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Monsieur Légionnaire

Conférence du 2 Mars 2019

 

Madame Patricia GOMEZ-BASQUEZ assistante et le Président de l'ANACLE

Arrivée des auditeurs ! Halte contrôle Douanes !

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Présentation du conférencier par le président de l'ANACLE 

Nous recevons ce jour Monsieur Jacques SAINT PIERRE,

 

Jacques SAINT PIERRE est né le 20 juin 1962 à Oran (Algérie Française), (5ème génération de sa famille à avoir vécu en Algérie)

 

- Etudes supérieures : - Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques  (IEP) d'Aix

- Licence en Droit

- DEA (Diplôme d'Etudes Approfondies) d'Histoire des Institutions et des Idées Politiques

- CAPES d'Histoire - Géographie

- Professeur certifié d'Histoire et Géographie depuis 30 ans et en poste actuellement au lycée (Marseille)

- en parallèle avec les lycées il a enseigné dans plusieurs facultés (Avignon - Rouen - Paris 2 Assas - Aix-Marseille) : cours et travaux dirigés.

- Auteur de plusieurs articles universitaires consacrés aux idées nationales

 

- Collaborateur de nombreuses publications dans le passé et aujourd'hui.

- Conférencier de plusieurs dizaines de conférences historiques

 

 - Militant associatif : 

* Souvenir Napoléonien (il prépare sa 12ème conférence pour le Souvenir Napoléonien !)

* ANACLE  et Amis du Roman Populaire...

 

* Militant syndicaliste.

 

Service Militaire: 1er Régiment d'Artillerie (Brigadier-chef). Il est titulaire de la Médaille de la Défense Nationale

 

 

Le président de l'ANACLE et Monsieur Jacques SAINT-PIERRE

Madame Nicole et Major Alain TOMEÏ

Lieutenant-Colonel Bernard MAYRAN, Cre en chef Jean-Noël BEVERINI et Légionnaire de 1ère Classe Egon HOLDORF (ancien prisonnier de la guerre d'Indochine) 

Caporal-chef (er)  Raymond WERHLE, Président de l'AAMLE d'Auriol Avec Madame Annie et Monsieur Alain SILVESTRE

2ème rang : Caporal-chef (er) Ahmad ALY-MOHAMED et le Major Dante STEVENAZZI

Le Commissaire en chef (er) Jean-Noël BEVERINI désigné par le président pour le compte rendu est très attentif !

(Jean-Noël a servi sous les ordres du Général Maurice de MONTLEBERT lorsque comme Colonel commandait la base à Mururoa époque du Grand 5)

Monsieur Constantin SCIARDI notre "Doyen" pose à son tour une question pertinente 

Docteur Marie-José GALEA

Le Colonel (er) Antoine IBANEZ, membre à vie de l'ANACLE, ancien chef de corps de la 13ème DBLE

Le Docteur Jean-Baptiste RENUCCI, Délégué PACA du Souvenir Napoléonien

Roland LANDRE, Vice-Président de l'ANACLE 

Après avoir remercier le conférencier le président de l'ANACLE remet les cadeaux symboliques à l'intervenant et au Docteur Jean-Baptiste RENUCCI.

Le président félicite l'intervenant et lui annonce son admission dans la "Commission culture de l'ANACLE à partir de ce jour"

Lui remet déjà deux livres à lire en lui demandant une synthèse et d'un interêt eventuel pour faire venir l'auteur au profit de l'ANACLE

 

 

UNE NOUVELLE CONFÉRENCE DE L’ANACLE :

 

 

JACQUES SAINT-PIERRE PRÉSENTE
 
« CONSTANTES ET ÉVOLUTIONS DE LA GÉOPOLITIQUE DE LA FRANCE DU XVI° SIÈCLE À NOS JOURS ».
 
Nouvelle conférence de l’Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Légion étrangère ce samedi 2 mars 2019, organisée par et sous la présidence du Lieutenant-colonel (h) Constantin Lianos, président-fondateur de l’ANACLE. Plus d’une soixantaine de membres étaient réunis au siège, rue Aviateur Le Brix (13009 Marseille) autour du conférencier Jacques Saint-Pierre.

