(photo © collection familiale et www.monsieur-legionnaire.org ) cliquez sur la photo pour l'agrandir.

C'est avec une grande tristesse que j'ai appris le décès du Commandant Guy PERRIER très tôt ce matin par le Général Michel GUIGNON.

Guy était né 9 Février 1925 et il s'est engagé en 1949.

Guy était Grand croix de la Légion d'Honneur et totalisait 17 titres de guerre (13 citations dont 6 au niveau Armées). Médaille de la Résistance, Croix de guerre 1939-1945, Croix des TOE, Croix de la Valeur Militaire, Croix du Combattant et plusieurs autres décorations.

Il avait adhéré à l'ALP en 1981 et n'a jamais manqué une cérémonie depuis. Ce qui m'a frappé chez cet homme hors du commun c'était son humilité et sa discrétion. Guy se confiait peu. C'est le Général Michel GUIGNON (son ami) qui fera l'éloge funèbre à la mémoire de ce Grand Soldat.

 

©Photo Constantin LIANOS (cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Les obsèques ont eu lieu le 12 Avril 2017 à 9 H 30 en la cathédrale des Invalides à Paris.

Les honneurs militaires lui ont été rendus par une section de Légionnaires-parachutistes du 2ème régiment étranger de parachutistes, en présence de sa famille et de ses nombreux amis.

***

Éloge funèbre:

 

Mon commandant, mon grand Ancien, mon cher Guy, mon vieux frère.

 

Nous sommes rassemblés aujourd’hui pour un dernier hommage fraternel ,rassemblés autour de ta famille, Danièle, Franck, Thierry, Valérie, Caroline, leurs conjoints et leurs enfants rassemblés autour de tes proches, de tous ceux qui t’ont côtoyé dans la Résistance, tous ceux qui ont servi avec toi à la Légion ou chez les paras, tous tes compagnons de travail du monde de l’industrie ou du monde de l’édition.

 

Les évoquer ici, c’est évoquer ta vie, une vie pleine d’aventures et de rebondissements, une vie dont on pourrait faire un roman.

 

Un roman dont le premier chapitre s’écrit en 1940, aux heures noires lorsque la France, anéantie, subit la plus effroyable défaite de son histoire ; Quelques isolés commencent alors à organiser ce qu’on pourrait appeler les premiers balbutiements de la Résistance. Guy Perrier est l’un d’eux, il a tout juste quinze ans. Au lycée de La Rochelle, il distribue des tracts contre l’occupant et participe à quelques actions mineures de sabotage. Cela ne lui suffit pas. En 1941 il veut rejoindre les Français libres à Londres ; il cherche un bateau, n’en trouve pas ; Qu’a cela ne tienne, avec l’insouciance de ses seize ans il décide de partir pour l’Angleterre à bicyclette en passant par l’Espagne. Mais, en franchissant la ligne de démarcation, il est arrêté par les allemands et emprisonné à Bordeaux. Ses parents, présentant l’aventure comme une fugue de mineur, parviennent à le faire libérer et le remettent au travail.

 

Bachelier à dix huit ans, Guy est admis en Math sup au lycée Louis Le Grand. Il y poursuit ses activités de résistant et anime le groupe « Défense de la France » qui réunit quelques étudiants parisiens.

 

En 1944 il retourne à la Rochelle et, cette fois, entre carrément dans les Forces Françaises combattantes. Il y gagnera la médaille de la Résistance.

 

La guerre finie, Guy Perrier reprend ses études et entre à Saint Cyr avec la promotion « Nouveau Bahut », première promotion de l’après guerre, qui marque la renaissance de notre Ecole.

 

Il en sort en 1948, choisit la Légion, rejoint Sidi Bel Abbès puis, affecté au 5ème Etranger, part pour l’Indochine :Il fait ses premières armes sur la RC4 , cette route de la mort où la Légion a laissé tant des siens. Il s’y révèle d’emblée comme un chef de section de combat de premier plan, gagne trois citations et est blessé en 1950.

 

En 1951, le Lieutenant Perrier rejoint, sur sa demande, le 2 ième BEP récemment créé. Il sert à la deuxième compagnie, sous les ordres du capitaine Cabiro, autre grande figure de notre saga. Il y gagne trois nouvelles citations.

 

Lorsque se termine son premier séjour en Indochine, le Lieutenant Perrier porte sur sa poitrine la croix de Chevalier de la Légion d’Honneur et six citations sur sa Croix de guerre. Il a 27 ans. 

 

Il est alors désigné pour être instructeur à Saint Cyr où, en 1954, il est promu capitaine à titre exceptionnel, le premier de sa promotion.

