Ce jour, 12 février 2026, le légionnaire de 1ère classe Egon Holdorf fête ses 94 ans.
Nous lui souhaitons un heureux anniversaire.
Les lignes qui suivent retracent quelques événements de sa vie extraordinaire.
Elles sont nées des conversations que nous avons partagées lors de nos rencontres au sein de l’Association des Anciens Combattants et amis de la Légion étrangère (AACLE) de Marseille et de nos entretiens téléphoniques, tout particulièrement celui du 6 juillet 2025.
Cher Egon, trouve ici l’expression de mon admiration, de mon amitié et de ma reconnaissance pour la confiance et l’estime que tu m’accordes.
Considère, si tu le veux bien, ce texte comme mon cadeau d’anniversaire.
JNB
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«Cher Egon, peux-tu, s’il te plait, me rappeler la date et le lieu de ta naissance ? ».
«Je suis né le 12 février 1932 à Essen en Allemagne ». Essen est un complexe industriel situé dans la partie centrale du bassin de la Ruhr dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Un des plus importants centres de charbonnages et de sidérurgie d’Allemagne. C’est précisément dans les mines qu’Egon commence à travailler. Des millions de tonnes de charbon sont extraites, jusqu’à une profondeur de 1200 mètres.
La ville est évidemment la cible des Alliés. Une campagne de bombardements stratégiques, menée par le Bomber Command de la RAF, frappe la Ruhr du 5 mars au 31 juillet 1943. L’usine Krupp, centre de l’industrie lourde allemande comprenant des usines d’armement et de pétrole synthétique, est détruite en 1945.
« Je m’en souviens. Je me souviens de ces bombardements incessants. En 1943, j'avais 11 ans à peine. En 1945, 13 ans ».
« À ton âge, j’étais jeune louveteau, puis scout de France. Je conserve fièrement la « bague de foulard » en cuir fauve de ma troupe ».
« Dans ma prime jeunesse, c’était ainsi en Allemagne, je faisais naturellement partie des Jeunesses hitlériennes. C’était pour l’enfant que j’étais une bonne période. Comme les scouts ».
La « bonne période » n’allait pas durer !
« Tu as connu, Egon, trois guerres :
- La Seconde guerre mondiale quand tu étais enfant,
- La guerre d’Indochine ensuite, engagé dans la Légion étrangère française,
- La guerre d’Algérie, enfin.
De quoi es-tu le plus fier ? »
« D’avoir fondé une famille. La vie de famille m’a toujours manqué. Mon rêve était de créer une famille. C’était mon vœu le plus cher. Je pense que j’ai réussi. J’en suis fier ».
Silence. Court silence.
Je sens le visage d’Egon s’illuminer d’un bel éclair de joie. Un visage évidemment marqué par les épreuves. Un visage mince mais toujours lisse.
Egon s’engage dans la Légion étrangère en juillet 1952. C’est Sidi-Bel-Abbès naturellement. Premières formations « Para » à Sétif et Philippeville ; premiers sauts et destination l’Indochine au sein du 2° BEP (Bataillon Étranger Parachutiste). Transfert à bord du Pasteur, un ancien charbonnier.
Egon poursuit :
« La Légion m’a tout appris. La Légion m’a appris à résister à tout. Le 2° REP, puis le 2° BEP en Indochine m’ont formé et m’ont tout donné ».
« Egon, ce que tu me dis est une déclaration extraordinaire ».
Nouveau silence.
« Peux-tu me raconter « ton » Indochine ? »
« L’Indochine, mon Indochine … Ce n’est pas imaginable de s’imaginer l’inimaginable. De s’imaginer l’enfer sur terre. L’enfer était sur terre en Indochine, à Diên Biên Phu ».
« Tu avais 21 ans »
« Oui, 20 ans, 21 ans. Le 10 avril 1954 à 22 H 55, je suis parachuté de nuit à Diên Biên Phu. Un saut à 250 mètres d’altitude. Il a fallu faire deux passes sur la Cuvette, tous feux éteints, bien sûr, avant de nous larguer. À la première passe, un Vietnamien s’agrippe à moi et ne veut pas sauter. Quatre hommes ont été nécessaires pour le détacher de moi. Retour sur Base.
