Messe annuelle du Souvenir au Sacré Cœur 

Mgr. Jean-Marc Aveline : un hymne vibrant à la Légion Etrangère

Le Sacré Cœur entièrement décoré d’un immense drapeau bleu-blanc-rouge flanqué des drapeaux rouge et vert de la Légion Etrangère : tel est le spectacle impressionnant qui s’offrait ce dimanche aux nombreux fidèles venus assister à la messe du souvenir célébrée par Mgr  Jean-Marc Aveline, évêque auxiliaire de Marseille, à la mémoire de tous les soldats morts pour la France. 

Autour du lieutenant-colonel (h) Constantin Lianos, président de l’association nationale des anciens combattants de la Légion Etrangère et cheville ouvrière de cette manifestation solennelle à la gloire des soldats français, de nombreux anciens combattants étaient présents, en particulier le colonel (h) Michel Richaud, vice-président national de l’union nationale des anciens combattants president de l'UNC  avec 28 sections des Bouches du Rhône, M. Alain Raphaël, vice-président départemental et président de l'UNC Marseille-Centre et le Commandant Jacques LE BIGOT vice-président,  le général Pichot de Champfleury, ancien commandant de la Légion Etrangère, qui ont déposé une gerbe superbe au pied de l’autel aux côtés de Mgr Jean-Marc Aveline évêque auxiliaire de Marseille et de Mgr le chanoine Jean-Pierre Ellul, recteur de la basilique du Sacré cœur et aumônier de l’ANACLE. Les élus marseillais, eux, ont surtout brillé par leur absence si l’on excepte la présence du toujours fidèle Gérard Vitalis, 5eme adjoint au maire du 6/8, délégué aux anciens combattants et aux affaires militaires, ainsi que d’une cohorte remarquable d’élus de Saint-Victoret qui, eux, ont fait honneur à leur rang comme Monsieur Pascal LALLE Commissaire Général de la Police Nationale, ancien DSP venu de Paris pour l'occasion.

S.E. l'Ambassadeur du Liban (h) Tony Braidy, les généraux, Jean-Paul Andreoli, Alain Chopin et Jean-François Briant, les Colonels Allain Carles et Gérard Vidal, le Divisionnaire Vicent Guivarch, tous accompagnés par leurs épouses.  

Mgr. Jean-Marc Aveline et le médecin-capitaine Alain Bourdon, sans le savoir et sans le vouloir, ont illustré de la même façon la gloire du prêtre et du soldat. En lisant avec ferveur la première lettre de Saint-Paul apôtre aux Corinthiens Alain Bourdon, ancien officier de la Légion Etrangère, a évoqué « ce corps qui ne fait qu’un, même si ses membres sont différents. Nous sommes tous baptisés pour ne former qu’un seul corps et chacun d’entre vous est membre de ce corps ». Saint-Paul parlait évidemment du corps du Christ, mais le Dr. Bourdon avait sans doute en même temps une pensée pour un autre corps, tout aussi homogène, celui de la Légion Etrangère, et ses membres de diverses origines.

Mgr Jean-Marc Aveline, avec la verve qu’on lui connait, a pris le même chemin que le Dr.Bourdon en faisant un parallèle sublime au cours de son homélie entre le prêtre et le soldat qui ont un point commun magnifique : ils vont l’un et l’autre au bout de leur mission. Natif de Sidi Bel Abbès en Algérie, berceau de la Légion Etrangère, Mgr. Jean-Marc Aveline a grandi autour des képis blancs et toute sa prédication a été un hommage vibrant à la Légion Etrangère. Pour les légionnaires comme pour les prêtres, le merveilleux annonce le tragique. La mission est parfois synonyme de sacrifice. Des légionnaires tombent pour la France en Afrique pendant que des prêtres meurent pour leur foi au cœur d’un quartier musulman des Philippines.

