Cérémonial et cérémoniaire

CÉRÉMONIE
DÉROULEMENT TYPE D'UNE CÉRÉMONIE DECRET DE 89-655 DU 13/09/1989 TOUJOURS EN VIGUEUR
 
Une cérémonie se déroule généralement selon un découpage logique et cohérent. Chaque moment de la cérémonie est appelé « phase ». 
 
Une cérémonie publique sans présence de troupes se déroule généralement selon le modèle défini ci-après, aucun texte officiel ne fixant clairement un ordonnancement et certaines phases n’étant pas systématiques. 
 
Ce modèle peut être modifié exceptionnellement par le service du protocole d’une haute autorité de l’État ou pour des raisons d’agencement particulier d’un site. 
 
Afin d’aider à la compréhension de l’événement par le public présent, et notamment la jeunesse, et de l’associer à la cérémonie, il est de plus en plus d’usage, à des fins pédagogiques, de commenter les différentes phases (présentation générale avant le début de la cérémonie puis succincte avant toute nouvelle phase).
 
L’ouverture et la fermeture du ban ne constituent pas le signal de début et de fin d’une cérémonie. Ils encadrent un acte symbolique : la remise de certaines décorations, la lecture d’un message officiel… 
 
À retenir : une cérémonie publique ne commence que lorsque l’autorité qui occupe le premier rang dans l’ordre des préséances, entre dans le dispositif, accompagnée par les personnalités désignées. Cette autorité arrive la dernière et se retire la première. 
 
Phase préparatoire : mise en place des différents participants 10 à 15 minutes avant le début de la cérémonie, le maître de cérémonie vérifie les emplacements définitifs et place les différents participants selon le dispositif retenu (devant le monument aux Morts, sur la place de la commune, les porte-drapeaux de part et d’autre du monument, les spectateurs, les amicales, les écoles, les invités, les porte-gerbes, le porte-coussin de décorations…). 
Il fait également reconnaitre leurs emplacements aux futurs décorés. 
 
Accueil des autorités – Début de la cérémonie : 

Les autorités civiles et militaires sont accueillies par le maire de la commune ou l’organisateur de la cérémonie. 
« Garde à vous » À l’heure fixée de début de cérémonie, les autorités accompagnées du maire ou de l’organisateur entrent ensemble dans le dispositif et rejoignent l’emplacement qui leur est réservé. « Repos » 
Il n’y a pas de « revue des troupes » par une ou plusieurs autorités civiles. 
La revue des troupes  est un acte de commandement militaire. Cette phase n’est réalisée qu’en présence de troupes militaires en armes et n’est exécutée que par le commandant des troupes et l’autorité militaire qui préside la cérémonie. 
 
Montée des couleurs(éventuellement) : 

Cas 1 : les deux personnes désignées sont en place de part et d’autre du mât des couleurs dès la phase préparatoire. Le pavillon ou drapeau est accroché et l’une d’elles le tient par une extrémité libre. 
Le maitre de cérémonie commande :
« Garde à vous » 
puis annonce : « Attention pour les couleurs ». 
La deuxième personne tient la drisse, se tient prêt à la manœuvre et annonce : 
« Prêt ». 

Cas 2 : les deux personnes désignées ne sont pas de part et d’autre du mât. Le maitre de cérémonie commande :
 « Garde à vous » 
Les deux personnes désignées viennent au pas cadencé se placer de part et d'autre du mât. 
L’une d’elles porte le pavillon ou le drapeau sur les avant-bras horizontaux, coudes pliés, bras joints au corps. 
Le second fixe le pavillon à la drisse et se tient prêt à la manœuvre. 
Le maitre de cérémonie annonce : 
« Attention pour les couleurs »
Puis À l’heure prescrite, le maitre de cérémonie commande : 
« Envoyez » 

Le clairon sonne Au drapeau pendant que le drapeau monte lentement jusqu'au sommet du mât. 
Au début du mouvement, il convient de veiller à ce que le pavillon ne touche pas terre. 
Si une musique est présente (formation musicale ou sono), elle joue le refrain de la Marseillaise après la sonnerie Au drapeau, une fois le drapeau arrivé au sommet du mât. 
« Repos » 
 
Lectures :
La lecture des messages se fait toujours dans l’ordre de préséance inverse, le représentant de l’autorité de l’État lisant en dernier.
 
 Les messages sont lus après avoir été annoncés :
 « Message de Monsieur… », « Textes sur… lus par les élèves de l’école… », etc. 
« Garde à vous », s’il s’agit du message d’un Ministre, d’un texte historique, d’un ordre du jour, 
puis « Repos » à la fin de la lecture. 
 
Il en est de même pour la lecture du message du Secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire (SEDACM), de certains ordres du jour ou de l’appel du général de Gaulle lancé le 18 juin 1940. 
 
Les autres lectures sont faites sans « Garde à vous ». 
 
Pour la cérémonie du 8 mai, il peut être fait lecture du discours du général de Gaulle du 8 mai 1945 ou de l’ordre du jour n°9 du général de Lattre de Tassigny. 
L’appel du Général de Gaulle doit être favorisé pour la cérémonie du 18 juin et le communiqué du grand quartier général de l’armée en date du 11 novembre 1918 pour la cérémonie célébrant l’armistice de la 1ère Guerre Mondiale. 
 