J’ai donc vu deux fois d’en haut la Cuvette avant d’y prendre pied ! Nous savions tous où nous allions. Nous avions vu les avions revenir de Diên Biên Phu avec les blessés à bord. Nous savions tous à quoi nous en tenir et ce qui nous attendait. Mais il fallait donner un coup de main aux copains. Et nous étions tous d’accord ».
Rappel :
L’Indochine est pour la France une très longue histoire. Une histoire en trois actes.
Premier acte
Vaincue et humiliée en 1870, la France s’engage dans la conquête d’un empire colonial pour retrouver son statut de grande puissance européenne. Afrique occidentale Française, Annam, Tonkin, Cambodge, Laos … L’empire colonial français est bâti. Le second derrière celui de la Grande Bretagne. 11 millions de kilomètres carrés.
Deuxième acte
La Seconde guerre mondiale a vu naitre et se développer au Viêt- Nam un front de résistance à la présence française, conduit par Hô Chi Minh qui, en septembre 1945, proclame à Hanoi l’indépendance du Viêt-Nam. La guerre d’Indochine commence. Nous sommes en 1946. La Légion allait combattre en première ligne. Les premiers bataillons de parachutistes de la Légion sont constitués, avant de devenir des régiments.
Outre les « paras-légion », les 1er et 2ème bataillons, les 2°,3°, et 5° régiments d’infanterie, le 1er régiment étranger de cavalerie, la 13° demi-brigade de la Légion sont présents sur le terrain. Au total rarement moins de 30 000 hommes. Le Viet Minh retranché dans les montagnes, Hô Chi Minh s’est lancé dans une guerre de guérilla à grande échelle. Les troupes françaises décident alors de se replier au Sud, dans le Delta du fleuve Rouge, ne conservant qu’une ligne de postes entre Cao Bang et Lang Son. Objectif : éradiquer les flots de matériels arrivant de Chine populaire.
Le 20 septembre 1950 la garnison française est anéantie. Cao Bang isolé est évacué. Il faut rejoindre le Sud. La retraite coûtera 4000 hommes. Les légionnaires sont en plein guêpier. Sans espoir de secours, harcelés par le Viet Minh qui, dans une jungle pratiquement impénétrable, tient les crêtes. (Déjà).
Septembre et octobre 1950 : deux mois de sacrifice.
Je viens de naitre.
Troisième acte
De fin 1950 à 1954. Les années de guerre passent. Et les hommes trépassent. Et passent et trépassent dans l’indifférence d’une métropole pour un conflit meurtrier si lointain et encore plus éloigné des esprits par un oubli que par ses kilomètres.
« Le 10 avril 1954, Egon, te voilà donc parachuté à Diên Biên Phu comme légionnaire infirmier parachutiste de 1ère classe. Que vois-tu ? Que ressens-tu ? »
« Je ne vois rien. Ou presque. Il fait nuit. Le camp retranché est un confetti. Une pastille au milieu de montagnes qui la surplombent ».
Les largages aériens sont soumis aux conditions météo. Le mois d’avril est sujet à des pluies abondantes. Le ravitaillement quotidien se chiffre à 100 à 120 tonnes, comprenant vivres, munitions et matériels divers.
Vous avez dit « Cuvette » ?
Les généraux Navarre et Cogny ont choisi une position fortifiée dans la moyenne région du Tonkin, au cœur du dispositif Viet Minh. Le but est d’éviter la percée et les offensives de l’ennemi vers le Laos et le Delta du fleuve Rouge. Le commandant du camp retranché est le colonel de Castries. Le camp ne peut être ravitaillé que par voie aérienne. D’où la création d’une piste d’aviation sur cette plaine de 17 kilomètres de long sur 5 de large. Tout autour du PC central, des points d’appui aux noms de femmes : Huguette, Anne-Marie, Éliane, Isabelle …
Tous les points d’appui tombent les uns après les autres aux mains des Viêt. Ce n’est pas qu’un ennemi ; c’est une marée humaine, un ras de marée, un tsunami, une déferlante. La « Bataille des collines » voit la fin de Gabrielle, puis Anne-Marie. Éliane est attaquée. L’artillerie Viet réduit les positions en poussière. Les Viêt s’infiltrent partout. Ordre est donné au 2° BEP de reconquérir Huguette1. Sinon l’ennemi sera aux portes du Réduit central. L’attaque va tourner au massacre. Mais que d’actes d’héroïsme ! En quelques heures le 2° BEP perd 76 hommes.