 

Mais, à cette époque, la guerre d’Indochine atteint son intensité la plus dramatique. Le capitaine Perrier demande à rejoindre au combat ses camarades légionnaires. N’y arrivant pas par la voie normale, il écrit directement au ministre de la Guerre, le Général Koenig.Par retour du courrier, il reçoit ,en même temps, 15 jours d’arrêts pour s’être affranchi

de la voie hiérarchique et son affectation au 2ème BEP. Hélas, lorsqu’il arrive au Tonkin , Dien Bien Phu vient de tomber, les deux BEP ont été anéantis, morts ensemble dans un dernier assaut.

 

Mais une nouvelle aventure, dramatique elle aussi, l’attend en Algérie. Le 2 ième BEP reconstitué s’installe à Philippeville et devient 2ème REP. Le capitaine Perrier y commande pendant deux ans la première compagnie et gagne deux nouvelles citations.

 

Diplômé d’état major, il dirige ensuite le bureau « Opérations » d’un groupement opérationnel au corps d’Armée de Constantine, il est encore cité à deux reprises.

 

En 1959 est créé le groupement de Commandos parachutistes de Réserve Générale. Le capitaine Perrier en devient l’adjoint « Opérations » , y passe chef de bataillon à 35 ans , une fois encore le premier de sa promotion de Saint Cyr, et est cité à trois reprises à l’ordre de l’Armée. 

 

En avril 1961 le GCP est , avec le 1 ier REP le fer de lance du putsch d’Alger, ce cri de révolte de soldats floués par des promesses non tenues.

 

Dans cette aventure le commandant Perrier occupe encore un poste original : Il est chef de cabinet du général Challe. Il n’est en fonction que pendant trois jours, du 22 au 25 avril, ce qui lui vaut quand même d’être incarcéré à Fresnes. Traduit en justice il est acquitté mais doit néanmoins quitter l’Armée, jeté à la rue après quinze ans de combats incessants au service de la Patrie.

 

Heures sombres. Heures sombres qu’égaye quand même la naissance des deux fils, Franck et Thierry, que lui donne Pierrette sa première épouse. Heureusement, à cette époque où lâcheté, vilenie, reniements de toutes sortes sont monnaie courante, certains grands responsables de la société civile sont suffisamment solidaires et perspicaces pour voir tout le parti qu’on peut tirer de ces cadres hors pair dont l’armée ne veut plus.

 

A trente six ans Guy Perrier rejoint alors, avec le même dynamisme, le monde de l’entreprise. Il est d’abord à Saint- Gobain, puis à Kléber Colombes, et trouve la consécration chez Peugeot où, pendant quinze ans, de 1975 à 1990,il occupe des postes de premier plan .Il dirige deux centres de production à Mulhouse et Sochaux, où il lance notamment la fabrication des 205,405 et 605. Enfin il termine chez Matra, une deuxième carrière aussi brillante que la première. 

 

Homme de guerre, capitaine d’industrie, Guy Perrier était aussi un homme de grande culture. Ecrivain de talent aux multiples facettes, il s’était signalé par nombre d’articles à dominante économique. Il est devenu surtout un historien connu et reconnu de la Résistance, consacrant aux grandes figures de ce mouvement une série d’ouvrages qui font autorité.

 

Voilà , résumé à grands traits, l’exceptionnel parcours d’un homme d’exception.  

 

Sa fin de vie fut dure mais il supportait la maladie et la souffrance avec le courage dont il a toujours fait preuve en toutes circonstances, soigné par Danièle son épouse avec un dévouement admirable, entouré par les siens, avec, comme viatique réconfortant, les gazouillis de ses petits enfants, Gonzague et Bertille, dernière joie que lui avaient donnée ses deux filles Valérie et Caroline. A toute cette famille dont nous partageons la peine, je veux simplement apporter le réconfort de notre profonde, chaleureuse et très fidèle affection. 

 

Pour nous, ses frères d’Arme, Guy Perrier reste avant tout l’une des dernières grandes figures d’une époque où les hommes en béret vert et en béret rouge ont écrit les pages les plus rudes, les plus sanglantes mais aussi les plus glorieuses de leur histoire. Blessé au combat, treize fois cité, grand Croix de la Légion d’Honneur, le commandant Guy Perrier entre aujourd’hui au Panthéon de notre confrérie .Au fronton de ce mystérieux lieu de mémoire où nos héritiers viendront se recueillir et s’instruire, il est écrit simplement : « Les grands Soldats ne meurent jamais »

 

Aux Morts !

© Photo Constantin LIANOS (Cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Après l'éloge funèbre faite par le Général Michel GUIGNON, nous avons chanté avec les membres de l'ALP et nos amis parachutistes bérets rouges "contre les Viets".

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Le président et les membres de l'AACLEM présentent leurs condoléances à Madame Danielle PERRIER son épouse ses enfants et petits enfants.

Lcl Constantin LIANOS

Président de l'AACLEM

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Lu dans la presse :

Guy Perrier est un officier parachutiste de la Légion étrangère.

Entré dans la Résistance à l’âge de quinze ans en décembre 1940 au sein du réseau Navarre des Forces françaises combattantes. Il fait également partie du réseau Libération-Nord et est admis à Saint-Cyr en 1945, il sert dans les unités parachutistes de la Légion étrangère en Indochine puis en Algérie (au 2e BEP et 2e REP).

