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Avis de décès :

 

nous apprenons avec tristesse la disparition de l'ADC (er) Tibor SZECSKO, ancien conservateur adjoint du musée de la Légion étrangère.

 

Les obsèques se dérouleront le Mercredi 13 Décembre à 10 h 00 en l'église Sainte Marie-Madeleine - 1, de l'église - 13290 Aix Les Milles 

 

Le président et le porte-drepeau de l'AACLEMP seront présent à 9 H 45. 

 

Les membres de l'AACLEMP  et amis qui l'ont connu seront les bienvenus pour dire Au revoir à Tibor qui était aussi (il me semble) membre fondateur de l'AAMLE, présidée maintenant par le Général Louis PICHOT de CHAMPFLEURY.

 

Tibor n'était pas membre de l'AACLEMP mais vu le travail qu'il a fourni au profit de la Légion étrangère d'active et la communauté associative, nous ferons exceptionnellement le déplacement de Marseille pour cet excellent Sous-officier.

 

Les frais du déplacement du porte-drapeau seront pris en charges par l'AALEMP.

Constantin LIANOS

Président de l'AACLEMP

 

  

Adc (er) Tibor Szecsko au musée de la Légion 

“La disparition d’un ami très cher nous oblige à penser, sans concession, à notre propre mort. Un très grand nombre d’anciens légionnaires se souviennent de Tibor Szesko comme celui qui n’avait eu qu’une seule affectation à la Légion: le musée. Il représentait à leurs yeux la référence de la connaisance parfaitement du musée et de l’histoire de la Légion étrangère. Il est tellement vrai que pour lui, la Légion était une passion et que dans chacun de ses livres, il s’appliquait à restituer avec exactitude les évènements, ne se laissant jamais embarquer dans la facilité de les agrémenter d’une romance parasite que trop d’historiens utilisent. Tibor, c’était “monsieur le conservateur” du musée de la Légion de Bel Abbès à Aubagne qui, au moment de prendre sa retraite disait que désormais ce qui lui manquerait le plus, c‘est ce quotidien au cours duquel, il avait le privilège de pouvoir fréquenter les fantômes de tous ceux qui ont fait cette Légion, qu’il adorait et dont il avait la religion.

Tibor était fidèle en amitié et il n’était jamais aussi heureux qu’entouré de ses compagnons d’armes qui aujourd’hui se souviennent de lui avec émotions. Il était un de ces personnages atypiques dont la Légion a le secret, mais parti trop vite, il lui restait encore tant et tant de livres, de témoignages, d’histoires légonnaires à écrire.

Tibor, ta disparition nous bouleverse, nous avons une pensée pour ta famille, tu as rejoins tous ces fantômes du musée qui t’attendent pour te raconter leurs histoires autour de ce que nous appelons familièrement le dernier bivouac…

A Dieu, mon Adjudant-chef, reposez en paix et merci pour tout Tibor.”

Christian MORISOT

 

lieutenant- colonel (er) Antoine Marquet ancien patron du SHILE:

"Conservateur du Musée, il prétendait "vivre, travailler au milieu de fantômes"... Il les a rejoints de l'autre côté du voile... Si en visitant la musée vous entendez une voix, vous sentez une présence qui vous raconte bien des aspects de l'histoire de la Légion, ne soyez pas effrayés... c'est lui qui vous sert de guide.

Repose en paix Tibor dans cet éternel bivouac où nous ne manquerons pas de te visiter.

A Dieu.

 

Le président, les membres de l'AACLEMP et les membres du Réseau de Monsieur Légionnaire présentent leurs condoléances à Madame Elvira SZECSKO.

Lieutenant-Colonel Constantin LIANOS

 

Ancien Légionnaire et ami de Tibor

Le lieutenant Henri Anglès, membre à vie de l'amicale des anciens combattants de la Légion Etrangère de Marseille-Provence, est décédé ce 22 novembre à 10 h du matin à son domicile à Marseille.

 

Il était âgé de 99 ans et s'était illustré à maintes reprises au cours de la seconde guerre mondiale et de la guerre d'Indochine.