 

Jacques Saint-Pierre n’est plus à présenter à nos lecteurs ; né à Oran en juin 1962, cinquième génération plantée et implantée en terre d’Algérie, il embrasse une carrière d’enseignant en Histoire et Géographie qui le conduit à enseigner au Sud et au Nord de la France. Inlassable conférencier (12 interventions auprès du Souvenir Napoléonien), militant associatif, titulaire de la médaille de la Défense nationale, Jacques Saint-Pierre, dès son arrivée, recevait un chaleureux accueil par des applaudissements nourris au sein desquels figuraient ceux de sa mère faisant l’honneur de sa présence à l’ANACLE.
 
 « Constantes et évolutions de la géopolitique de la France du XVI° siècle à nos jours » tel était le thème retenu par le professeur et le Président de l’ANACLE.
 
Le survol d’une conférence si dense, si riche et son compte rendu sont presque une gageure ! Un résumé ne saurait dès lors qu’être incomplet, insuffisant pour ne pas dire inexact face à l’ampleur et à la complexité d’un sujet englobant plus de 11 siècles de l’  Histoire de la France. Aussi, commencerons-nous par souligner l’ambiance de cette conférence et l’attention remarquable de l’auditoire que le conférencier conduisait dans les méandres , les rebondissements et les constances de l’Histoire en le guidant au fil d’Ariane de sa parole, de sa passion et de son érudition.

 

Rappelant la maxime de Napoléon : « Un État fait la politique de sa géographie », le conférencier définit, tout d’abord, la géopolitique comme étant « l’action menée par une entité, État, ou autre, afin d’acquérir, de maintenir ou d’accroitre sa puissance ».La politique de la France depuis ses origines a toujours été orientée  entre « deux axes ou deux hésitations » : la France possédant « une grande façade maritime a été conduite à l’ambition d’être une grande puissance maritime, donc coloniale ». Mais par ses frontières terrestres, elle n’a cessé également (ou alternativement) de vouloir asseoir sa « domination continentale ». 

 

Déclinant ces deux orientations, Jacques Saint-Pierre propose trois étapes de compréhension :

 

-      Des premiers Capétiens au XVI° siècle : les fondements de la géopolitique française.

-       Du XVI° siècle au XVIII° : le temps de la domination française en Europe.

-      Enfin, avec la Révolution française, le début du temps des doutes et des hésitations. 

 

Les fondements de la géopolitique française  

 

Les Capétiens accédant au pouvoir (987 Hugues Capet est élu Roi de France) sont des « rois prudents », recherchant le profit du royaume. La France des Capétiens devient peu à peu une grande puissance démographique. Cette démographie rayonnante provoque de 1095 à 1291 une volonté d’expansion extérieure : Les Croisades. « La puissance démographique débouche sur une puissance économique et politique, sur un dynamisme culturel et artistique visible par l’émergence d’une vie intellectuelle de grande qualité ».

 

Dès les XII°- XIII° siècles « un sentiment national voit le jour : La France Douce ». Et dès cette époque le Roi de France va s’opposer à deux forces contraires :

-      celle de l’Empereur romain germanique,

-      celle du Pape.

 

En juillet 1214 Philippe II Auguste écrase l’Empereur à Bouvines. Les troupes royales ont été rejointes par des milices communales : « Premier sentiment national ? ».
L’affrontement avec la Papauté s’illustre dans l ‘affirmation « Le Roi de France estempereur en son royaume », selon la formule des juristes royaux étendue également à l’encontre du Pape. Mais le tableau se noircit dès 1415 avec la défaite d’Azincourt et la reconnaissance d’Henri V comme héritier du royaume de France. Qui est le vrai Roi ? Le Dauphin de France ou le Roi d’Angleterre ?