Partisan de l'Algérie française, il se rallie avec son unité, le prestigieux groupement de commandos parachutistes, au mouvement insurrectionnel des généraux putchistes d'Alger en avril 1961. Après l'échec du putsch, il effectue 3 mois de détention préventive avant d'être acquitté.

Il quitte l'armée et entreprend alors une carrière civile, chez Peugeot en tant que directeur du centre de production de Mulhouse ou il presida notamment au lancement de production de la 205, puis chez Matra.

Guy Perrier publie plusieurs biographies et livres dédiés à des grandes figures et événements de la Résistance :

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Les éloges de l'Est Républicain 

Guy Perrier, la disparition d’un capitaine d’industrie

 

Directeur du centre de production d’Automobiles Peugeot à Sochaux de 1987 à 1990, Guy Perrier, capitaine d’industrie et historien, s’est éteint à l’âge de 92 ans.

 

Après avoir dirigé le site d’Automobiles Peugeot à Mulhouse de 1979 à 1987, Guy Perrier poursuit et achève sa carrière à l’âge de 75 ans à la direction de Sochaux.

Cet ancien officier parachutiste de la Légion étrangère et homme de caractère arrive dans le Pays de Montbéliard à la fin des années 1980. Sa mission est d’assurer la réussite du lancement de la 605. La nouvelle voiture haut de gamme fabriquée à Sochaux.

En 1989 démarre à Mulhouse une grève générale, qui gagne le groupe tout entier. Un conflit sur fond de revendications salariales alimenté par la publication dans le Canard Enchaîné de la feuille de paie de Jacques Calvet, alors président de PSA Peugeot Citroën.

Lors de cette page d’histoire mouvementée Guy Perrier veillera, avec l’assurance de l’homme entré dans la Résistance à l’âge de 15 ans, à ce que ce conflit, l’un des plus longs jamais vus chez le Lion, n’entraîne pas de drames comme en juin 1968 à Sochaux.

Guy Perrier quitte le monde de l’industrie pour se consacrer à l’une de ses grandes passions : l’Histoire contemporaine.

Dès 1997, il consacre un livre à Pierre Brossolette : « le visionnaire de la Résistance ». Puis, il publie en 1999 un ouvrage consacré au Colonel Passy et les services spéciaux de la France. Suivent plusieurs ouvrages dont un consacré au général Leclerc. En 2013, Guy Perrier publie une ultime étude intitulée « Françaises sous l’uniforme : 1852-1993 », consacrée à «douze résistantes, qui ont changé le cours de l’histoire ». Un ouvrage publié un an avant que Guy Perrier soit élevé, par décision du président de la République, Nicolas Sarkozy, à la dignité de Grand-croix dans l’ordre de la Légion d’honneur.

 

Jacques BALTHAZARD

source : http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2017/04/04/guy-perrier-la-disparition-d-un-capitaine-d-industrie

 

Dessin plume et encre de chine, point par point. 

Daniel Lordey, peintre officiel titulaire des Armées est décédé le dimanche 19 mars 2017 à son domicile à Valence d’Agen.

Avec lui, disparait un ami fidèle de la Légion.

Souvent sollicité, cet artiste-peintre de renom avait toujours, en toutes circonstances, répondu favorablement à nos demandes et ne souhaitait jamais en tirer un quelconque profit, chaque prestation artistique était offerte généreusement et ce n’est rien de dire qu’il ne ménageait ni son temps, ni sa peine, trop content qu’il était de pouvoir rendre service à la Légion étrangère qu’il admirait.

Tout commence en 1988, lors du Congrès de l’Union Fédérale des Clubs Sportifs et Artistiques des Armées organisée par le 4°Régiment Etranger à Castelnaudary; il lui était demandé d’être aux côtés d’Andréas Rosenberg,  invité d’honneur pour le concours de peinture qui exposait plus de deux cents participants dans la salle des expositions de la mairie.

Daniel Lordey, c’était ce que l’on appelle communément un "illustrateur de livre d’histoire" mais c’était aussi, et surtout, un peintre polyvalent capable de tout peindre selon ses inspirations et demandes qui ne manquaient jamais de se présenter. Il avait, entre autres dons, celui de peindre à l’encre de chine, à la plume, point par point, des portraits d’une qualité surprenante qui laissait sans voix devant le travail minutieux accomplit, la patience qui devait être la sienne et la qualité de l’ensemble de ses réalisations originales émerveillaient; pour s’en rendre compte, il suffit de regarder le tableau représentant le général Rollet et un légionnaire, ce tableau restera longtemps encore inscrit dans notre mémoire collective. 

Daniel était un de ces hommes cultivé qui utilisait souvent un humour adapté, l’art intelligent de pouvoir placer le bon mot quand il faut et souvent son intervention pouvait servir de conclusion à toutes discussions, fut-elles politiques, religieuses ou autres… une manière qu’il avait de dire les choses sans le verbiage de dialogues inutiles.