Il était Chevalier de la Légion d'honneur et titulaire de nombreuses citations et décorations.

 

Henri Anglès était l'aide de camp du général Philippe Leclerc qui le tenait pour son meilleur soldat.

 

Biographie du Lieutenant Henri ANGLÈS

 

Les honneurs militaires lui seront rendus lundi 27 novembre à 9 h 15 au Funerarium du cimetière Saint-Pierre à Marseille.

 

Rendez-vous pour les anciens combattants et porte-drapeaux à 9 H 00

 

Le Président et les membres de l'AACLE de Marseille-Provence présentent leurs condoléances à la famille d'Henri et en particulier à José d'ARRIGO (son neveu et membre à vie de l'AACLEMP).

 

Le président de l'association des porte-drapeaux prévenu par téléphone ainsi que Monsieur  Michel FEUILLERET,  porte-drapeau de l'AACLEMP.  Monsieur Istvan SZEKFU jouera la sonnerie aux morts.

 

Tous les membres et amis de l'AACLEMP disponibles sont priés de venir accompagner ce grand soldat à sa dernière demeure.

 

Constantin LIANOS

Président de l'AACLEMP 

 

Hommage à la mémoire d’Henri Anglès

D’abord merci à tous d’être venus jusqu’ici ce matin pour vous associer à l’hommage que nous rendons ce matin à la mémoire d’Henri Anglès. Certains d’entre vous seront surpris d’entendre son vrai prénom « Henri » car ses proches avaient coutume de l’appeler affectueusement « Guy» ou « Guigui » depuis que sa sœur Janine l’avait ainsi rebaptisé parce qu’elle éprouvait dans son enfance les pires difficultés à prononcer « Henri » et qu’elle baragouinait un « Guigui » ou un « Guy » qui lui est  resté.

Un merci tout particulier à Christiane, Claudie, Caroline, Véronique et Karine, ses filles et petites-filles bien aimées, qui l’ont soigné jusqu’au bout avec un dévouement admirable, merci à Lucas, futur médecin, très proche de lui lorsque son état s’est aggravé, merci à Dany et Chantal, ses nièces, toujours présentes, toujours fidèles, merci à tous ceux qui l’ont aidé dans ses derniers moments de vie, en particulier le personnel soignant.

Je voudrais ici exprimer notre gratitude au lieutenant-colonel Constantin Lianos, président de l’Amicale des anciens combattants de la Légion Etrangère de Marseille qui a organisé avec brio l’hommage militaire auquel vous venez d’assister, et remercier le colonel Jean-Claude Baffie qui m’aidait en secret à obtenir une promotion pour Henri dans l’ordre de la Légion d’Honneur afin de célébrer dignement ses cent ans le 1er juillet prochain, mais la nature est toujours la plus forte.

Elle a déjoué nos plans et gagné la partie. Henri Anglès s’est éteint  paisiblement le 22 novembre à 10 heures du matin, comme s’il voulait dédier une délicate attention à sa chère épouse Paulette, décédée, elle, un 20 novembre, il y a près de vingt ans. 

Je prends la parole aujourd’hui à la demande du défunt, avec l’accord de sa famille, parce que j’étais devenu au fil du temps son confident et son ami après avoir recueilli ses souvenirs et écrit ses mémoires.

Nul besoin de s’étendre sur son exceptionnelle carrière militaire : le jeune lieutenant Henri Anglès s’est illustré à maintes reprises en Indochine puis durant la campagne de France et les appréciations de ses supérieurs pour justifier ses nombreuses décorations et citations valent mieux que de longs discours : « officier ardent et courageux », « soldat d’élite animé par une flamme intérieure », « courage, allant, sang froid », militaire « d’une téméraire bravoure ». Le lieutenant Henri Anglès était si vaillant que le féroce général Giap, chef du Viet Minh, avait mis sa tête à prix en Indochine et l’avait surnommé « Le Makoui », c'est-à-dire « Le Diable ».

