à parier qu’il demeurera l’arbre qui cache la forêt des magouilles secrètement admises…partout en Europe.

José D’ARRIGO -

 

 

 

Déjeuner-débat 

 

Les prochaines conférences 

 


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 Texte José D'ARRIGO photos Bernard MEYRAN et auditeurs © Monsieur-Légionnaire  

 

 

 
 

100 idées reçues, contrevérités et faits insolites sur la conquête de l’espace

100 vérités et idées reçues sur l'exploration spatiale

Anecdotes et faits insolites sur la conquête spatiale
 
Il ne restait plus que 29 secondes de carburant au moment de l'alunissage d'Apollo 11…
Buzz Aldrin priait juste avant de poser le pied sur la Lune…
Alan Shepard a joué au golf sur la Lune…
Des cosmonautes russes ont atterri dans une forêt infestée de loups…
En 1997, deux vaisseaux sont entrés en collision dans l'espace…
Les toilettes de l'ISS ont été bouchées pendant plusieurs jours…
Un astronaute italien a failli se noyer dans l'espace…
On peut écouter le chant des baleines sur le disque de Voyager 2…
 
Aussi extraordinaires apparaissent-ils, tous ces faits sont authentiques. Ce livre vous propose d'explorer les coulisses secrètes de l'exploration spatiale, avec sa constellation d'anecdotes et de faits insolites. Balayant les idées reçues et les contrevérités, il retrace les principales étapes de l'épopée spatiale, une odyssée moderne à laquelle ont pris part, depuis 60 ans, six cents astronautes téméraires.
 
À l'occasion du 50e anniversaire des premiers pas de l'homme sur la Lune, ce livre revient sur cette aventure sidérante et sidérale, jusqu'à la moisson d'images rapportées de Mars par les sondes et robots de la Nasa… en attendant la première mission habitée vers cette planète. Autant d'exploits sensationnels qui ne font pas oublier les tragédies qui ont émaillé cette incroyable histoire.

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Contact téléphonique de ce jour avec Luc MARY, nous avons évoqué sa venue en Marseille de nouveau pour Novembre 2019; 

Constantin LIANOS 

Le Samedi 14 Septembre 2019 le Président de l'ANACLE et de l'AACLEMP reçoit Stéphanie GIBAUD pour une conférence suivie du déjeuner-débat 

Cliquez pour agrandir l'affiche

Lien pdf invitation de Invitation-conference-du-14-Septembre-2019

Achat et dédicaces sur place, prix du livre 17,00 € (revoyez espèces ou chèque pas de carte bleu merci)

Septembre 1999, Stéphanie Gibaud est embauchée chez UBS (Union des banques suisses).Elle ne ménage pas sa peine pour organiser des événements à l'attention de clients et de ceux qui pourraient le devenir. Son employeur n'ouvre ses portes qu'aux personnes pesant plusieurs millions d'euros.

Juin 2008. Sa supérieure hiérarchique surgit dans son bureau. Celui du directeur général d'UBS vient d'être perquisitionné et l'on exige qu'elle efface de son disque dur tous les fichiers contenant le nom des clients et de leurs chargés d'affaires. Stéphanie Gibaud refuse.

Débute alors un vrai thriller entre un établissement bancaire et l'une de ses cadres qui n'accepte pas d'être complice quand elle se rend compte qu'UBS pourrait contribuer à l'évasion fiscale de Français fortunés vers la Suisse et, comme le souligne Antoine Peillon dans sa postface, " au blanchiment en bande organisée de fraude fiscale ". Son téléphone est placé sur écoute. Des enquêteurs lui donnent des rendez-vous secrets pour en savoir plus sur les méthodes d'UBS... La banque cherche à la pousser à la faute. Son ordinateur est piraté. Les fichiers convoités sont détruits avant de réapparaître, modifiés. Menaces, brimades, mise à l'écart, collègues dressés contre elle, tout est bon pour la détruire, et quand la dépression s'installe, on la fait passer pour folle.

Un impitoyable harcèlement au travail.

Liens sur  "La femme qui en savaient vraiment trop"

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Stéphanie Gibaud est une spécialiste des relations publiques. 

Si elle détruisait les documents dont son ex-employeur, la banque UBS, lui demandait soudain de se débarrasser en juin 2008, elle aurait probablement été mise en garde à vue voire mise en  examen puis condamnée. Elle travaillait dans le secteur Communication et Relations Publiques de 

cet établissement et ignorait la portée des pièces qu'on lui demandait de faire disparaître. Des  perquisitions avaient lieu, une enquête était en cours, elle a refusé de se rendre complice de  pratiques illicites. 

Elle a fait des alertes internes à sa direction puis à l’inspection du travail qui lui a demandé après  plusieurs entretiens de déposer une plainte pénale contre son employeur. Jamais elle n'a délibérément contacté de journalistes pour dénoncer publiquement les dysfonctionnements de son

employeur. 

En état de faiblesse au regard des pressions qui étaient exercées sur elle par UBS, elle a été repérée par l'État français comme pouvant potentiellement servir : pendant plus d’une année, elle a été utilisée, contrainte par la loi, de communiquer des informations confidentielles appartenant à son ex-employeur, chez lequel elle travaillait encore à l’époque. 

Ses informations ont largement contribué à identifier, pour le compte du Ministère des Finances français, 38.000 comptes offshore à hauteur de 12 milliards d'Euros. 