Pour les autres cérémonies, le maire peut choisir tout texte replaçant l’événement dans son contexte comme par exemple des extraits de lettres écrites par des déportés lors de la journée nationale commémorant leur souvenir. 
 
Les messages officiels sont lus par la personnalité qui préside, par l’autorité invitante ou par des personnes désignées à l’avance. 
 
Ces lectures prennent place avant les honneurs aux morts car ils ont la vertu pédagogique d’expliquer les raisons de la cérémonie. 
 
On n’ouvre et ferme le ban que pour les textes officiels : Appel du 18 juin, ordres du jour, message officiel du SEDACM : 

« Ouvrez le ban » avant la lecture 

puis « Fermez le ban » à la fin de la lecture en présence d’une musique (formation musicale, clairon ou trompette, sono). 
 
Les discours ou allocutions sont prononcés en dehors de la cérémonie du souvenir (vin d’honneur, exposition, etc.).
 
Lors d’une cérémonie publique officielle, aucun message à caractère politique ou syndicaliste n’est lu, afin de respecter la solennité de la manifestation et la neutralité de l’événement. Honneurs aux Vivants(éventuellement) 

« Garde à vous »
 
Remise de décorations :
« Récipiendaire, gagnez votre emplacement » 
« Ouvrez le ban » 
« Monsieur … »
« Fermez le ban »
« Médaillé (ou décoré), rejoignez les rangs » 
« Repos » 
 
Le ban (ouverture et fermeture) est joué par la formation musicale, le clairon ou trompette, ou la sono. Pour chaque ordre national (Légion d’Honneur, Ordre national du mérite) et la Médaille Militaire, le ban est ouvert puis fermé.
 
Pour l’ensemble des autres décorations, le ban est ouvert avant la 1re décoration puis fermé après la dernière. 
 
Hommage aux Morts :
« Garde à vous » 
 
Dépôt de gerbes : (monument aux Morts, stèle, plaque commémorative, cimetière) 
L’usage veut que le dépôt de gerbes se fasse dans l’ordre inverse de l’ordre de préséance, de telle manière que l’autorité qui occupe le premier rang (représentant de l’État) dans l’ordre des préséances dépose sa gerbe en dernier au meilleur emplacement. 
 
Ainsi, les associations déposent en premier. Selon leur nombre, il est possible que les gerbes soient déposées simultanément (celle de l’autorité de premier rang étant au centre). 
 
En règle générale, le porte gerbe du représentant de l’État est un fonctionnaire de la police nationale, un gendarme ou un sapeur-pompier. 
 
Pour les autres personnalités, des enfants peuvent être désignés comme porte-gerbes. 
 
Le maitre de cérémonie peut annoncer ou faire annoncer le dépôt de chaque gerbe. La personnalité citée, aidée par un ou deux porteurs de gerbe, dépose la gerbe, recule de quelques pas, salue si elle est en tenue, se recueille un bref instant puis rejoint son emplacement. 
 
Dès que la dernière gerbe est déposée, le maitre de cérémonie annonce : 
« Aux Morts » 
Les tambours battent, les clairons ou trompettes sonnent Aux Morts. 
 
L’exécution de la sonnerie est suivie d’une Minute de Silence. 
 
L’usage veut que la durée de la minute de silence soit proportionnelle à l’ampleur de la cérémonie et prenne en compte l’âge des participants : entre 15 et 20 secondes. 
 
Les drapeaux des Anciens Combattants s’inclinent au commandement 
« Aux Morts » 
et se relèvent à l’issue de la minute de silence. 
 
S’il n’y a pas de musique, il est conseillé d’annoncer : 
« Nous allons observer quelques instants de recueillement ». 
 
La fin de la minute de silence est marquée par l’exécution de l’hymne national. 
Puis « Repos ». 
 
Important : la sonnerie aux Morts, la minute de silence et la Marseillaise constitue un ensemble indissociable. 
 
Si le Chant des Partisans et/ou le Chant des Marais sont prévus, ils peuvent être interprétés en introduction (après la lecture des messages ou en conclusion de l’hommage aux Morts (après la Marseillaise). Ils ne doivent pas l’être pendant le déroulement de l’hommage précité qui doit être strictement respecté. 
 
Selon le type de cérémonie, l’ode à la joie peut être chantée ou jouée après le refrain de la Marseillaise. 
 
Remerciements aux porte-drapeaux : 
Il est d’usage que les autorités de premier rang saluent les porte-drapeaux présents. 
C’est une marque de respect. 
En pratique, elle se fait à l’issue de l’hommage aux Morts. 
 
Départ des autorités – Fin de la cérémonie : 
« Garde à vous » Les autorités accompagnées du maire et/ou de l’organisateur quitte le dispositif. 
« Repos ». 
 
La cérémonie est maintenant terminée. 
 
À l’issue de la cérémonie, s’il y a lieu, le maitre de cérémonie peut ordonner la mise en place du défilé ou annoncer : 
« La cérémonie est à présent terminée, vous êtes conviés au vin d’honneur à … tel endroit ». 

Ce guide est scrupuleusement appliqué par le céremoniaire de l'AACLE, ANACLE.

Pour les honneurs militaires à l'intérieur de l'église ou sur le parvis de celle-ci se fait avec l'accord du curé de la paroisse


- Guide à l'usage des porte-drapeaux


- Attribution de diplôme de porte-drapeau 

- Demande de diplôme d'honneur de porte-drapeau 

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