« Jésus a suivi à la lettre le programme périlleux d’Isaïe pour tisser de l’éternel avec les fils du quotidien, a dit Mgr Aveline, mais cette parole a conduit aussi Jésus au calvaire ». Eh bien, il en va de même des soldats qui suivent le valeureux exemple de leurs aînés : ils vont jusqu’au bout car telle est leur mission terrestre. « Ne pas dévier de sa mission, même au péril de sa vie, c’est faire l’expérience du salut, on va jusqu’au bout à cause de ce que l’on croit », fait observer Jean-Marc Aveline. Ce que veut dire l’évêque auxiliaire, c’est que Dieu est aussi un soldat qui a donné sa vie pour nous, pour que nous soyons plus grands que la mesquinerie du monde. La vocation militaire et la vocation religieuse ont des racines communes : celles de l’accueil. A la Légion on accueille des jeunes qui malgré leur passé ont promis de donner leur vie à la France. Et les prêtres, eux, donnent leur vie à Dieu en essayant de lui ressembler jusqu’au bout.

Comme Zachée juché sur un arbre, Jésus connait nos faiblesses et nos médiocrités. « Descends, dit Jésus à Zachée, c’est chez toi que je veux aller manger ». Le salut, c’est d’être sauvé afin que le Seigneur fasse chez moi sa demeure. Prions pour les soldats qui ont en charge la sécurité de la France, prions pour ceux qui ont donné leur vie pour la France, et confions-les à la miséricorde de Dieu », a conclu Mgr Aveline. Comme l’a joliment dit, le colonel (h) Michel Richaud, dans une allocution d’une étincelante sobriété, la haine et la vengeance doivent cesser pour que triomphe l’amour. La flamme du souvenir ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

José D’Arrigo. 

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 Texte et photo © Monsieur-Légionnaire  

 

Le Capitaine Jean-Marie ARGOUD a rejoint les rang de l'Association des Anciens Combattants de la Légion Étrangère de Marseille - Provence

Parrainé par le Président, le Capitaine ARGOUD accepte par la même occasion d'être le conseiller juridique du Président et de l'AACLEMP

Bienvenu chez vous mon Capitaine ! 

Lieutenant-Colonel Constantin LIANOS

Président AACLEMP

Diffusion ASAF

Association Soutien à l'Armées Française 

HS-PARAS-N°-7-PDF-general.pdf

 

 

 


 

 

SAINT MICHEL archange (29 septembre) Patron des Parachutistes

stmichelSaint Michel est l'un des trios archanges qu'évoque explicitement l'Ecriture (soit dans l'Ancien Testament : trois mentions dans le livre de Daniel ; soit dans le Nouveau Testament : épître de Jude et Apocalypse).

L'Ecriture nous parle de saint Michel comme de celui qui combat au nom de Dieu contre les forces du mal, à la tête des légions angéliques. Il est, par conséquent, celui que l'on invoque pour s'encourager au juste combat (il parle en ce sens à Jeanne d'Arc) et recevoir protection à l'heure du danger. Les médiévaux voyaient aussi dans saint Michel celui qui, au moment de la mort, conduisait l'âme du défunt jusqu'à Dieu, d'où son titre d'archange psychopompe.

Ce combattant céleste descendant sur la terre des hommes, il était légitime de le choisir comme protecteur du pays et de ses armées; déjà en 709, l'évêque d'Avranches, saint Aubert, fonda une chapelle qui deviendra l'abbaye du Mont Saint-Michel, où viendront en pèlerinage, entre autres, Charlemagne, saint Louis, Louis IX, pour demander la protection pour la France. Dans la même ligne, après la deuxième guerre mondiale, les troupes aéroportées le choisirent comme saint patron, voyant dans l'âme "ailé" qui descend du ciel comme un ancêtre, certes plus agile encore, du parachutiste contemporain.

L'origine du culte de saint Michel par les parachutistes remonte à la deuxième guerre mondiale, en Angleterre: l'aumônier du 2ème S.A.A bénissait des médailles de saint Michel qu'il remettait aux paras appelés à sauter sur le territoire français. En février 1945, l'aumônier du corps français de l'air proposa que saint Michel devienne le saint protecteur des parachutistes. Puis, sous l'impulsion du Père Jégo, aumônier parachutiste, eurent lieu les premières célébrations de la saint Michel, elle se déroulèrent en Indochine les 18 et 30 juin 1948 et, de façon plus solennelle, le 29 septembre 1949 en la cathédrale de Hanoï. La même année, le Père Fr. Casta, du 1er R.C.P avait publié un petit livre sur Saint Michel, patron des parachutistes, préfacé par l'évêque d'Ajaccio, qui donne ainsi un caractère officiel à ce saint patronage célébré chaque année, le 29 septembre.

