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Compte rendu de la visioconférence internationale sur la LPM 2024 -2030 organisée par le président de l'AACLE du 14 janvier 2023

Dans le cadre du Cycle des visioconférences internationales et/ou en présentiel 2023 organisées par le Lcl Constantin LIANOS, Président-fondateur de Monsieur Légionnaire et de l'AACLE,  une visioconférence internationale a eu lieu le 14 janvier 2023 sur le thème : La Loi de la Programmation Militaire 2024 - 2030 (LPM) donnée par Monsieur l'Ingéneur Général de l'Armement Louis-Alain ROCHE, qui a été par ailleurs, un artisan majeur et au cœur même du programme du raffale.

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 J'ai privilégié les auditeurs visibles en vidéo, 1171 demandes de replay ont été prises en compte et ont eu le lien et le code d'accès pour le replay valables 7 jours pour revoir le replay ou enregistrer la visioconférence à des fins personnels uniquement. Interdiction de publier dans les réseaux sociaux ou/et sites web même partiel. Merci de mettre que le lien de notre travail.

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Pour lire la biographie de l'Ingénieur Général de l'Armement Louis-Alain ROCHE cliquez sur ce même lien 

Compte rendu écrit de José D'ARRIGO, (MAV), Redacteur-en-chef du Méridional numérique:

Loi de programmation militaire : la France en voie de vassalisation de l’OTAN et de l’Allemagne

« Pour soutenir la guerre, trois choses sont nécessaires : de l’argent, de l’argent, encore de l’argent », a prophétisé le maréchal de France Gian-Giacomo Trivulzio au XVIème siècle. Il avait raison le Condottiere. L’argent a été et restera à jamais le nerf de la guerre. Louis-Alain Roche, ingénieur général de l’armement (2S), diplômé de Polytechnique et de l’école supérieure de guerre, titulaire des affectations les plus prestigieuses au ministère de la Défense, ancien contrôleur général des armées en mission extraordinaire, commandeur de la Légion d’Honneur, commandeur de l’ordre national du Mérite et de la Médaile de l'Aéronautique, a commencé sa conférence sur la loi de programmation militaire en citant cette pensée célèbre d’un ancien guerrier émérite qui jamais ne trouva le repos, hormis le jour de sa mort.

Ce qui était diablement vrai sous le règne de Louis XII l’est toujours au XXIème siècle. Sans argent, sans moyens, sans munitions, sans recrues, sans formation adéquate, aucune guerre n’est possible. Voilà pourquoi la loi de programmation militaire, prévue pour doter les trois armées françaises (Terre-Air-Mer) des moyens nécessaires pour faire face à n’importe quel conflit armé, est d’une importance capitale pour l’avenir de la nation. Celle qui régit notre pays aujourd’hui est en principe valable de 2019 à 2025 mais  comme toute programmation, est modulable à tout moment par le gouvernement en fonction des impératifs de l’actualité internationale.

Par exemple, la loi votée le 13 juillet 2018 forte de 34,2 milliards d’euros de crédits de paiement en 2018 a bénéficié d’une augmentation de 1,7 milliard d’euros en 2019, en 2020, en 2021, puis en 2022, et le gouvernement va quasiment doubler cette augmentation en 2023 avec trois milliards d’euros supplémentaires. Trois milliards qui risquent, hélas, d’être grignotés par l’inflation galopante. M. Louis Alain Roche a précisé que cette loi prévue tous les sept ans couvre la totalité des dépenses de l’Etat mais aucune d’entre elles n’a été respectée sur la durée et les finances sont quasiment retouchées tous les ans.

La difficulté de maintenir un budget fixe provient aussi du fait que les commandes d’avions ou de vaisseaux de guerre exigent au moins cinq ans de fabrication et, par conséquent, des paiements échelonnés et d'importants restes à payer en fin d'année. Le ministère des Armées reste le plus gros investisseur de l’Etat et Bercy, c’est à dire le ministère des Finances, est limitédans son action par ces restes à payer. La loi de programmation ne prévoit aucune compensation de l’inflation mais elle peut accorder des crédits supplémentaires aux armées en cas de hausse des carburants et il faut bien reconnaître que les tarifs de l’essence jouent au « yoyo » actuellement.

Bref, ce qui caractérise la programmation, c’est que les crédits qu'elle prévoitdoivent être confirmés annuellement par la loi de finance. La demande réitérée à maintes reprises de l’organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) de porter le budget de la défense de chaque État membre à 2 % du produit intérieur brut est un objectif pour la France; mais n'est vraiment atteint que par trois pays : la Grèce, la Turquie et la Grande-Bretagne. La hausse des effectifs militaires est également sujette aux caprices de l’actualité : en 2019, 2020, 2021 et 2022, moins de cinq cents recrutements supplémentaires ont été effectués alors que 1500 par an sont prévus de 2023 à 2025.