« Et toi, le légionnaire parachutiste infirmier ? »
« Les infirmeries débordent de blessés et de mourants. Abominable. Une vraie abomination. La Cuvette, c’est chacun pour soi. Les Viêt ont des moyens de plus en plus forts. Nous, des moyens de plus en plus faibles. C’est là que j’ai rencontré Geneviève de Galard ».
« Geneviève de Galard : 29 ans. Tu en as 22. Son avion a déposé l’infirmière-convoyeuse de l’Air, comme toi qui es infirmier de guerre, le 28 mars 1954. 13 jours avant toi ».
C’est inimaginable de s’imaginer l’enfer sur terre, me répète Egon. Les blessés affluent. Bras arrachés, jambes cisaillées, visages défoncés, yeux crevés, ventres ouverts, plaies sanglantes. Des cris, des cris, des cris, puis le silence de la mort dans un dernier sursaut. De délivrance.
Dans la Cuvette, les morts s’entassent dans la boue. La pluie ne cesse de tomber. Les Viêt pilonnent des hauteurs.
«Ils ont monté leur artillerie sur les flancs des collines et, du haut, arrosent la Cuvette sans que l’on puisse voir d’où ils tirent. Lorsque leurs feux s’arrêtent ils retirent leurs canons en les cachant dans des grottes. Il devient impossible de détruite leurs batteries. De toutes façons nous n’en avons plus les moyens. Nous ne pouvons nous déplacer que dans des tranchées, comme en 14 ».
Les Viêt creusent des galeries souterraines d’où ils jaillissent en masse devant nous. On se bat au corps à corps. Face à face. Les munitions manquent. Aucun secours n’est plus à attendre. Ni du PC central, ni de l’extérieur. Des morts, des morts, toujours des morts. Des centaines de morts. Des milliers de morts qui pourrissent dans la boue. Une boue dans laquelle les survivants s’enfoncent jusqu’aux chevilles. Les autres, éclatés, réduits en poussière humaine, sont avalés par cette boue noire, immonde, collante, puante. La Cuvette est un bassin infect. Un immense charnier. Mais ceux qui savent qu’ils vont mourir se battent avec l’énergie du dernier espoir, du dernier courage, du dernier héroïsme. « La Garde meurt mais ne se rend pas ».
Et en France, l’oubli.
Réflexion :
Nous connaissons tous les contes de Perrault, de Grimm, d’Andersen, de Daudet, tous ces contes également de nos anciennes provinces qui ont bercé notre enfance … Chaque Continent possède les siens, plus riches les uns que les autres. Connaissons-nous les contes d’Asie ? En particulier ceux du Laos, du Cambodge ? Ils sont peuplés d’animaux fantastiques, mêlant l’histoire des hommes et celle des dieux. L’un de ces récits les plus fabuleux met en scène un immense serpent doté de sept têtes. Ce serpent vivant dans une verdoyante forêt se love sur les bords d’un « bassin » entouré de douves profondes qu’il surplombe de ses neuf têtes menaçantes et impitoyables. De là, il va détruire et dévorer ses proies.
C’est l’histoire de Diên-Biên-Phu. Écrite et racontée des siècles avant la tragédie de 1954 !
«Egon, qu’as-tu vécu ! »
«On nous a laissé tomber. Après, comment veux-tu croire en quelque chose ? Il fallait y croire. Je ne pouvais plus y croire ».
Silence à nouveau.