Grièvement blessé au Laos par un éclat de grenade, Henri Anglès n’a dû son salut qu’au général Philippe Leclerc qui a dépêché sur place un Aviso médicalisé pour rapatrier d’urgence celui qu’il considérait comme son meilleur soldat. En vérité, Henri Anglès a toujours cru en sa bonne étoile, même dans les pires moments. Il était probablement un croyant qui s’ignore et un chef charismatique « animé d’une flamme intérieure » qui ne l’a jamais quitté, une flamme perceptible dans son regard bleu ciel d’une étonnante limpidité.

Henri Anglès assumait l’héroïsme tranquille d’un homme libre qui considérait la guerre comme « un métier de Seigneur ». Il aimait cette citation d’un autre brillant officier de la Légion qui s’est illustré en Algérie, le commandant Hélie Denoix de Saint Marc : « La vie est un combat et le métier d’homme est un rude métier. Ceux qui vivent sont ceux qui se battent. Rien n’est sûr. Rien n’est facile. Tout se conquiert. Tout se mérite. Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu. Envers et contre tous, il faut croire en son pays et en son avenir. De toutes les vertus, la plus importante me paraît être le courage et surtout le courage dont on ne parle jamais : celui de rester fidèle à ses rêves de jeunesse… »

Eh bien Henri Anglès est resté fidèle à ses rêves de jeunesse et il les a accomplis en aristocrate de la guerre. Démobilisé en 1946, il a créé à Saigon un bureau d’import-export avec l’aide d’un mystérieux « Monsieur Tung » qu’il vouvoyait et appelait toujours respectueusement « Monsieur Tung ». Henri ignorait alors que ce « M. Tung » n’était autre qu’un des patrons du Viet Minh à Saigon. Lorsque M. Tung a vu passer le nom d’Henri Anglès accolé à « Makoui » dans une liste adressée au comité d’assassinat de la région de Saigon-Cholon, il a discrètement rayé le nom de son patron sur la liste noire…Quelques années plus tard, sur le Vieux Port, le mystérieux « M. Tung » expliqua à Henri qu’il lui avait sauvé la vie parce qu’il l’avait toujours traité avec la plus grande humanité.

La vie d’Henri Anglès ressemble à un roman épique peuplé de défis permanents, comme s’il cultivait le goût du risque et cherchait à s’éprouver lui-même. Il se lançait à lui-même ces défis, à la manière d’un alpiniste qu’aucune difficulté ne rebute, jusqu’à la réussite finale. Il a ainsi vécu sa vie comme une mission qui n’aurait pas de fin…

Henri, toi le baroudeur impénitent, tu reposes en paix auprès de ton épouse bien aimée. Toi qui étais en quête d’une plénitude extrême et d’une tentation de l’au-delà, te voilà aujourd’hui dans un autre au-delà, celui du royaume des Cieux. Toi qui rêvais enfant devant le tableau des médailles de tes ancêtres en aspirant à leur ressembler, voire à les dépasser un jour, tu y as mis toute ton âme, toute ta force et tu y es parvenu. Le récit de tes missions prestigieuses a fasciné nos imaginations blasées. Il nous reste ton regard bleu qui semblait percer à jour toutes les vilénies de ce monde pour les rendre dérisoires, il nous reste ton rire qui ruisselait en cascade et tes boutades goguenardes parfois empreintes d’une ironie mordante.

Grâce à ton exemple, grâce à tes amis et tes proches, nos enfants apprendront la grandeur de la France éternelle, ils sauront que rien n’est impossible à un cœur vaillant animé par une foi et une volonté invincibles. Je pense à Valentin, un de tes arrières petits fils qui pleurait à chaudes larmes le jour où Renaud Muselier et le lieutenant-colonel Constantin Lianos t’ont remis la médaille d’Honneur de la ville de Marseille pour services rendus à la nation. Tes larmes, sache-le, Valentin, ont été durant ces dernières années une des plus grandes joies du  glorieux lieutenant Henri Anglès. Adieu Guy, adieu l’artiste.

 José d'ARRIGO

Ce jour, 2 novembre 2017, les légionnaires d'active et les anciens se sont retrouvés au cimetière du Coudoulet à Orange pour honorer leurs morts.


