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Les actualités de
Monsieur Légionnaire

Cérémonie du 27 janvier 2023 à la mémoire de la Comtesse du LUART, marraine du 1er REC

Une emouvante cérémonie a eu lieu le 27 janvier 2023 au cimetière russe qui se trouve au 4 rue Léo Lagrange - 91700 Sainte Geneviève des Bois pour rendre homages à la comtesse du LUART, marraine du 1er REC.

La cérémonie était présidée par le Colonel Leinekugel Le Cocq, chef de corps du 1er royal étranger, en présence de M. Vladimir Hagondokoff, neveau de la comtesse, du président de l’AALE du Vaucluse et son porte-drapeau, des représentants de l’AALE 91, ainsi que du Lcl Philippe Chasserieud, Délégué de l'A.A.C.L.E. pour l'IDF.

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 Après l'hommage du chef de corps, un piquet d'honneur présentait les armes à la mémoire de cette femme extraordinaire !

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Nous étions répresentés pour la circomstance par le Lieutenant-colonel Philippe CHASSERIAUD, (Délégué pour l'Ile de France) à droite sur la photo

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Une délégation importante des Officiers, Sous-officiers et Légionnaires accompganait le chef de corps du 1er REC.

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Rappel historique sommaire de la marraine : 

Les obsèques de la comtesse du Luart, marraine du 1er REC, devant l’église Saint-Louis-des-Invalides de Paris, le 29 janvier 1985. 

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Née en février 1898 à Saint-Pétersbourg (Russie) et issue d’une famille princière du Caucase, Leïla Hagondokoff est une infirmière bénévole qui participe, avec son antenne chirurgicale mobile, à plusieurs campagnes pendant la Seconde Guerre mondiale, dont la campagne de Tunisie. En novembre 1943, la comtesse Ladislas du Luart accepte de devenir la marraine du 1er Régiment Étranger de Cavalerie. 

Pendant plus de 40 ans, elle participe à de nombreux événements organisés par le régiment en Afrique, ainsi qu’en France. Commandeur de la Légion d’honneur, elle décède le 21 janvier 1985.  

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Comtesse du Luart, princesse courage

Quelle femme étonnante que l'héroïne du livre de Guillemette de Sairigné. Gali Hagondokoff, issue de la plus ancienne aristocratie de la Kabarda - petit territoire de ce Nord Caucase multiple et toujours agité - devenue Gali Bajenov par la vertu d'un mariage célébré en pleine révolution russe, et finalement Leïla, comtesse du Luart. Ces identités successives et si diverses - caucasienne, russe et enfin aristocrate française - recouvrent une personnalité puissante, dominée par une volonté d'exister à son gré jamais démentie, et une vie, ou plutôt des vies multiples.

Gali Hagondokoff est née en 1898 dans une petite ville d'eau du Caucase, Kislovodsk, par le hasard des nominations d'un père militaire qui, aussitôt après sa naissance, emmène les siens en Mandchourie. L'enfance de Gali sera nomade, au fil des missions paternelles Harbin, Saint-Pétersbourg encore Kislovodsk. C'est là que Gali rencontre un bel officier grièvement blessé, Nicolas Bajenov, qu'elle épouse à peine sortie de l'adolescence. Fuyant avec lui la révolution et ses désordres, elle arrive à Shanghaï, lieu de rassemblement des Russes, et met au monde un fils. Mais, voyant la révolution bolchevique installée solidement en Russie, et l'espoir perdu d'y retourner, Gali, comme nombre de compatriotes, se dirige finalement vers Paris.

Et là naît une tout autre femme. Engagée à l'instar de nombreuses aristocrates russes comme mannequin chez Chanel, elle rencontre celui qui va devenir son second mari, le comte Ladislas du Luart. Ici se place un épisode combien significatif de ce caractère surprenant. Pour donner tout l'éclat et la solennité possibles à cette nouvelle union, Gali, divorcée de Nicolas Bajenov, le déclare mort. Une veuve peut se marier à l'église catholique et la famille du mari est catholique. Et plutôt qu'Hagondokoff, nom pourtant célèbre au Caucase et en Russie, mais qui en France pourrait paraître exotique, elle préfère celui, plus simple à retenir, de son supposé défunt époux.

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Lcl Constantin LIANOS,

Président-fondateur de l'AACLE, ML et ses réseaux

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