Cet ancien pompier avait la passion de peindre les soldats du feu qui luttaient au cours de scènes époustouflantes et surréalistes où notre imaginaire évoquait inconsciemment ce que pourrait être l’enfer qu'il ne saurait connaitre tant il était la gentillesse personnifiée et homme de bien. 

Un ami vient de s’éteindre; son service pour la Légion le fit 1ère classe d’Honneur, distinction amplement méritée aux vues des services rendus, mais aussi, et surtout, une reconnaissance pour un homme qui vivait avec passion son amour incorruptible pour la Légion étrangère.

Adieu l’Artiste et merci !   

CM

Gouache: coup de pied dans le café: Camerone 1863.

 

Dernier dessin de Daniel Lordey pour les éditions "Via Romana"

Le lieutenant-colonel Constantin LIANOS, les membres du réseau de la communauté Légionnaire et les membres de l'AACLEM présentent leurs condoléances à Madame Solange LORDEY

Avis de décès du Monsieur Jacques Louis MIDAGUE (ancien Lieutenant-Colonel de réserve, des Troupes de Marine) 
 
 
C’est avec tristesse que nous apprenons le décès de Jacques MIDAGUE survenu le 2 Avril 2017 à Marseille à l’âge de 83 ans. 
 
Jacques MIDAGUE était né le 24 Janvier 1934 et a fait son service militaire comme caporal-chef chez les parachutistes du 8ème Rpima en Algérie. Une carrière civile bien remplie et une carrière atypique dans la réserve dans le cadre de la préparation militaire parachutistes où il a terminé comme Lieutenant-colonel de réserve. 
 
Il était connu et estimé par tous les anciens combattants des Bouches du Rhône.
 
En effet, nous n’allons plus entendre sa voix réciter la prière du para au cours des cérémonies de départ de nos camarades. Jacques a fait son dernier saut pour rejoindre l’Archange Saint Michel et  son épouse Anne-Marie décédée à l’âge de 75 ans le 13 Septembre 2015.
 
Une page se tourne aussi pour nos camarades parachutistes de l’UNP Marseille à qui nous présentons nos condoléances 
 
Jacques a œuvré durant plus de trente ans à la tète de cette prestigieuse 130ème section de l’UNP. 
 
Au cours de l’Assemblée Générale du 8 Mars 2007, après 30 ans de militantisme, 20 ans de présidence et 10 de vice-présidence Jacques MIDAGUE avait passé la main et transmis le flambeau, symbolisé par la remise du drapeau de la section à Daniel ANGOT, jusqu’alors vice-président.
 
Il était chevalier de la Légion d'Honneur et Chevalier de l'Orde National du Mérite.Titulaire de la Croix du Combattant, Médaille du Service Militaire Volontaire argent, médaille du Titre de Reconnaissance de la Nation, médaille de l'AFN. La cé
 
La cérémonie religieuse a été célébrée par Mgr le Chanoine Jean-Pierre ELLUL, recteur de la basilique et Aumônier catholique de l'AACLEM que nous remercions très vivement pour son accueil et sa gentillesse, en la Basilique du Sacré-Cœur le Jeudi 6 Avril 2017 à 15 H 00;
 
Un grand merci aussi aux porte-drapeaux et ancien combattants, ainsi que les autorités civiles et militaires. On notaient la présence de M. Guy TEISSIER, député des Bouches du Rhône, du Général Christian PIQUEMAL de M. Jean-Pierre BERBERIAN, Adjoint au Maire du 9 et 10ème arrondissements, chargé des anciens combattants. M. Jacques VISCONTI et des nombreux parachutistes, marsouins et Légionnaires.
 
Après les interventions de Monsieur Philippe PAOLI, président de la 130ème section et de M. Daniel ANGOT, ce dernier a terminé par réciter la prière du para puis à la fin de la cérémonie religieuse à mon tour, aidé par le Major AHMED CHAOUCH d'inviter les parachutistes et anciens combattants à remettre leurs bérets "au garde à vous" nous avons salué notre ancien une dernière fois en écoutant la sonnerie aux morts suivi du la minute du silence.

La prière du para chantée

Le président et les membres de l’AACLEM présentent leurs condoléances à ses enfants et petits enfants et à Monsieur Philippe PAOLI, président de la 130ème section de nos amis parachutistes de Marseille.
 