5 chefs de corps étaient présents, des délégations des régiments, les amicales du Vaucluse, du Gard et de l'AACLE de Marseille-Provence, étaient sur les rangs .
Après l'appel des noms des défunts, un dépôt de gerbes a eu lieu, puis une prière en commun sous l'égide de l’aumônier Légion.

Un pot amical réunissait ensuite tous les membres présents.

L'AACLE de Marseille-Provecne était représentée par l'Adjudant-chef Yves GALVEZ, délégué permanent du Président.

Morts pour la France : Billet gratuit aller-retour pour les ayants droit !

Catégorie : 1914-18France  |  le 04 Septembre 2012 par Guillaume de Morant

 

Quand il s'agit d'honorer la mémoire de ceux qui ont versé leur sang pour le pays, la France ne mégote pas. Après l'hécatombe de la Première Guerre mondiale, une série de dispositions a été votée par l'Assemblée nationale (permettant entre autres de relever le nom d'un oncle sans enfant et mort au combat). Parmi ces mesures, il y en a une qui ne manque pas d'étonner et qui refait surface régulièrement (lire plus bas l'article d'Agora Vox) : la possibilité d'effectuer chaque année un pèlerinage sur la tombe d'un défunt militaire Mort pour la France, dont le transport est gratuit, quelque soit la destination, en France et à l'étranger. 

Ce droit de visite gratuit est étonnant parce qu'il s'exerce au bénéfice des ayants droit, c'est à dire la veuve (voire le veuf), les ascendants, les descendants des 1er et 2ème degré (enfants et petits-enfants) ou à défaut de ces parents, la sœur ou le frère aîné qui peut, le cas échéant, en faire bénéficier une autre sœur ou un autre frère, indique l'Office national des anciens combattants. Or pour la Première Guerre mondiale, la veuve est sans aucun doute décédée, les frères et les soeurs très probablement aussi. Restent les enfants qui nés au plus tard en 1919 sont âgés au minimum de 93 ans et les petits-enfants qui n'ont pas forcément connu le héros familial. L'article d'Agora Vox cite plusieurs exemples d'ayants droit usant de cette possibilité pour se rendre sur leur lieu de vacances, la tombe étant située dans le sud de la France, sans même faire le détour au cimetière. Et en première classe s'il vous plaît, dans le cas de soldats morts entre 1914 et 1918... 

En France, ce droit à pèlerinage annuel n'est pas limité en nombre de personnes, si bien que l'on peut imaginer les 12 petits-enfants du défunt se déplaçant chaque année pour honorer la mémoire de leur grand-père. Pour les tombes situées à l'étranger, le voyage est limité à deux ayants droit par an, toutefois, un accompagnateur est autorisé pour les personnes titulaires d'une carte d'invalidité à double barre rouge ou bleue. En 2008, les associations d'anciens combattants y avaient vu une forme d'injustice et avaient demandé d'inclure un accompagnant pour les visites de tombes en France par des ayants droit invalides. Par mesure de bienveillance, le secrétaire d'État chargé des anciens combattants délivre depuis des autorisations exceptionnelles permettant à ces accompagnateurs de voyager gratuitement sur le réseau ferré de la SNCF. 

Quelle est l'ampleur de ce dispositif et combien de personnes en profitent ? Difficile d'avoir une réponse, mais le nombre est sans doute marginal d'autant que cette possibilité n'est pas très connue. Pourtant elle s'applique également dans d'autres cas et d'autres conflits. Pour la seconde guerre mondiale, les ayants droit des déportés, internés, personnes contraintes au travail en pays ennemi peuvent aller se recueillir sur le lieu (identifié ou présumé) du crime. Toute tombe d'un Mort pour la France au cours d'un autre conflit (Indochine, Algérie, ou même plus récent) peut être honorée de la même manière chaque année par un voyage gratuit offert (en seconde classe) aux ayants droit. Pour la comptabilité, la SNCF adresse directement la facture au ministère de la Défense... 