Ce débat très technique a été parfaitement arbitré et animé par le Lieutenant-colonel Constantin Lianos, dynamique président de l’association des anciens combattants et amis de la Légion Étrangère, qui, une nouvelle fois, a vu juste en invitant à sa visio-conférence internationale un haut fonctionnaire de très grande qualité et qui sait ce qu’il dit. Ses questions précises et tranchantes ont le plus souvent obtenu des réponses évasives relevant davantage de la diplomatie que de la prévision opérationnelle mais il ne pouvait en être autrement en période de guerre, donc de discrétion obligatoire.

La vérité que M. Louis-Alain Roche, au demeurant très honnête et loyal dans son exposé, n’a pas caché c’est que les finances publiques de la France sont quasiment « en état de faillite », comme le pronostiquait déjà François Fillon lorsqu’il était Premier ministre. La Cour des Comptes prévoit un reste à payer pour les armées de…cent milliards d’euros en 2025, soit quatre ans d’investissements ! Or, les besoins supplémentaires pour rénover le matériel et reconstituer le stock des munitions sont immenses. On se déleste du matériel parfois vieillissant en cédant à l’Ukraine des AMX 10 RC et des canons Caesar et des Rafales d’occasion à la Grèce et à la Croatie. Cela contribue à aggraver le retard considérables de l’équipement des armées françaises, ce que personne ne peut le nier.

Il nous manque, selon l’intervenant émérite, une bonne dizaine de milliards pour respecter les objectifs de la loi de programmation militaire à l’horizon 2025. On grignote sur tous les budgets, y compris sur les volumes d’entraînement, par exemple pour les pilotes de combat qui effectueront en 2023 à peine plus de 140  heures au lieu des 180 qui sont la norme).Certainesspécialités sont en déficit chronique. Les médecins militaires sont de plus en plus rares et les mécaniciens aéronautiques s’orientent vers le secteur privé pour gagner davantage.

 Quant aux spécialistes de la cyberdéfense, très recherchés, ils préfèrent souvent eux aussi les salaires confortables que peuvent leur octroyer les banques et les assurances, toujours en quête de specialistes de sécurité supplémentaires. Dans la Marine, ce sont les chefs de quart qui font défaut car ils hésitent de plus en plus à s’engager pour de longues périodes.

On pourrait croire que la coopération européenne atténue les effets de cette crise financière qui risque d’entraîner, qu’on le veuille ou non, la vassalisation définitive de l’espace européen par les Etats-Unis. Il n’en est rien. Si l’on se réfère au système de combat aérien du futur, éstimé à cent milliards entre la France, l’Allemagne, et l’Espagne, « on a mis deux ans à se mettre d’accord avec d’interminables négociations entre industriels », révèle M. Louis Alain Roche. Si l’on se fonde sur le MGCS (Main Ground Combat System), c’est-à-dire le projet d’armement franco-allemand lancé en 2012 pour succéder aux chars Leclerc, le dossier est bloqué en raison de divergences sur le partage des travaux. 

Quant au programme « Tigre Standard 3 », concernant la construction de nouveaux hélicoptères d’attaque, il était conçu jusqu’en 2040 en collaboration avec les Espagnols et les Allemands. Or, les Allemands ont abandonné le projet au milieu du gué en décidant d’acheter des hélicoptère américains.

La Marine française n’est pas mieux lotie puisque, là aussi, les Allemands devaient collaborer avec les Français pour l’élaboration de nouveaux avions de patrouilles maritimes (Pat-Mar) et qu’ils ont changé leur fusil d’épaule pour se procurer des modèles américains.

Tout se passe comme si l’Allemagne ouvrait en grand le parapluie de l’Otan et se plaçait sous la haute protection des Etats-Unis en lui donnant toutes les garanties possibles de son allégeance, la France devenant dans cette tractation souterraine…la dernière roue du char !

Reste que les budgets 2024-2025 ne sont toujours pas fixés et qu’ils réclament des efforts considérables. Les responsables des diverses armées ont d’ores et déjà signifié leurs besoins respectifs et ils sont très au-dessus du schéma « Ambition 2030 ». La vérité, c’est que chaque armée a des besoins qui rsiquent de ne pas être couverts faute d’argent disponible. Les effectifs de l’armée de terre peuvent désormais tenir dans le stade de France (77 000 combattants), nous n’avons plus assez de blindés opérationnels, notre artillerie est sous-dotée avec 50 canons Caesar au lieu de 72 et notre stock de munitions est beaucoup trop faible, même si deux milliards ont été octroyés pour 2023.