Nota : J'ai écrit à sa demande sur le cahier des condoléances : "Adieu camarade de classe, d'enfant de coeur et scoutisme, Général d'armée (2S) Michel GUIGON", 
 
 
Lieutenant-colonel Constantin LIANOS
Président de l’AACLEM
 
 
Texte et photos © Lcl Constantin LIANOS http://www.monsieur-legionnaire.org 
C’est avec un grand regret que nous voyons partir le Caporal-chef Moli OMATETE, Mle 158 243, décédé le 22 Mars dans la matinée à Marseille. 
 (entouré des autorités Militaire et préfectorales)
 
Né le 27 Octobre 1949 à Kinshasa (Zaïre), il s’est engagé à la Légion quelques mois avant l'intervention du 2° REP à KOLWEZI.  il a servi successivement au 1 régiment étranger, 4ème régiment étranger, deux séjours à la 13ème Demi-Brigade de la Légion étrangère, 2ème régiment étranger d’infanterie et a pris part la guerre du Golfe au sein du 6 RCS.
(avec le président AACLEM et amis américains le Veteran's Day)
 
Moli a servi avec honneur et fidélité durant 18 et 6 mois de service et a terminé avec le grade de caporal-chef (échelle 4). 
  (avec ses camarades porte-drapeux au carré N° 48 de Saint-Pierre de Marseille)
 
Il était titulaire de la Croix du combattant, Titre de Reconnaissance de la Nation, Médaille d’outre-mer Mer, Médaille de la Défense Nationale et plusieurs médailles commémoratives, notamment celles du Golfe. 
 
Membre à vie de l’AACLEM il a pendant plusieurs années porté le drapeau de notre association aux manifestations patriotiques.
(Les membres de l'AACLEM l'ont accompagné jusqu'au bout)
 Cliquez sur ma photo pour l'agrandir
 
Fidèle, dévoué et discipliné, de tenue toujours impeccable, Moli s'était beaucoup investi pour les démunis de son pays. Sa disparition crée un grand vide à l’AACLE de Marseille.
 
La cérémonie religieuse aura lieu le Mardi 28 Mars 2017 à 10 H 45  au Funérarium du cimetière Saint Pierre de Marseille. Mise en place des anciens combattants et porte-drapeaux à 10 H 30.
 
A lissue de la cérémonie le corps sera rapatrié au Congo. Moli sera inhumé auprès de ses proches dans son village natal.
 
Le Président et les membres de l’AACLEM, présentent leurs condoléances à Anne OMATTETE (son épouse)
 
Lieutenant-colonel Constantin LIANOS
Président de l'AACLEM
***
Croix.jpg

Eloges funèbres pour les Adieux du Caporal-chef Moli OMATETE

 

Madame OMATETE, chère Anne,

Chers amis, 

 

C'est à moi qu'échoit le triste privilège d'honorer la mémoire de celui qui nous permet aujourd'hui d'être réunis, aussi nombreux et recueillis auprès de lui. 

 

 

 

 

Il y a bien longtemps qu'il m'avait sollicité pour cette douloureuse mission, le jour venu. Moli, toi seul m'avait dit un jour, lorsque je vous quitterai, je souhaite dire un grand merci à tous ceux qui m’ont accompagné dans cette terrible maladie, ce fut au retour de son dernier voyage du Congo. 

 

 

C’est vrai, il a manqué un peu de prudence pour ce voyage, mais il était engagé et souhaitait voir de ses propres yeux la catastrophe humanitaire que subit son pays et les siens.

 

 

Pour moi, Moli, que je connais depuis fort longtemps et avec lequel j'ai de suite sympathisé était un excellent camarade, le mot est faible, un modèle type de Légionnaire que tout officier souhaiterait avoir sous ses ordres. 

 

Une famille ne se choisit pas. Mais un grand frère comme Moli, c'est le cœur qui l’a choisit, à ce titre je lui dois bien cette modeste reconnaissance. 

 

Moli a été le porte-drapeau de notre amicale ainsi que secrétaire général adjoint et à ces deux titres il était très souvent sollicité soit pour me représenter avec e drapeau  soit pour répondre à un besoin de nos membres. 

 

 

Que vous dire de Moli que vous ne connaissez déjà. C'était un cœur pur, un être droit, un ami fidèle, un camarade dévoué, toujours prêt à rendre service, les devançant parfois. 

Il est né le 27 Octobre à Kinshassa (Zaïre) ville que 701 Légionnaires parachutistes du 2° REP dont moi-même, connaissons pour avoir aussi bien dans le sens aller que retour atterrit pour les préparatifs du saut opérationnel de l’opération Léopard et de la libération de la ville de Kolwezi en 1978 ; 

 

Il s’est engagé le 5 Septembre 1977 quelques mois avant notre intervention par parachutage. En effet Moli, avait terminé son instruction parfaitement et il a été affecté à la 13ème Demi Brigade de la Légion étrangère à Djibouti le 22 Février 1978. Il profite de son séjour pour parfaire ses connaissances militaires et passer son permis de conduire, on voyait déjà sur ce jeune Légionnaire une volonté de progresser et on sentait bien qu’il avait une formation d’officier dans son pays natal.

 

Son travail est récompensé par sa nomination à l’emploi de Légionnaire de 1°classe le 11 Novembre 1978. Puis au retour de son séjour il est désigné pour suivre le certificat militaire élémentaire à Castelnaudary pour devenir caporal. 