***

Sur le territoire français, un voyage annuel sur les tombes est accordé aux ayant droits (veuve, ascendants, descendants des 1er et 2ème degrés ou à défaut, la soeur ou le frère aîné qui peut, le cas échéant, en faire bénéficier une autre soeur ou un autre frère) des militaires «Morts pour la France»

Ce même droit est ouvert pour les ayant-droits de déporté, d'interné sou des personnes contraintes ai travail en pays ennemi qui peuvent aller se recueillir su rle lieu (identifié ou présumé) du crime.

Le droit à pèlerinage est limité à deux ayant droit par an pour les voyages sur les tombes situées à l'étranger. Par ailleurs, un accompagnateur est autorisé pour les personnes titulaires d'une carte d'invalidité à double barre rouge ou bleu, (Source ONACVG).

Comment bénéficier d'un billet aller-retour en première classe pour la «visite sur la tombe d'un militaire Mort pour la France»

Il faut se rendre à la mairie de son domicile, muni du document (voir plus bas) dûment rempli et accompagné des justificatifs suivants :

1) Attestation «Mort pour la France » (MPLF) du soldat concerné à demander à la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives - Sous-direction des archives et des bibliothèques, service des mentions - 14, rue Saint-Dominique - 00450 Armées (Tél.: 0149743685 par courriel: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

2) Photocopies ou originaux des actes renaissance attestant des la filiation du demandeur avec le soldat MPLF.

3) Une lettre adressée à la SNCF : SNCF, Direction Cohésion et Resources Humaines, DRH ÉPIC, Environnement Travail, Pôle Titres de transport aux tiers - Campus Wilson - 9, rue Jean-Philippe Rameau Bureau 4B-96 - CS2002 - 93212 Saint-Denis. Te.: 01 85 07 49 44 ou 01 85 38 49 44

demandant un billet en 1er classe A/R de la commune du domicile du demandeur au lieu d'inhumation, même si celui est présumé. Joindre le document de l'attestation dûment visé et tamponné par le maire , une enveloppe timbrée pour l'envoi des billets. Ne pas omettre de mentionner la période prévue pour l'utilisation des billets. Les réservations TGV sont à la charge du pèlerin.

Par ailleurs, si la gare est trop éloignée soit du domicile du demandeur, soit de la nécropole, les frais de transport supplémentaires sont remboursés sur présentation de la facture. La demande est à adresser à la DMPA.

Attention toutefois, parfois les maires des sont pas informés des l'existence de cette disposition, les bureaux des affaires militaires ayant disparu. 

Pour plus d'information, vous pouvez contacter le service de l'ONACVG de voter département de résidence.

Cliquez pour agrandir le document, imprimez et envoyez au service compétent 

A lire : 

A propos de 1914-1918 :

Source liens :

ONACVG

https://www.rfgenealogie.com/s-informer/infos/1914-18/

Le Commissaire Jean DUPRAT

Un résistant exemplaire. 

 

Né le 22 août 1915 à Aubagne, de parents provençaux -Sa famille descend d'une longue lignée d'agriculteurs de Châteaurenard- il fait ses études au Lycée Thiers à Marseille jusqu'à Khâgne, licence de lettres classiques.

 

En 1939 il est mobilisé et envoyé à Saint Maixent d'où il sort officier de réserve, mais trop tard pour participer aux combats de 1940. N'acceptant pas la défaite il cherche à rallier une organisation de résistance et tente avec un des neveux du général de GAULLE monsieur CAILLAUX de mettre sur pied un embryon de mouvement.

 

Reprenant son métier de professeur, il se retrouve à Marseille en juillet 1941 où il prend contact avec monsieur ARNOUX, chef de radio Patrie, puis plus tard avec le groupe Jean Marie, où on lui confie de nombreuses missions de liaison entre ce groupement et Combat alors en voie d'organisation sous l'autorité du Lieutenant CHEVANCE qui plus tard deviendra le Général Maurice CHEVANCE-BERTIN un des père de l'Armée Secrète- l'AS- organisation pensée par Henri FRENAY de Combat.