En 1948, durant les durs combats menés par les parachutistes Indochine, les troupes aéroportés ont été placées sous le patronage de Saint Michel. 

70 années se sont écoulées depuis la première messe célébrant notre archange à Hanoï. Grâce à l'immobilisation de la 11ème Brigade Parachutistes, les associations des anciens parachutistes avec la bénédiction de l'évêque aux armées et la Mairie du 7ème Arrondissement de Paris, nous avons pu nous réunir d'abord en la Cathedrale Saint Louis pour se recueillir et prier ensemble, puis, sur les Champs de Mars pour assister à très belle prise d'armes en présence des tous les drapeaux des unités parachutistes d'actif, des associations des anciens parachutistes et de l'Association des Anciens Légionnaires Parachutistes.

Il a fallu se lever tôt et prendre place une heure avant la Sainte Messe dans la cathédrale Saint Louis ! Plus de 150 personnes ont assisté début. Plus d'une centaine de porte-drapeau, les drapeaux des unités d'active étaient mis à l'honneur.

En entrant les jeunes parachutistes des régiments TAP distribuaient les livret de messe, le livret avec l'historique Saint Michel patron des parachutistes et une médaille qui marquait le «70ème anniversaire Hanoï 1948 - Paris 2018»

En effet ! Il y a 70 ans en la cathédrale d'Hanoi l'Archange Saint Michel devenait le Saint patron des parachutistes .

UNP - Section 130 - après la prise d'armes sur le champ de Mars

Médaille de saint Michel archange

Après la guerre les parachutistes français étaient toujours à la recherche d'un saint patron protecteur. Si la deuxième guerre mondiale était finie, ce n'est pas pour autant que les conflits armés avaient cessé, ils se poursuivaient notamment en Indochine où la France était directement engagée.

Fondement historique et liturgique du patronage

de saint Michel

Un bataillon devait partir pour l'Extrême Orient et à la fin de la messe saint Michel fut publiquement invoqué. Du coup l'idée germa parmi les aumôniers et ils se mirent au travail pour constituer un dossier exposant les fondements historiques et liturgiques de ce choix. Les témoignages dans la sainte Ecriture, la place de saint Michel dans la liturgie et les nombreux sanctuaires dédiés à saint Michel (Mont saint Michel, Mont Gargan) prouvent abondamment que cet archange est le patron idéal pour les parachutistes :

- il est invoqué dans la liturgie comme notre protecteur dans les combats : "saint Michel Archange, défendez-nous dans les combats !", chantons-nous au graduel de sa messe.

- il est le soldat de Dieu : saint Michel est surtout connu pour son combat victorieux contre Satan et les anges rebelles comme le raconte le livre de l’Apocalypse. Mais dans d’autres livres sacrés, il est fait aussi allusion à saint Michel Archange : dans le livre de Daniel, l’épître de saint Jude, où saint Michel joue le rôle de protecteur auprès du peuple hébreux.

- Il vient du ciel. La sainte Bible parle d’un grand silence qui se fit dans le ciel : cela rappel ce grand silence que les paras éprouvent lorsque sautant, ils se trouvent dans les airs entre le bruit assourdissant des moteurs de l’avion et le fracas des batailles.

Saint Michel devient le patron des parachutistes

Un guerrier venant du Ciel, qu'y a-t-il de mieux comme saint Patron pour les parachutistes ? 

Ce travail de recherche fut surtout mené par le Père Casta alors jeune aumônier des parachutistes. Une fois le dossier bouclé, il fut soumis à la hiérarchie, et cela aboutit l'année suivante à la première cérémonie officielle où l'Archange saint Michel fut célébré comme le patron des parachutistes. Cet évènement eut lieu le 13 juin 1948 à la cathédrale d'Hanoï. La guerre d'Indochine rendait urgent ce besoin d'un saint Patron pour les parachutistes.