Nous ne sommes pas très vaillants non plus en matière de drones de combat, la Marine a des problèmes pour être présente dans l’océan Indien et l’océan Pacifique à tel point que M. Roche a fait ce diagnostic inquiétant : « notre flotte française est faible au regard de la tension mondiale » et notre seul porte-avions nucléaire n’est pas en mesure de naviguer lorsqu’il est en entretien à quai. Quant à l’armée de l’air, sa flotte de très gros avions de transport est nettement insuffisante pour remplacer les vieux C.130. Donc, la somme des besoins dépasse largement tout ce que Bercy prévoyait d’affecter  aux arméees et il faudra procéder à des « arbitrages ». Il faudra aussi – mais il n’est pas politiquement correct de le reconnaître – dépendre d’autres pays pour assurer notre défense, ce qui limite notre ambition gaullienne d’indépendance.

Lorsque la loi deprogrammation militaire 2024-2030 sera votée à la fin du printemps 2023, chacun pourrait s’apercevoir que la France est en plein « déclassement » si un effort important n'est pas consenti. Les Allemands avec un budget de cent milliards supplémentaires en trois ans et les Britanniques nous ont déjà dépassés. Le Japon lui aussi fournit des efforts d’armement considérables. La Pologne, la Suède, l’Espagne font de même. La France sera-t-elle le bonnet d’âne de l’Otan ?

La France n’a plus vraiment l’âme guerrière et son service national universel s’apparente à une organisation de vacances de la Jeunesse. La menace hypersonique russe et chinoise est réelle et ces missiles constituent une nouvelle épée de Damoclès sur notre tête. Sommes-nous à la veille d’un conflit majeur entre la Russie et l’Europe ? M. Roche a affirmé qu’il ne pouvait pas répondre à cette question brûlante du Lieutenant-colonel Constantin Lianos.

Nos marges de négociation s’amenuisent avec l’Allemagne. Nos difficultés en hommes et en matériel paraissent inextricables et, selon le Général (air 2S) Jean-Paul Andréoli, qui a magistralement conclu ce débat crucial, la France risque d’être confrontée « à de sérieux dilemmes ». « Nous avions un modèle complet d’armée qui se traduit aujourd’hui par des capacités embryonnaires. En Ukraine, a-t-il fait observer, on utilise des armes ordinaires que nous ne sommes plus en mesure de produire en raison de choix politiques. Il y a beaucoup d’équations à résoudre et aucune n’est simple… »

Ce qui manque cruellement à la France, c’est…de l’argent, de l’argent, encore de l’argent !

José D’Arrigo

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Complément :

Le discours des vœux du Président de la République sur la base de Mont de Marsan publié le 20 janvier 2023, donne peu d’éléments réellement utilisables pour faire une première analyse détaillée de ce que sera la future LPM.

Les montants affichés, 400 Md € + 13 Md € de ressources extra budgétaires sont importants, mais les comparaisons avec la LPM précédente (295 Md €) sont difficiles à faire à ce stade car il s’agit d’€ courants. Une partie au moins de la hausse nominale va être absorbée par les indexations et révisions de prix pour couvrir l’inflation, qui est structurellement supérieure pour les matériels de Défense à l’inflation générale, et la hausse des coûts de l’énergie dont les armées sont des consommatrices importantes (la moitié peut être de la hausse apparente pourrait servir à cela). La hausse des budgets en euros constants sera réelle mais ses effets concrets seront beaucoup moins impressionnants que ce que dit la presse. De plus on ne connait pas à ce stade l’échelonnement dans le temps. Çà n’est pas du tout pareil d’avoir une hausse au début ou en fin de LPM. Enfin les ressources extrabudgétaires ne sont pas détaillées et donc on ne peut pas juger de leur crédibilité.

Sur le plan plus technique, Il a été réaffirmé le maintien de la dissuasion nucléaire au bon niveau, et donc les crédits nécessaires seront sanctuarisés. Pour le reste un certain nombre de priorité ont été affichées, (renseignement, cyberdéfense, espace, forces spéciales…) L'étude de la construction d’un future PA est annoncée, (ce qui veut probablement dire qu’un 2° n’est plus envisagé), le passage au « tout Rafale » est également cité, mais rien n'est dit sur ce qu'on fait des M 2000 rénovés. Des transformations importantes et probablement difficiles des armées sont annoncées sans qu’à ce stade on ait des éléments concrets pour en mesurer l’impact, si ce n’est qu’on peut comprendre que cela devrait se faire à effectif global à peu près constant. Enfin, on annonce qu’il faut réformer les méthodes d’acquisition de la DGA pour gagner en rapidité et en simplicité. On verra si cela va jusqu’à l’assouplissement des règles des marchés publics….