En février 2019, la justice française a condamné la banque UBS à une amende record de 4,5 milliards d’euros (3,9 milliards d’euros plus 800 millions d’euros de dommages & intérêts) et cinq dirigeants ont été condamnés à des peines de prison avec sursis et à des amendes. 

Auteur de ‘La Femme qui en savait vraiment trop’ (Cherche Midi), elle reçoit en 2015 le prix Anticor avant d'être nominée pour le prix Sakharov avec les lanceurs d'alerte Edward Snowden et Antoine Deltour. 

Son deuxième ouvrage ‘La traque des lanceurs d’alerte’ (Max Milo) a été publié fin 2017. Julian Assange a écrit l’introduction de ce livre où le cas d’une cinquantaine de lanceurs d’alerte sont relatés, en France et à l’étranger. Quel que soit l’endroit où vivent ces hommes et ces femmes, quelles que soient leurs alertes, les difficultés auxquelles sont confrontés les citoyens qui révèlent des informations d’intérêt général sont extrêmes. Le livre est traduit en anglais au printemps 2019 

«Whistleblowers: The Man Hunt ». 

Stéphanie soutient les actions de l’association I-Boycott (www.i-boycott.org) et est l’une des ambassadrices de Fairbooking (www.fairbooking.com) – économie de pair à pair et système de coopératives dans le domaine du tourisme. 

Depuis deux années, elle intervient en tant que conférencière en entreprise et dans les universités sur l’impérieuse nécessité de l’éthique et de l’intégrité dans les domaines professionnel et politique 

(DU Panthéon-Sorbonne, HEC, sociétés du CAC40, banques étrangères…) autour de la loi Sapin II, de la directive Secret des Affaires, de la RSE (Responsabilité Sociétale et Environnementale), de la protection économique : risques réputationnels et judiciaires pour l’entreprise et ses dirigeants, éveil des consciences etc. 

Mots clefs : 

Éthique – Bien Commun – Intérêt Général – Responsabilité Individuelle - Responsabilité Collective– Lanceur d'Alerte – Protection des lanceurs d'alerte - #anythingtosay – Liberté d'expression –  Moralité Politique – Lutte anti-corruption – Compliance – Déontologie – Evasion fiscale – Vivre ensemble – Résistance – Démocratie – Finance – France – Valeurs – Civisme – Exemplarité – Responsabilité – Ploutocratie – Transparence – Secret bancaire – Secret des Affaires - Impunité Actions non-violentes

Je vous invite à vous inscrire à la conférence du Samedi 14 Septembre 2019 à 10H30, merci d’être ponctuel en clair, soyez assis avant 9h25. Stéphanie GIBAUD donnera une conférence avec le thème «La femme qui en savait vraiment trop et la traque des lanceurs d’alerte» et répondra à nos questions suivie des dédicaces, du cocktail et déjeuner-débat organisé par le Président de l'ANACLE et de l'AACLEMP à la Maison du Batiment des Travaux Publics - 344 Boulevard MICHELET - 13009 Marseille. 

Participation avec inscription préalable obligatoire auprès de Constantin LIANOS : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en donnant Nom, prénom, association ou groupe, adresse courriel, numéro du portable et date de naissance, une fois que l'inscription (s) validée (s), le (s) auditeur (s) feront parvenir 30 € par personne, par virement de préférence ou par chèque à l'ordre de l'ANACLE à envoyer Mme Patricia GOMEZ-BASQUEZ assistante du président et trésorière (l'adresse vous sera précisée avec la validation) avant le 31 Août 2019 terme de rigueur. 

Tenue : Tenue d'association respective ou de ville. 

Menu : sera précisé ultérieurement. 

Parking gratuit.

Constantin LIANOS

Président de l'ANACLE et AACLEMP  

 

À Notre Dame

 

 

Je marchais ce lundi à la tombée du soir

Aux rives de la Marne, un cri de désespoir

D’une femme inconnue me sortit de mon rêve

« Notre Dame est en feu ! » la formule était brève.

« Notre Dame est en feu ! » et elle disparut

Inondant de sanglots les pavés de sa rue.

 

Pauvre France en souffrance qui perd sa Cathédrale

Et sa flèche et son toit qui meurent dans un râle.

Comme loups assoiffés de sang et de désastre

Les flammes sous l’œil indifférent des astres

Dévastent en riant dans leurs courses légères

Tous tes bois et tes membres, quelles que soient les prières

Des femmes et des hommes à genoux sur la pierre

Au devant de tes Tours où s’envolent et s’enterrent

Les huit siècles qui sont notre honneur et Ta gloire.

« Notre Dame est en feu ! » Quelle mauvaise histoire.

 

Pauvre France en souffrance à la veille de Pâques

Faut-il donc supporter une dernière attaque ?

Tu saignes dans tes murs et les eaux qui ruissellent

Sont larmes des chrétiens, Ô Dame toute Belle,

Qui plongent dans la nuit et la mort des Ténèbres,

C’est leur dos qui s’abat et s’abat leur vertèbre.

 

Que peuvent donc souffrir tes maîtres-charpentiers,

Eux qui sauvaient leur âme en élevant leurs pieds

À toucher de leurs mains l’entrée du Paradis ?

Notre Dame est en feu et en feu ce lundi !

 

Et la flèche sacrée, plus que douleur aiguë

Dans la douce lumière, tes vitraux suspendus …

Ô Éternelle France Tu ne fermeras pas

Les Yeux de Notre Dame qui ne s’éteignent pas.

 

 Marseille, le 18 avril 2019

Jean Noël Beverini