Mais il est des silences qui en disent long.
Le 10 février 1954, à Saïgon, le chef d’État-major général de l’armée de terre, Clément Blanc, conscient que le camp retranché ne pourra résister à une offensive du Viêt Minh, a préconisé l’évacuation. Le politique fera la sourde oreille. Le ministre de la Défense, René Pleven, déclarera: « Diên Biên Phu est une position extrêmement forte » !
Tout est faux. Tout est fini. Il le sait. Sous un déluge de feu tout est consommé. Près de 3000 morts et plus de 11 000 prisonniers.
« Tu devient, Egon, prisonnier du Viêt Minh ».
À l’enfer succède l’enfer. Comme dans la Divine Comédie de Dante, il y a plusieurs cercles.
« Tu croyais avoir tout connu de l’enfer. Tu n’avais goûté que l’entrée ».
« Une marche épouvantable. J’ai vu un père de famille à ce point épuisé qu’il s’est laissé emporter par le fleuve que l’on traversait. Je l’ai vu. C’est une image qui ne s’oublie jamais. Huit jours avant la fin de Diên Biên Phu, j’avais marché sur une planche avec un clou rouillé. Tout mon talon était infecté. Je marchais à cloche-pied ! Abominable à nouveau ».
Respiration.
« C’est pour cela que j’ai toujours tenu à témoigner, faire ce que l’on appelle le devoir de mémoire ».
« Comment étaient tes geôliers ? »
« Ils devaient nous conduire jusqu’au camp d’internement. Ils n’étaient pas aussi inhumains, physiquement, que les Allemands envers les prisonniers russes. Psychologiquement ils nous rabâchaient leurs convictions communistes mais ils ne nous torturaient pas. Seul le communisme avait droit de cité. Toute notre vie, toutes nos certitudes, toutes nos croyances étaient remises en cause ».
«Tu as pu t’en sortir ! »
«Je ne sais comment. La Légion m’a appris à résister à tout. Pour aller au bout de ses efforts, il faut y croire. Je voulais m’en sortir. Je voulais m’en sortir ».
Réflexion
Cela me rappelle le passage d’un livre de Jean Debruynne « J’ai rêvé d’un galiléen » (Ed Desclée de Brouwer-avril 2008). Ce passage est intitulé : Résister.
« Résister, c’est être assez têtu pour voir se lever le jour derrière les barbelés. C’est s’obstiner à regarder un bout de ciel même s’il est gris ou noir, même s’il tient dans un mouchoir de poche, incarcéré dans des murs trop hauts … . » (page49).
« Egon, tu as su regarder ce bout de ciel ».
Longue marche de 650 kilomètres ! Durant quarante deux jours. 650 kilomètres où chaque pas, chaque mètre, est un calvaire. Quarante deux jours où chaque heure, chaque minute, chaque seconde est, à nouveau, un nouvel enfer. Légionnaire, tu as appris à marcher. À marcher dans des conditions difficiles, le dos chargé du poids de ton sac de combat, les bras lourds de ton arme qui ne s’abandonne jamais, de jour comme de nuit. Mais là, dans cette marche à la mort, au sommet des crêtes ou au fond des vallées, c’est la vie elle-même qu’il ne faut pas abandonner.
« Egon, cher Egon, qu’as-tu vécu ! »
Et chaque soir, la France s’endort après avoir éteint l’écran de sa télévision ou tourné le bouton de son poste de radio. Après avoir éteint sa mémoire.
En août 1954 tu es rapatrié. Au terme de 30 jours de traversée maritime tu retrouves l’Algérie et la Légion de Sidi-Bel-Abbès.
« La traversée de retour s’est effectuée à bord de l’Athos II des Messageries Maritimes. Aux repas nous n’avions droit qu’à du riz ! Un bol de riz ! Au bout de deux jours de mer, nous avons lancé un ultimatum, sinon on jetait le personnel à la mer !
Quand j’ai sauté dans la Cuvette je pesais 78 kilos. Au retour 46. Je suis parti en convalescence pendant un mois ½ à Arzeu. Et j’ai repris du service.