 

Il est nommé caporal le 1er Août 1980, le 2 Novembre 1981 il régularise sa situation militaire.

 

Le 30  Juin 1984 il devient Français par naturalisation. Le 1er Janvier 1986 il est nommé Caporal-chef et fait un séjour au 3 REI en Guyane du 12 Août 1986 au 29 Août 1988, puis rejoint la métropole.

 (Moli, quand il ne pouvait pas porter le drapeau il se rendait aux enterrements pour accompagner ses camarades à leur dernière demeure).

 

Chose rarissime pour un Légionnaire, il est détaché au 6° RCS le 16 Septembre 1990 dans le cadre de l’opération Daguet et fait un séjour également en Irak du 23 Février au 11 Mars 1991, puis retour en France via l’Arabie Saoudite. 

 

Pour récompenser son travail le commandement décide d’envoyer Moli pour un deuxième séjour à la 13ème DBLE et débarque ainsi à Djibout le 13 Janvier 1993, compte tenu de son travail exemplaire le 14 Janvier 1994 il est autorisé à prolonger son séjour d’un an. Ainsi il termine son séjour le 22 Janvier 1995, totalisant ainsi 18 ans et 6 mois de bons et loyaux services au sein de notre institution par contrat successifs, il servit la Légion étrangère avec honneur et fidélité  jusqu’au 7 Juillet 1996 après avoir bénéficié d’une « Période d’Essai en Entreprise ». 

 

Depuis, Moli n’a jamais cessé de militer au sein d'associations patriotiques et combattantes et à l’AACLE de Marseille. 

 

Membre à vie de notre association, il savait qu’il pouvait compter sur l’esprit de camaraderie et de solidarité qui sont nos vertus et les valeurs que nous défendons.

 

Moli était titulaire de la Croix de Combattants, du la médaille du Titre de la Reconnaissance de la Nation, de la Médaille d’Outre Mer avec agrafes Moyen Orient, de la Médaille d’argent de la Défense Nationale avec les agrafes Légion étrangère et Missions extérieures, de la Médaille commémoratives de Koweit du 11 Février 1994 et de la Médaille commémorative Saoudienne en date du 25 Novembre 1992.

 

Moli savait se faire discret et être à l’écoute de ses camarades, à son tour il a été suivi de manière exemplaire par le Capitaine (er) Jean-Paul GIORGI et visité souvent par Madame Patricia GOMEZ-BASQUEZ, Monsieur et Madame Claude-Fernand et Mague LAGACHE, Messieurs Vincenzo ROMANO, Christian OBRANT, Jean-Paul GALLIMARD et d’autres camarades de l’AACLEM. Je profite de l’occasion pour remercier Jean-Paul GIORGI pour l’aide apportée à la famille OMATETE, tant pour les médicaments que pour le transport de la famille ainsi que le Docteur Jean-Paul et Anne-Marie BRESSIN.

 

Inutile de vous dire le nombre d’hospitalisations et communications téléphoniques tardives avec Moli. Il s’est battu jusqu’au bout, mais cette terrible maladie a eu son dernier mot. 

 

Avec Moli on parlait très souvent au téléphone, son premier mot était toujours : « J’espère que je ne vous dérange pas », non Moli tu m’a jamais dérangé, j’aurais tellement aimé faire plus pour toi. 

 

Au revoir MOLI

 

Au revoir Monsieur Légionnaire 

 

« Aux Morts »

 

 

Lieutenant-colonel Constantin LIANOS  

Président de l’Amicale des Anciens Combattants de la Légion étrangère de Marseille.

 

Messages de ses camarades :

 

Bien chers tous,

 
Avant de quitter Marseille,  Maguy et moi avons pu voir notre ami MOLI. Il était très amaigri et fatigué.
Avant de le quitter je lui ai dit :
- Occupe toi bien de toi. Soigne toi bien !
Il nous a répondu avec ce grand sourire qui était le sien :
- Çà va aller....ça va aller  !
 
Demain, je ne serai pas avec vous pour le saluer une dernière fois.
Bien sur, je penserai fort à lui à 10h45 mais, je vous en prie, saluez le de ma part, moi qui me sentirai si loin de mes amis en cette circonstance.
 
Si Anne est présente, dites lui, s'il vous plait, que Maguy et Claude pensent également à elle, qui va devoir affronter bien des difficultés.
 
Je vous en remercie.
 
Je vous adresse la dernière photo que j'ai prise de MOLI sur les marche de la Basilique du Sacré Cœur.
Cette photo n'est pas très nette. Elle est floue.
Un peu comme si MOLI s'éloignait déjà........
 
Fraternellement à vous,
Claude Fernand Lagache
 
****

Message du CES Jacques LORHO, délégué de la FSALE Sud au Lcl Constantin LIANOS

"Mon cher Constantin,

Il est toujours triste de perdre un ami surtout quand celui-ci faisait partie des fidèles de l'AACLEM. Porte drapeau d'une rare disponibilité il était présent à toutes les manifestations quand il en avait l'oportunité physique.