 

Mais le sentiment national survit. Jeanne d’Arc surgit ! Quelle épopée ! Quelle épopée de 1429 à 1431.  En 1453, à Castillon l’artillerie française réduit à néant les soldats anglais.

 

L’Histoire va connaître un nouveau tournant avec l’affrontement entre François I° et Charles Quint, ce dernier risquant de contrôler l’Europe. 

 

Du XVI° au XVIII° siècle : le temps de la domination en Europe

 

L’unification du Royaume se symbolise par l’unification de la langue: par l’ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539 le français devient langue officielle du Droit et de l’administration. « Cette volonté se pose à l’encontre du latin et des langues locales ».

 

L’époque est aux guerres de religion (XVI° siècle) et à la Fronde (XVII° siècle). « Les français ne supportent plus ces haut-seigneurs qui ont provoqué une guerre civile ». La France conserve sa suprématie démographique avec 27 millions d’habitants et représente 20% de la population de l’Europe, Russie comprise. Un européen sur cinq est français. 
Sous le règne de Lois XIV, le « pré carré » est protégé contre les attaques terrestres et maritimes. En 130 ans la France ne connaît aucune invasion extérieure. Elle annexe même encore au XVIII° siècle la Lorraine et la Corse. La victoire française de Rocroi en 1643 met fin à la puissance espagnole en Europe. Le traité de Westphalie (XVIII° siècle) accroit la division de l’Allemagne. Mais la Guerre de Sept-Ans (seconde moitié du XVIII° siècle) fait perdre à la France son influence coloniale (Inde-Canada). Toutefois soulignons que la Guerre d’Indépendance des Etats-Unis sous Louis XVI  avec les superbes victoires de de Grasse à Chesapeake, de Rochambeau à Yorktown et les exploits de Suffren dans l’Océan Indien compensent la Guerre de Sept-Ans. Le Traité de Versailles fait naitre les États-Unis  d’Amérique. Quelle belle marine que celle de Louis XVI ! À la fin de l’Ancien Régime, la France est et reste toujours une grande puissance. 

 

Après les troubles de la Révolution, le Premier Empire marque le retour à la réalité

 

La République, dans les tourments de l’Histoire, subsiste car elle a toujours la puissance démographique. La République veut répandre ses idées. Elle crée la levée en masse, se lance dans « des guerres idéologiques » et trouve des collaborateurs à travers l’Europe (républiques-sœurs). Si en 1802 avec la Paix d’Amiens, « Napoléon est l’homme de la Paix », en 1803 la guerre reprend. Hyper puissance en Europe, il faut encore deux nations pour battre la France à Waterloo, l’Angleterre et la Prusse.  

 

1815 – 1918 : le difficile maintien de la puissance

 

France reste toujours une grande puissance continentale et en 1815, au Congrès de Vienne, Talleyrand « obtient une victoire en parlant au nom des petits et moyens États ». Plusieurs conflits limités dont la victoire de Navarin (1827) contribuent à restituer à la France sa place en Europe. Puis sous Napoléon III, France et Angleterre dictent la Paix à la Russie. La France du Second Empire, chassant l’Autiche du Nord de l’Italie, acquiert Nice et la Savoie. 

 

Mais Sedan (1870), pour la première fois, avec la perte de l’Alsace et de la Moselle, marque un recul des frontières françaises. Pour la première fois aussi « la France est battue par une seule nation ».
Soulignons à nouveau l’importance de la démographie : une France de 40 millions d’habitants est dépassée par d’autres nations.

 

 Le conférencier décrit la construction d’un empire colonial à partir de 1830 (Algérie), mais surtout à partir du Second Empire et de la III° République (Afrique Subsaharienne, Indochine, Maroc et Tunisie … ). Notre marine est à nouveau puissante. La France de la III° République va se doter de deux grands atouts : ses alliances et ses colonies. Par le Traité de Versailles, elle récupère l’Alsace et la Moselle, occupe la Ruhr en 1923.

 

1940, en revanche, marque une très grande défaite. La belle marine de 1939 connaît Mers El-Kébir et le sabordage de novembre 1942. 