X
XX
Une renaissance
« Alors le bout de ciel dont parle Jean Debruynne s’est ouvert pour toi »
« J’ai aperçu un jour une jeune fille. Normalement nous étions logés dans des « guitounes ». Mais ces jours-là nous l’étions dans un bâtiment en face d’une ferme. J’étais infirmier de la Compagnie. Cette jeune fille, à sa fenêtre, secouait un linge. J’ai pris contact avec elle. Puis nous avons fait plus ample connaissance. Et nous nous sommes mariés en 1958. Nos trois enfants sont nés en Algérie entre 1962 et 1968 ».
« Tu es donc resté en Algérie après l’Indépendance ? »
« Au terme de 5 ans ½ de Légion, je suis retourné à la vie civile. Je suis resté en Algérie comme infirmier. Tout s’est très bien passé. J’ai commencé à travailler à l’hôpital de Philippeville, comme servant de salle. Puis j’ai sympathisé avec le chirurgien du Service qui avait une clinique privée. Il m’a demandé de le rejoindre.
C’était extraordinaire : je suis devenu aide opératoire et radio. Je travaillais au Cabinet même du professeur. J’organisais et suivais les visites. Une chance extraordinaire de formation. On m’a même confondu avec le fils de mon patron chirurgien algérien ! »
« Savaient-ils que tu étais un ancien légionnaire, même si on le reste toujours ? »
« Oui, mais infirmier, ils avaient besoin de nous ».
« Et en 1968 tu es rentré en métropole ? »
« Dans de bonnes conditions qui n’avaient rien à voir avec les retours de 1961 »
« Ton sentiment sur l’Algérie »
« Celui d’un deuxième abandon. Nous avons aussi été abandonnés. Nous avons abandonné nos Harkis d’une manière scandaleuse ».
Silence.
«Tu deviens président des Porte-Drapeaux, intègre les instances des Anciens Combattants. Médaillé militaire, Croix de guerre des TOE avec deux citations, Croix de la Valeur militaire avec une citation, Croix du Combattant volontaire et de la médaille des blessés, tu es nommé Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’honneur (2004), puis promu Officier (2019). Que ressens-tu ? »
« Une immense fierté. Pour nous, la Légion d’honneur, c’est pour les officiers. J’ai reçu la Légion d’honneur (chevalier) le 7 mai 2004, décoré par Jacques Chirac. En même temps que Geneviève de Galard, commandeur LH. Une femme fantastique. Une vie fantastique ! ».
Je pense la même chose de la tienne.
« Un dernier mot, cher Egon » « Il faut résister, résister, résister. Et Vive la Légion ».
À Marseille, le 12 février 2026. Jour anniversaire de Egon HOLDORF.
Joyeux anniversaire Egon HOLDORF
Jean-Noël BEVERINI
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Liens interssants :
Voici un lien daté de 2017 remis à jour le 5 mai 2024 avec la réfection du site de Monsieur Légionnaire.
https://www.monsieur-legionnaire.org/notre-actualite/19-monsieur-legionnaire/966-legionnaire-de-1ere-classe-egon-holdorf
https://www.monsieur-legionnaire.org/notre-actualite/18-in-memoriam/979-mamzelle-genevieve-de-galard-nest-plus
https://www.monsieur-legionnaire.org/notre-actualite/18-in-memoriam/1133-ladjudant-chef-jaromir-horniak-nest-plus
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Messages de soutien :
12 février 2026 à 20:21:11 UTC+1 Gabriel CHAKRA a écrit :
Cher Jean-Noël,
J'ai lu avec autant d'intérêt que de curiosité ton texte sur la vie de ce légionnaire. A la fois instructif et édifiant. A une époque où le patriotisme est pour d'aucuns, et les jeunes en particulier, une notion abstraite sinon inhérente à la guerre exclusivement, l'Education nationale en tirerait profit pour le diffuser dans les collèges et lycées. Quel homme cet Egon Holdorf ! Sa vie de soldat et de baroudeur est un roman et tu as fort bien cerné le personnage. Au-delà des spécificités de sa personnalité hors du commun, ton récit est une véritable galerie de portraits. Mets ça de côté car ajouté à tes autres texte, c'est la substance d'un best-seller !