Je m'associe au deuil de l'amicale et te demande de transmettre à madame OMATETE et aux membres de l'AACLEM mes sincères condoléances.

Bien fidèlement,

Jacques LORHO "
 

1er RÉGIMENT DE PARACHUTISTES                                                                                                         Bayonne, le 21 mars 2017

D'INFANTERIE DE MARINE

Eloge funèbre en l’honneur 

 

du père Jean Michel SAINT ESTEBEN

Mon cher Jean-Michel, Padre,

 

Le para ne meurt pas, il exécute son ultime saut…

 

Le para ne va pas au Ciel, il y retourne !

 

Par  ces  mots  tirés  d’une  anaphore  d’un  célèbre écrivain  parachutiste,  un  peu  légère  et  provocante  mais surtout pleine d’auto-dérision, s’exprimait jadis l’esprit caustique et qui se voulait serein de tous ces hommes dont tu fus le confident discret pendant plus de 30 ans et qu’il me revient de représenter bien maladroitement  aujourd’hui, comme  tu  l’as  souhaité.  A  travers  cette  volonté, c’est l’amitié  si  dense qui  t’unissait  et  t’unira  désormais pour l’éternité à tes frères d’armes que tu as voulu mettre en lumière, tant ce lien fut déterminant 

dans ta vie d’homme et de prêtre catholique mais aussi pour tous ceux qui eurent l’honneur de marcher à tes côtés. Comment ne pas exprimer ce lien indéfectible nous attachant tous à toi sans paraphraser Montaigne : 

 

« Parce que c’était lui, parce que c’était nous… ».

 

Serein, toi, tu  l’étais  Jean-Michel !  Les  milliers  de  parachutistes  que  tu  auras  soutenus  et  accompagnés au  service de la France peuvent en témoigner. Témoigner de cette tranquillité d’esprit qui te faisait t’adresser à  tous  avec  douceur et  sincérité,  t’ouvrant  toutes  les  portes, celle des  chambrées  des plus  simples soldats comme  celle  des  bureaux des  hautes autorités  les  plus  rugueuses  que  ton  sourire  désarmant,  ton  regard  perçant  et  ta  poigne  ferme  rendaient  immédiatement  plus  humbles...  Car  tu  avais  ce  don  de  pénétrer  les  coeurs et les âmes et de nous toucher tous, quelle que soit notre foi ou notre quête de sens, quelle que soit  notre  espérance ou  nos  douleurs.  Tu  es  rentré dans  la  vie  du  1er RPIMa  avec  la  même  bonté,  la  même  simplicité,  en  1986,  à  la  suite  du  décès  de  l’un  des  nôtres en  Côte  d’Ivoire.  Sa  dépouille  reposait  en  notre  humble  chapelle  et  nul  prêtre  n’était  malheureusement  là  pour  l’accompagner.  Vous  étiez  trois  prêtres  à  évangéliser la ZUP de Bayonne et, appelé au secours par l’un de nos anciens, tu fis déjà plus que ton devoir en  venant le veiller et prier pour lui. C’est ainsi que débuta la longue et belle histoire d’amitié et de fidélité d’un  jeune prêtre avec ceux qui allaient former sa deuxième famille, celle des parachutistes, famille avec laquelle tu  renouas  ainsi  une  aventure débutée en  1973 par l’obtention  du brevet  348 400  à  l’école  des  troupes  aéroportées.  Dès  ce  jour, au-delà  de  l’amour  des  tiens dont  tu  nous  parlais  souvent  et  discrètement,  tu  te  consacras au salut de nos âmes, veillant sur nous avec charité et indulgence, totalement et sans attente d’une  quelconque sorte de retour, devenant à tout jamais le PADRE, celui dont la voix douce et rocailleuse à la fois  résonnera longtemps encore sous les voûtes de brique de notre sobre chapelle qui te ressemble tant. Il serait  par trop réducteur de citer la longue liste des noms de tous ceux que tu auras baptisés, mariés, accompagnés  sur leur parcours de catéchisme ou veillé lors de leur dernier repos. Soulignons toutefois que tu marias bien  des  années  plus  tard  la fille  de  celui  qui  vint  implorer  ton  secours  et  baptisa  même  ses  petits-enfants,  sacrements qui démontrent combien ta vie fut indissociable de celle de tout le régiment.