Voilà ce qu'on peut écrire à ce stade. Il faut rester attentif pour analyser tout document permettant de préciser ce qui est envisagé concrètement dans cette future LPM, mais ça ne sera sans doute pas disponible à court terme, car les arbitrages entre armées seront certainement difficiles."

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Comment les armées complèteront l’enveloppe de la prochaine LPM

Des 413 Md€ de crédits proposés pour la loi de programmation militaire 2024-2030, 13 Md€ proviendront de recettes extra-budgétaires. Un mécanisme connu et qui reposera finalement moins sur la cession d’infrastructures que sur la vente de prestations.

Cette prochaine LPM, ce sont potentiellement 400 Md€ d’ « expressions de besoins de recettes budgétaires » et 13 Md€ de recettes extra-budgétaires. Celles-ci « ont toujours existé », rappelait hier le ministre des Armées, Sébastien Lecornu. Et, « contre toute attente », l’essentiel ne proviendra pas de la revente de foncier ou de matériels.

Selon le ministre, près d’un tiers des ressources sera généré via les tarifications en hôpital réalisées par le Service de santé des armées (SSA). Soit un apport « pas du tout négligeable » évalué à 3 Md€ sur l’ensemble de la LPM.

D’autres acteurs alimenteront l’enveloppe de manière importante. C’est le cas de la Direction du renseignement militaire (DRM) et « d’autres services » habilités à tarifier de l’imagerie ou des prestations intellectuelles auprès de forces partenaires. La Direction générale de l’armement, ensuite, fournit des services d’essais pour le compte de tiers.

Retrouver la totalité de l’article avec ce lien  Source, journal ou site Internet : Home FOB

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A la une : La cohérence sans l'abondance ? La nouvelle programmation militaire se dessine (Institut Montaigne, Bruno Tertrais)

Le "quoiqu'il en coûte" s’applique-t-il aussi à la défense ? Certains pourraient le penser au vu de l’augmentation spectaculaire du budget des armées depuis quelques années - avec un budget passé de 32,2 milliards d'euros en 2017 à 43,9 milliards envisagés pour 2023 - et de l'annonce par le président de la République, le 20 janvier lors des ses vœux aux armées, qu'une enveloppe de 413 milliards sur sept ans serait proposée pour la prochaine Loi de programmation militaire, contre 295 pour la précédente. 

Il est vrai, comme disait le général de Gaulle, que la défense est "la première raison d'être de l'État" et que, comme la politique sanitaire, elle concerne au premier chef la préservation de l'existence de la nation et de l'intégrité physique des citoyens. Mais nous ne sommes pas en guerre. La France n'est pas aujourd’hui menacée de disparition comme l'est l'Ukraine. Cette augmentation spectaculaire du budget des armées est toutefois justifiée par la nécessaire recapitalisation de notre outil de défense et de sécurité face à une diversification des risques et des menaces qui pèsent sur l'État et sur nos alliés - alors que les moyens avaient stagné en exécution budgétaire depuis la fin des années 2000, avec un impact significatif sur les crédits d’équipement. Si elle reste de l'ordre de 2 % du Produit intérieur brut, cette dépense restera supportable pour la collectivité et à la mesure de nos moyens. 

Le budget de la défense est également un soutien pour notre diplomatie et notre économie.

Ceux qui estiment qu'un véritable saut quantitatif était nécessaire à l’aube d'une ère de nouvelle compétition des puissances seront peut-être déçus : il s'agit d'un effort majeur, pas d'un Zeitenwende. Mais cela aurait sans doute été difficilement acceptable à nombre de nos concitoyens à l'heure où on leur demande de faire des sacrifices pour limiter nos déficits actuels et prévisibles. 

Retrouvez l’intégralité de l’article avec ce lien : https://www.institutmontaigne.org/analyses/la-coherence-sans-labondance-la-nouvelle-programmation-militaire-se-dessine 

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Un grand merci à l'Ingénieur Général Louis-Alain ROCHE (Membre d'honneur de l'AACLE) pour cette magistrale visioconférence intérnationale. 

Merci José pour ton compte rendu concis et précis comme d'habitude!

Rendez-vous pour tous les membres le 21 janvier 2023 pour la fête de Saint Antoine le Grand, la fête des rois et les vœux de l'AACLE au siège de l'association.

Fleche 2Cycle des conférences internationales en visioconférences et/ou en présentiel de Monsieur Légionnaire, AACLE et ANACLE années 2023 à 2025 

Lcl Constantin LIANOS, Ancien Légionnaire-Officier supérieur à titre étranger.

© Monsieur-Légionnaire
Apparu en premier sur https://monsieur-legionnaire.org le 14 janvier 2023
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