Je t'appelle en début de semaine prochaine.
Amitiés.
G. Ch.
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Le 12 févr. 2026 à 22:50, Marie-José GALEA a écrit :
Un bon anniversaire à mr Holdorf.
Merci pour ce temoignage de vie pleine de resilience.
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Le 13 févr. 2026 à 00:50, Antoine Palazzolo a écrit :
Joyeux anniversaire
que dieu vous garde Egon
respectueusement
amitiés a toutes et tous
Antoine PALAZZOLO
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Le 13 févr. 2026 à 10:01, Gedeon Laurent a écrit :
Bonjour Mon Colonel,
Je réagis à votre message d'hier concernant le légionnaire de 1ère classe Egon Holdorf. Je me joins à toutes les personnes qui lui ont présenté leurs vœux à cette occasion. Son parcours est, ainsi que vous le soulignez, exemplaire. Pour moi dont une partie du travail porte sur l'Indochine française, il représente une mémoire précieuse de ces événements glorieux et tragiques que notre pays et notre armée ont connu sur ces terres lointaines.
Je vous souhaite une très bonne journée.
Bien cordialement,
Laurent Gédéon
Institut d'Asie Orientale [IAO], ENS de Lyon
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Le 12 févr. 2026 à 18:00, Joseph D'Arrigo; a écrit :
Salut Egon,
Je ne sais pas trop comment trouver des mots pour te féliciter, toi, Egon, parce que pour moi tu n'es pas un vivant mais un survivant.
Je me sens dans l'obligation morale de demeurer discret avec toi, tant j'ai de respect pour les sacrifices surhumains que tu as consentis durant la guerre d'Indochine.
Je voudrais simplement te confier le fond de ma pensée : tu es un authentique héros de l'armée française et une gloire à jamais légendaire de la Légion Etrangère.
J'ai lu avec intérêt le reportage magnifique que t'a consacré notre ami Jean-Noël Bévérini et je demeure sans voix devant une telle force, une telle résistance dans l'épreuve, et des qualités physiques et morales hors du commun qui t'ont permis de triompher de l'enfer.
Egon tu es la fierté de la Légion et un exemple vivant pour les soldats de France. Pardonne-moi ma confusion mais je me sens muet d'admiration et d'affection pour ce que tu es et ce que tu représentes. Crois cher Egon à ma sincère amitié et au secret désir que je nourris d'un jour parvenir à te ressembler.
Joyeux anniversaire Egon. Avec une pensée un peu désespérée pour tous ceux qui sont tombés,
fauchés en pleine jeunesse, là où ils n'auraient jamais dû sombrer, à tes côtés A Dien Bien Phu.
José D'Arrigo
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Le 12 févr. 2026 à 18:19, Antoine Palazzolo a écrit :
Mon Colonel,
Ca me fait plaisir de lire ces lignes et de mieux connaitre ce cher Egon…
il fait partie des personnes aux quelles je voue le plus grand respect et une immense compassion
j’ai eu grâce à vous l’honneur de le côtoyer et de chanter avec Dante
je ne vous en remercierais jamais assez
amities a tous
joyeux anniversaire a notre vétéran,
Antoine Palazzolo (MAV-AACLE, Espagne ).
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Un grand merci à Jean-Noël BEVERINI, qui avait envisagé de faire ce dialogue à trois (en incluant Jaromir HORNIAK) mais malheureusement Jaromir nous a quitté récemment.
Du coup Egon dévient notre grand Doyen !
Constantin LIANOS, Président-fondateur de l’AACLE
Servite sine praemio !
Avec un chef, on obéit !
Avec un manager, on réfléchit !!
Avec un leader, on grandit !!!
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«Celui qui n’est plus ton ami ne l’a jamais été» Aristote
Tout ce qui n'est pas donné est perdu
Texte et photos © Monsieur-Légionnaire