 

Caustique et plein d’humour tu ne l’étais pas moins ! Foudroyant avec ta franchise habituelle et ton caractère  trempé tout  ce qui n’avait pas trait au coeur profond de notre rude métier, chassant comme fétu de paille,  sans colère mais sans appel, les décisions décalées d’états-majors lointains, les blâmant sans jamais les juger  de ne pas assez s’intéresser à ceux que tu pouvais légitimement appeler « nos gars ». « Laisse faire, c’est des  conneries » disais-tu, avouons-le, sans trop de précautions oratoires, « ils ne peuvent pas comprendre là haut,  mais toi dis leur, explique leur ce qu’ils font nos gars !». Car c’était bien là tout le sens de ton action : veiller sur  tous les hommes, de tout grade et de toute origine avec la même profonde attention, sans jamais se soucier  de toi, jusqu’au bout et malgré tes souffrances et ton combat exténuant qui nous impressionnait tous. Tu fus  durant trente ans partout avec nous, apparaissant soudainement au détour d’une piste, un panier de fruits et de champignons au bras, ou sur les cimes toutes proches des sommets de notre pays basque que tu chérissais  tant et dont tu nous narrais la nature avec détail, avec passion. Sans jamais s’y attendre mais sans non plus  être vraiment surpris nous te découvrions tout naturellement au fond de nos zones de saut, prêtant main forte  au  parachutiste « branché »  en  haut  d’un  hêtre  dont  l’isolement  rendait  pourtant  improbable  l’atterrissage chaotique du  malheureux  aéronaute,  ou  hâlant  avec  vigueur  la  toile  du pépin  d’un  autre  infortuné  que  les  caprices du vent avaient cruellement jeté dans les taillis inextricables et épineux des haies de prunelliers. Ta foi  chaleureuse  et  compréhensive  de  nos  âmes  trop  souvent  confrontées  aux  horreurs  de  ce  monde nous  a  accompagné  jusqu’à  y  brûler  tes  dernières  forces  avec  ce courage  et  cet abandon  total  qui  forçait  notre  admiration. Il me revient ainsi un petit matin sombre de septembre, au pas de Roland, où dans ta voiture qui  semblait aussi vieille que le monde, à la lueur de ta lampe frontale aux origines aussi lointaines, tu me confias  la primauté de l’homélie qui embrasa nos âmes lors de la dernière célébration de la Saint Michel, faite sur ce  bastion qui te vit officier tant de fois. Dans ce petit espace, comme à ton accoutumée, tu évoquas d’abord « les 

gars »  que  tu  aimais  tant, me confiant  avec  la  douce  fermeté  qui  te  rendait  si  persuasif « ils en  voient  déjà  assez, prends soin d’eux, pas la peine de leur en rajouter». Quelle abnégation, toi qui me confia ce même matin  « vivre chaque jour comme une grâce de plus ». Cette homélie dévoilée dans l’intimité, nous a tous marqué le  29  septembre  dernier,  pas  seulement  parce  que  tu  vis  s’envoler  dans  la  foule  avec  ton  flegme  habituel  ces  petits  feuillets  manuscrits  qui  t’étaient  coutumiers  mais  surtout  parce que  tu  nous  y  laissas  ton  dernier  message  d’espérance  en  nous  exhortant  à  combattre  avec  énergie  tout  ce  Mal frappant  jusqu’au  coeur  de  notre pays et qui te peinait tant.

 

A nous tous ici rassemblés tu laisses une dernière poignée de médailles de Saint Michel, conservées comme à  l’accoutumée  au  sein  de  ta chapelle,  médailles  de  notre  saint  patron  dont  tu  avais  toujours  quelques  exemplaires au fond de la poche et que tu distribuais à tous les jeunes ou moins jeunes parachutistes que tu  croisais. Beaucoup d’entre nous l’ont toujours sur l’épingle de leur béret. En les confiant à la garde de cette  assemblée qui te salue aujourd’hui, c’est  ton message de foi et d’espérance qui se poursuit inlassablement. 

 

Avant  de  quitter  cette  nef  afin  de  rejoindre  ta  dernière  demeure,  tes  frères  d’armes  chanteront  en  ton  honneur la prière des parachutistes comme à chaque fois que s’éteint l’un d’entre eux. Cette prière retrouvée  sur le corps d’un jeune parachutiste SAS de la France Libre, André Zirnheld, mort au combat en Libye en 1942,  nous invite à demander au Seigneur la Force et la Foi pour qu’à ton image nous gardions toujours l’espérance  au coeur des combats.

 

Jean-Michel, c’est avec tristesse que nous te disons aujourd’hui « à Dieu » mais c’est avec la certitude que tu  continueras de veiller sur nous comme tu le fis toute ta vie. Tristeziarekin dautzugu egun erraiten “ez adiorik”,  bainan pozez beteak gira, baitakigu beti begiratuko gaituzula, zure bizi guzian egin duzun bezala”

 

JEAN MICHEL, 

TRICHTÉSSIARÉKIN DAOUTSSOUGOU EGOUN ERRAÏTÉN « ÉSS ADIORIK »,

BAÏNAN POSSÉSS BÉTÉAK GIRA,

BAÏTAKIGOU BÉTI BÉGIRATOUKO GAÏTOUSSOULA,

SOURÉ BISSI GOUSSIAN ÉGIN DOUSSOUN BÉSSALA.

 

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