 

En 1942, professeur à l'Ecole du Sacré Cœur à Marseille, il assure d'importantes missions de renseignements après l'entrée des forces allemandes en zone Sud, notamment des relevés de plans de batteries allemandes et de dépôts, il héberge également à son domicile monsieur CAILLAUX recherché par la police de Vichy au 22 rue Nau, ainsi que d'autres agents de liaison venus d'autres régions.

 

Toujours fin 1942, sans abandonner ses attaches premières avec NAP et le réseau Buckmaster, il prend contact avec le capitaine LECUYER de l'ORA sur les directives de monsieur ARNOUX afin de s'occuper du maquis du Lubéron, menacé par les interventions de l'armée italienne.

 

Il adhère comme beaucoup de militants à cette époque à l'Armée Secrète- 5° Régiment où il est chargé de créer un maquis dans le massif des Bourbes, maquis destiné à recevoir les requis du STO en rupture de ban et assure la liaison de ce maquis avec l'école des cadres de Norante.

 

Il est arrêté sur dénonciation à Marseille le 30 juin 1943 par la gestapo et malgré des interrogatoires sévères garde le silence. Son nom figure d'ailleurs dans l'organigramme dressé par les services de sécurité allemands, ce qui prouve que les nazis avaient réussi à remonter la filière du mouvement Combat dans notre département. 1943 sera une année terrible sur le plan de la répression.

Il est interné à la prison Saint Pierre à Marseille, puis est transféré à Fresnes, qu'il quitte en début 1944 pour le camp de Compiègne.

 

Fin janvier 1944, il est déporté à Buchenwald où il retrouve ARNOUX, arrêté lui aussi pratiquement à la même époque : affecté au Hall 10 de l'usine de fabrication d'armement, il rend tout un ensemble de matériel inutilisable, notamment des crosse de fusils.*

 

Après le bombardement du camp, il est transféré à Dora où il est affecté au Kommando Kontrol de l'usine souterraine où sont mis en construction les V1 : là en compagnie de ses camarades ARNOUX, LANCENANT et le capitaine HUTEAU le même travail de sabotage des pièces des engins.

 

Devant l'avance des troupes américaines, il est déplacé à Bergen-Belsen où il est libéré par les troupes britanniques le 15 avril 1945.

 

Chargé de ramener en France le premier convoi de déportés libérés, il organise lors de son passage à Bruxelles une manifestation devant le monument aux morts du Soldat Inconnu belge, en présence de l'ambassadeur de France et des représentants du gouvernement belge.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir 

 

Au retour de déportation, Jean DUPRAT, fera carrière dans la police nationale, d'abord en zone d'occupation française en Allemagne comme stagiaire, puis comme commissaire à Cannes, à Clermont Ferrand où il créera l'union départementale des combattants volontaires de la résistance, puis à Marseille où il prendra sa retraite comme commissaire divisionnaire.

 

Ne désarmant pas à sa retraite, membre de plusieurs associations patriotiques,- Union des anciens combattants de Carry le Rouet, Association des anciens déportés de Buchenwald-Dora, qu'il va en compagnie d'autres camarades poursuivre son combat pour développer le devoir de mémoire, et pour cela s'investir dans les tournées dans les collèges et lycées, mettant sur pied une exposition itinérante concernant la guerre 39/45 et la déportation. Son œuvre se poursuit bien après sa disparition puisque cette exposition est maintenant en service au Lycée militaire d'Aix en Provence.

 

Le commissaire Jean DUPRAT est décédé Le 14 octobre 1993 à Marseille.

Il était Commandeur de la Légion d'honneur, titulaire de la Croix de guerre 1939/45 avec palme,  de la Médaille de la résistance, de la Croix du combattant volontaire et Croix du combattant volontaire de la résistance, Médaille d'Honneur de la police nationale et des palmes académiques.

 

Lieutenant-Colonel Constantin LIANOS

Président-fondateur de Monsieur Légionnaire et ses réseaux

Président de l'Amicale des Anciens Combattants de la Légion Étrangère de Marseille - Provence 

© Photos et texte Monsieur Légionnaire et collection familiale