La première médaille officielle de saint Michel

A cette occasion une médaille en argent massif fut frappée sous la direction du Père Casta. Cette médaille religieuse, de forme rectangulaire, représentait saint Michel avec les ailes déployées terrassant le démon et en arrière plan, trois parachutes ouverts. Pour la petite histoire, la fabrication de ces médailles put être payée grâce au butin pris sur l'ennemi lors de l’opération Léa à Bac Kan, menée par les parachutistes eux-mêmes. On n'est jamais mieux servi que par soi-même.

Voici la première médaille de saint Michel réalisée par le Père Casta : 

Médaille de saint Michel Archange

L'image provient de ce forum consacré à la mémoire des parachutistes :

http://www.chemin-de-memoire-parachutistes.org/t3344-medailles-saint-michel-suite

 Les pères fondateurs du patronage de Saint Michel patron des parachutistes 

 

Le Père MUSON (nous a quitté en 1987)

 

Les Aumoniers militaires sont souvent méconnus et pourtant l'un d'eux peut-être cité parmis les plus belles figures de l'Armée française.
Le Père Jeau-Marie MULSON,rappelé à Dieu le 9 février dernier(1987),en était l'exemple par excellence.
De la Norvège à la libération,puis en Indochine,le père était present sur tous les champs de bataille ou la France était impliquée.
Prêtre soldat,sans armes,il était au service des Hommes qui servaient la France.Méprisant le danger,prêtre,infirmier ou brancardier à l'occasion,il soignait les corps et les âmes des soldats,quelle que soit leur nationalité ou religion.
Officier de Santé chez les chasseurs,puis volontaire Parachutiste,il avait choisi ces Unités d'élite pour être toujours au plus près de l'action.
Le Père Jean-Marie MULSON était né le 12 mai 1908 à Pierrefait,en Haute-Marne.
Entré au séminaire de Langres en 1924,incorporé pour le Service Militaire en 1929,élève officier la même année,il fut promu Sous-Lieutenant d'Administration du Service de Santé en 1930.
Ordonné prêtre à Langres en 1931,il accéda par la suite au grade de Lieutenant en 1933.
Rappelé sous les drapeaux en septembre 1939,il est affecté à différents groupes sanitaires,puis,volontaire pour rejoindre une Ambulance Médicale de l'Armée,il fait partie du corp expéditionnaire en Norvège en avril 1940.
En 43,affecté au Bataillon médical des Troupes marocaines,il débarque à Ajaccio en novembre et participe à la mise en service de l'Hôpital de Calvi.Puis il rejoint l'Italie avec son Bataillon médical et prend part à l'offensive du Garigliano.

Volontaire parachutiste,il rejoint le 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes.A Rome,en aout 1944 comme aumonier du 1er Bataillon du Régiment.En France en septembre 1944.
Avec le régiment il prend part à toutes les opérations des Vosges et d'Alsace en 1944 et 45.Combats très meurtriers ou le Père donne le meilleur de lui-même.
A nouveau volontaire,pour l'Indochine,il fait route comme Aumonier de la 1/2 Brigade Parachutiste,avec laquelle il arrive à Saïgon le 10 février 1947.
Il participe immédiatement aux opérations de Trang-Bang en Cochichine,puis débarque à Haïphong et participe à l'opération Dang Phuong et Long Chan en mars 1947.
Encore opération Nam Dinh en avril.

Avec le 1er Bataillon du 1erRCP,qu'il retrouve,il est parachuté à Hoa Binh.
Parachuté à nouveau à Cuvan en novembre 1947.
Puis retour à Saïgon ou,malade,il est hospitalisé.
Rapatrié sanitaire en France en mai 1948.
Il est démobilisé définitivement en 1956.

C'est chargé de souvenirs et les épaules lourdes de fatigue que le Capitaine Para redevient le Père Mulson.

Chevalier de la Légion d'Honneur.C.G.1939-45,avec Palme.C.G.des T.O.E.,avec Palme,Médaille commémorative de Norvège,commémorative Française 1939-1945,avec barrette Afrique et Libération,commémorative de la campagne d'Italie,Coloniale.

Brevet Parachutiste n°4802.

