L’Adjudant-chef Jean-Jacques SCHWEBEL n'est plus
C’est avec tristesse que nous apprenons le décès de l’Adjudant-chef Jean-Jacques SCHWEBEL survenu le 29 décembre 2025 à l’âge de 90 ans à l'hôpital de Gap où il avait été admis après avoir eu des problèmes de santé.
Jean-Jacques était né à Xonrupt dans les Vosges, à 17 ans, alors qu'il était en classe de 3e, dans l’école dirigé par son père a fait le mur et a quitté sa région à pied pour s'engager dans la marine et connaître le monde, en route il a rencontré un jeune homme dénomé Jean-Claude Estay qui faisait le même chemin.
Comme il était mineur, Estay (qui fera carrière à la Légion) lui conseille de s'engager plutôt dans la Légion où ses parents ne pourront pas le récupérer alors que dans la marine il aurait dû avoir l'autorisation parentale.
Chose faite il est dont engagé et se trouve à Sidi Bel Abbès et se porte volontaire pour être breveté parachutiste. Ses classes terminées il part pour l'Indochine.
Durant le voyage et comme il parlait couramment l'allemand, son commandant de compagnie le nomme caporal à titre provisoire pour qu'il donne des leçons de français aux légionnaires d’origine allemande, mais en arrivant on ne lui retire pas son grade, il est donc caporal sans avoir fait de peloton.
Affecté au 1er BEP au Tonkin, il va faire son peloton de sergent fin 1953 et ne participera pas à l'opération Castor.
En revanche il sautera sur le camp retranché en mars avec les premiers renforts aux ordres du capitaine Loulou Martin.
Prisonnier à la chute de DBP il ira en camp de prisonniers, libéré en septembre il ne pesait que 42 kilos.
Retour en Algérie il est d'abord affecté à une compagnie méhariste, puis retrouve le 1er REP et la 1ère Cie du capitaine Martin.
Il participe à l'opération de Suez en 1956. Il sera blessé en opération en Algérie. Il est adjudant-chef lors de la révolte militaire d'avril 1961, il fait partie des cadres qui ramènent le REP à Bel Abbès pour sa dissolution, condamné à 60 jours d'arrêts de forteresse il est muté disciplinaire au 3e REI à Madagascar.
Il prendra sa retraite après 19 ans de service dans les rangs de la Légion étrangère, il aura créé dans la vie civile plusieurs restaurants dans le sud-ouest, puis s'installera à Venelles avant de se retirer à Saint Julien en Beauchêne dans les Hautes Alpes.
Solitaire et membre d’aucune amicale des anciens Légionnaires, il ne participait qu’à la cérémonie du 7 mai organisée par la mairie d’Aix-en-Provence par l’ancien Sénateur-Maire Jean-François PICHERAL et son successeur.
Jean-Jacques parlait peu et se confiait très rarement. C’est grâce à notre ami Robert SAUCOURT qu’il côtoyait depuis 1980 que nous savons son histoire hors du commun !
Au revoir Monsieur Légionnaire

- Vues : 43