 

Quelle place pour la France entre les « deux Blocs » ? Quelle place pour la France en Europe ?
 
La perte de l’Empire est conjointe à la perte de prestige de la France. De nouvelles orientations sont engagées avec la construction de l’Union européenne. De nouvelles puissances s’invitent sur l’échiquier mondial (Chine, Inde). Si les liens en Europe se développent, la France n’accepte t-elle pas une « grave perte de souveraineté ? ». Quatrième puissance mondiale, d’après les spécialistes qui prennent en compte la « puissance globale », après les USA, la Chine et la Russie, la France possède d’inestimables atouts mais est confrontée à un endettement colossal, à une perte d’identité (sa langue en particulier), à une concurrence effrénée (Chine présente en Afrique), à une immigration difficilement contrôlée, à une mondialisation « destructrice de ses emplois industriels ».

 

Mais forte de son passé, de son Histoire, la France, conclut le conférencier, a toujours des raisons d’espérer.

 

L’ANACLE, quant à elle, avait des raisons d’applaudir généreusement son conférencier qui répondait également à plusieurs questions et recevait l’hommage debout des auditeurs. 
 
Jean Noël Beverini

   

PS : La conclusion intégrale de la conférence de Jacques Saint-Pierre sera reproduite sur le site.

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Remise des médailles de "Dévouement et de Mérite de l'ANACLE"

Lien d'explication et objectifs de la médaille de l'ANACLE

Diaporama https://photos.app.goo.gl/PFBv7C4EFxgRiJCY9 

 

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Le Président décore le Colonel Allain CARLES, (membre à vie de l'ANACLE et président du comité des sages)

Le président décoré le Colonel (er) Antoine IBANEZ (membre à vie, membre du comité de sages, son ancien chef de corps) 

Le président décore le Docteur Jean-Baptiste RENUCCI, (membre à vie de l'ANACLE et grand ami de la Légion étrangère!re) 

Le président décore le Lieutenant-colonel (h) Christian SABATIER (membre à vie de l'ANACLE et grand ami de la Légion étrangère) 

Le président décore Madame Annie SILVESTRE, (membre de l'AMLE et partenaire de l'ANACLE) 

Les musiciens ouvrent et ferment les bans sous les ordres du Président de l'ANACLE

Lcl Christian SABATIER, Mme Edith STADLER, Major Dante STEVENAZZI et le Major Alain TOMEÏ 

Le Président garde la surprise pour la fin de le cérémonie, en effet, il décore le Commissaire en Chef Jean-Noël BEVERINI,

Ancien Officier Légion, ayant servi à Mururoa sous les ordres du Colonel Maurice de MONTLEBERT

en 1989 lorsque ce dernier commandait la base interarmées des sites à Mururoa.

Nos toubib en grande conversation 

Madame Violaine RAMPAL Constantin LIANOS et Madame Corinne ALEMANNI venues d'Aix en Provence

 

Le Major Alain TOMEÏ et le Lcl Christian SABATIER

Le le Lieutenant-colonel Bernard MEYRAN

Madame Patricia GOMEZ-BASQUEZ, assistante du président et trésorière de l'ANACLE 

 

Le Lcl Constantin LIANOS, ADC Ronald STARR, Caporal Yann BARON, Major Dante STEVENAZZI et le Caporal-chef Michel FEUILLERET

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Compte rendu : Commissaire en chef (er) Jean-Noël BEVERINI 

Couverture photos :

Lieutenant-Colonel Christian SABATIER et Lieutenant-Colonel Bernard MEYRAN

Contrôle d'accès et sécurité : Capitaine Jean-Paul GIORGI, LV Gilles CHAMPROUX et Caporal Yann BARON. 


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 Texte et photo  © Monsieur-Légionnaire  

 

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MONSIEUR LÉGIONNAIRE
Centre Culturel du Trioulet
36, rue Aviateur Le Brix 13009 Marseille - FRANCE