De nombreux drapeaux rendaient les honneurs,parmis ceux-ci,la Bannière étoilée de l'American Legion,notre drapeau national,ainsi qu'une délégation.Des anciens et jeunes Parachutistes du 1erRCP assuraient la Garde d'honneur du cercueil.
Ses obsèques furent célébrées en présence de nombreuses personnalités:M. et Mme Maurice Mulson,son frère et sa belle soeur,sa soeur,le Général et Mme Jacques Faure,ancien chef de corp du 1erRCP,le Général Paul Aussaresses également ancien chef de corps du 1erRCP,le Général Albert Meyer,des Commandos de l'air,le Lt Colonel Charles Garner commandant en second du 1erRCP,le Colonel Sassi,de l'Amicale des Bataillons de Choc,Mme d'Autheville,ancienne Assistante Sociale en Chef de l'Armée,Mme Geille,fille du Colonel fondateur des Unités de Parachutistes en France.

Les Vieilles Suspentes dont le père était membre ,étaient représentées par le Colonel Pierre Raynal,Président;Raymond Métivier,Vice Président ;Maurice Giraud,Secrétaire;Yvan Dufau,Trésorier;Michel de Trincaud Latour,ami et compagnon des bons et mauvais jours ,ainsi que de très nombreux anciens compagnons qu'il est impossible de tous citer.

Témoignage d'un ancien du 1erRCP;Compagnon du Père dans les batailles de France.

 

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Le Père François Casta, grande figure des aumôniers parachutistes qui avait abordé franchement la question de l’usage de la torture en Algérie dans un ouvrage qui fut interdit, est décédé mardi 23 août à l’âge de 92 ans à Paris.

Cet ancien aumônier, qui avait connu la Seconde guerre mondiale et les guerres d’Indochine et d’Algérie, s’est éteint à l’Institution nationale des Invalides à Paris où il résidait depuis 2006, a précisé dans un communiqué le secrétariat d’État aux Anciens combattants.

Né le 20 août 1919 à Calenzana (Haute-Corse), François Casta, issu d’une famille de militaires, est ordonné prêtre en juin 1943. Engagé comme volontaire en novembre 1944, il est nommé aumônier catholique du 19e bataillon de chasseurs dans la 1re Armée française et est très sérieusement blessé par des éclats d’obus le 13 février 1945 dans le Haut-Rhin.

Grand-croix de la Légion d’honneur

Volontaire pour l’Indochine, il débarque à Saïgon en mars 1947, et rejoint le 1er bataillon parachutiste de choc, puis des 1er RCP et 1er BEP. Entre deux opérations, il se forme pour être parachutistes reçoit son brevet N° 20755. Il effectue deux séjours en Indochine participe à des nombreuses opérations dont la fameuse opération "Lea" où il est parachuté sur Bac-Kan.

Il se distingue pendant deux années par son courage et son dévouement en Cochinchine et au Tonkin, se révélant un secours moral constant pour tous.

Lors d’un second séjour en Extrême-Orient, il est à nouveau blessé au combat le 28 mai 1952 au Tonkin.

Au retour d'Indochine, il est nommé en Allemagne comme aumônier du régiment colonial des chasseurs des chars. Volontaire pour l'Algérie, il est affecté en 1956 dans le Constantinois comme  aumônier de la 25e division parachutiste et rejoint l’Algérie pendant plus de quatre années.

En 1962, il écrit Le Drame spirituel de l’Armée, un livre qui fut interdit par Pierre Messmer, alors ministre de la défense du général de Gaulle. Dans ce livre, paru finalement en 2009, le Père Casta s’interrogeait sur le problème du comportement chrétien du soldat face à ce qu’on appelait alors « la guerre révolutionnaire», abordant franchement la question de la torture pour en condamner l’usage.

 

Onze fois cité, le Père Casta avait été élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur en 2003. Il était titulaire de la Croix de Guerre 1939-1945 avec palme et étoile d’argent, de la Croix de Guerre des TOE avec 2 palmes, 1 étoile d’argent et 3 étoiles de vermeil, de la Croix de la Valeur militaire avec 1 étoile d’argent et 3 étoiles de vermeil.

Après l'Algérie, il retourne à la vie civile et continue de servir le Christ et l'Eglise en Corse. Rappelé à Dieu le 23 Août 2011.

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Liens interessants :

https://youtu.be/kboQAWh0rEc

Bonjour, Mon Colonel,

Voici quelques photos prises lors de mon séjour au Vietnam.
Bonne réception
Vincent SILLA PELLICER